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Probablement quelque chose comme 271 dodos avant le prochain voyage...
Jusqu'à la Bosnie-Herzégovine (Du 23/07/18 au 26/07/18)

Jusqu'à la Bosnie-Herzégovine (Du 23/07/18 au 26/07/18)

Les 1ers jours de route à travers les Balkans

28/07/2018 - Mis à jour le 30/05/2019 partage facebook

Lundi 23 juillet 2018 - Notre camping-car affiche 125176 kms au compteur. Comme à mon habitude, je ferais un relevé à chaque passage de frontière...

3h30 (AM !) Jouez hautbois, résonnez musettes. Sonnez clairons tant que vous y êtes : nous sommes partis ! ...Ouais, pas trop fort la musique finalement : Eliott et Kyra dorment déjà dans leurs couchettes respectives et je cède volontiers ma place de copilote à Oriana, pour la large banquette arrière qui me fait de l'oeil.

Quand même, on peut saluer l'exploit : nous sommes passés d'un traditionnel départ tardif à un nouveau concept, celui de départ matinal. Nouveau record donc, mais il ne faudrait pas pousser trop loin, à un moment, le surnom de 'Roule nuit' qu'une autre famille nous a donné (la Couvalventure pour ne pas les citer) ne sera plus justifié.

5h20 Le jour commence à se lever. Oriana est partie se coucher à mon insu. Karine conduit, imperturbable, et je finis par reprendre ma place à l'avant. On ne tarde pas à arriver en Lorraine, où on peut observer les vaches normandes la tête dans les nuages. Une jolie brume nimbe la campagne environnante, s'étalant au ras du sol. Assez poétique, dit comme ça, et ça l'est tout autant à observer.

Nous voilà bientôt à Hannonville-sous-les-côtes, où l'on se gare derrière la maison de campagne de Papy et Mamie.

9h30 Les premiers réveillés peuvent déjeuner à la maison, bientôt (vers 11h) rejoints par les derniers. Le voyage n'a pas encore vraiment commencé, puisque c'est la maison de presque toutes nos vacances, mais tout le monde est content de retrouver Papy et Mamie. A défaut de voyage, c'est déjà les vacances.

17h Après avoir déjeuné au sympatique resto 'Les côtes de Meuse' (carte limitée à quelques plats, classiques mais toujours avec une petite touche typique de la région. Viandes excellentes.), après une petite promenade (jusqu'à la pension de chevaux, à travers les vergers de mirabelliers) ou pour certains, une petite sieste (j'en suis j'avoue), après tout ça, on repart.

Rien de spécial jusqu'à la frontière avec l'Allemagne, excepté une caravane juste devant nous sur l'autoroute qui perd un lanterneau. Lanterneau qui ne trouve rien de mieux à faire que de s'envoler pour retomber pile sur le toit de notre camping-car. Rapide coup d'oeil de l'intérieur : on a eu droit à un énorme bruit, mais tout semble ok. On s'arrête tout de même 5 km plus loin, sur une aire, pour un checkup extérieur. Je monte sur le toit. RAS. Ouf ! Ca aurait été con de devoir faire demi-tour pour réparation à peine partis.

18h30 125 575 kms au compteur Nous voici en Allemagne. L'Allemagne et ses fameuses autoroutes qui font 'clop-clop-clop'. Mais cette fois-ci, contrairement à notre voyage de 2011 en Scandinavie, on ne se fait pas avoir par ce bruit qui pourrait donner à penser qu'on a un pneu crevé...

21h Arrêt rapide sur une aire de service tout aussi blindée que les précédentes. Pause pipi qui fait dire à Eliott que l'Allemagne est le pays du futur. Je ne pourrais confirmer les faits, ayant préféré la nature aux 70 cts - payable en espèces ou par carte - demandés par l'automate à l'entrée des toilettes; mais il paraît qu'à l'interieur, il y a des pubs sur les urinoirs. Il parait aussi que la lunette des WC se soulève, tourne sur elle-même et se nettoie toute seule. Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris et il y a probablement d'autres trucs qui m'ont échappés, mais apparemment, ils en ont eu pour leur 70 cts. Par contre, toujours aucun des trois coquillages (C'est bon, tout le monde connait la référence cinématographique ?)

Un peu plus tard, nous quittons l'autoroute, pas loin de Stuttgart. On se trouve un petit espace entre un chemin forestier et la route très passante. Pas le meilleur coin, mais je tombe rapidement sur un sympatique bébé crapaud et, quelques instants après, sur son gros papa rouge. Eliott le kiffe suffisamment pour le prendre dans ses mains et Kyra lui trouve même un nom. L'Allemagne doit avoir un contrat avec les batraciens. Je me souviens de notre première halte dans le pays, près de Hamburg, lors de notre route vers la Scandinavie, en 2011, nous étions déjà tombés sur de toutes petites grenouilles...

Repas rapide - notre fameuse bouillasse de légumes, mais froide - puis au lit (sauf, comme toujours, pour Karine et Oriana, à qui il faut une dose quotidienne de lecture).

A noter pour ce soir, une petite déception une fois qu'on s'était posé : le frigo ne marche à nouveau plus sur le gaz. Le frigo, c'est toute une histoire. Revenu des Amériques, il était quasi HS, ne fonctionnant plus sur la batterie moteur depuis un an et ne fonctionnant au gaz que lorsque ça le prenait, c'est à dire de moins en moins souvent. Normalement réparé lors d'une remise à niveau chez notre concessionnaire local, notre récente escapade à Provins nous avait permis de voir que queue nenni (le nenni étant comme chacun sait un poisson, apparenté à l'âle. Tous deux ayant une queue probablement pleine d'arêtes ou avec un très mauvais goût. Bref, d'où les expressions). Du coup, on était allé chez Narbonne Accessoires. Très bon accueil, très pro. Diagnostic fait, le brûleur et son réceptable sont extrèmement encrassés (le mécano en retire un bol de charbon sous nos yeux !) Merci la qualité du gaz d'Amérique Latine ! Bien sur, le précédent concessionnaire avait fait queue d'âle (beurk, pas bon). Et concernant le problème en mode batterie, c'était juste un fusible - pour ma décharge, inaccessible au commun de mortels - à changer. Bref, quelques jours plus tard notre frigo semblait comme neuf.

Sauf que là, ce soir, on retrouve la lumière rouge qui ne nous avait pas manqué. Je sors, dans le noir et en piétinant quelques orties, je joue avec la connection de la bouteille, refait quelques tentatives. Rien à faire. Je prends donc note d'essayer de décrasser les tuyaux un jour où on sera posé peinard et lâche l'affaire pour ce soir.

Mais Karine refait une tentative un peu plus tard et victoire il repart. Dans le silence de la nuit, on entend le 'tic-tic-tic-tic' de la petite étincelle, puis le 'brououaf' salvateur de la flamme de gaz. Le beurre sera dur demain matin !

Mardi 24/07

7h Le frigo arbore toujours fièrement sa lumière verte. Toujours autant de traffic sur la route. Je change un peu et je prends le portable d'Oriana pour ajouter notre point de bivouac sur ioverlander. La tablette, c'est bien, mais pas de mise à jour sans wifi. Oriana devrait passer en mode data plus régulièrement, avec son portable.

8h45 J'ai fini de reprendre toutes mes notes pour ce carnet. Tout le monde dort encore. Je prends la liseuse ou je me recouche ?

Chacun se lève à son rythme, dans l'ordre immuable : juste après moi vient Eliott, puis Kyra, Karine et Oriana. Juste après le petit-déj, Kyra, Eliott et moi partons faire un tour dans les bois. Ils repartent ensuite avec Karine. Les bébés crapauds rouges se comptent par dizaine.

Vers midi, nous reprenons la route. Les autoroutes allemandes sont bien, mais franchement, quels besoins avaient-ils de se lancer sur des travaux d'aggrandissement sur absolument toutes les autoroutes du pays. Les gros ralentissements s'enchaînent toute la journée.

Après une courte pause déjeuner et une longue pause goûter, avec une aire de jeu originale, on commence à chercher un coin où dormir. Ioverlander n'indique aucun point de l'autre côté de la frontière, en Autriche. Pas mieux d'ailleurs de ce côté-ci de la frontière, en Allemagne. On hésite un instant pour un parking de co-voiturage (franchement sympa ça : à presque toutes les sorties d'autoroute, près des grandes villes, il y a des parkings où laisser sa voiture et se regrouper dans une seule pour une partie du trajet) et finalement, on s'échoue sur un parking de station-essence, à 5 km de Salzbourg. On passera la frontière demain. Et sinon, on a bien pensé à acheter la vignette autoroute lors de notre précédent arrêt (9 € / 10j tarif minimum)

Mercredi 25/07

Un camping-car allemand est venu nous tenir compagnie cette nuit. Le fait d'avoir regardé la plaque me rappelle un constat fait hier : c'est fou le nombre d'étrangers qui circulent en allemagne. Oriana a pris en photos les plaques, histoire de faire la liste, mais on a de tout : I, D, DK, L, CH, CZ, PL, SLO, BZ ou BH je sais plus, B, LT et plein d'autres que j'ai oublié. Même LV qu'on a pas réussi à appairer à un pays. Je penche pour Latvia. Ca existe non ?

Et pour ceux qui attendent des nouvelles du frigo, c'est comme hier. Un peu capricieux, mais il finit par marcher en fin de soirée. Une relation avec la chaleur ?

Je complète la liste de plaques grâce aux notes d'Oriana : A, B, BH, CH, CZ, D, DK, H, I, L, LT, LV, NL, PL, SK et SLO.

Ce matin, nous passons donc rapidement la frontière avec l'Autriche et traversons le pays tout aussi rapidement. Les longs tunnels font le bonheur de Kyra. Un plaisir qui ne l'a pas quitté depuis ses 1,5 ans et notre passage en Norvège. Pour le reste, l'Autriche semble très jolie, avec ses maisons dans les alpages, mais on ne fait que passer. Tiens, j'ai même oublié de noter le kilométrage.

On achète la vignette slovène et on passe la frontière. A propos de la vignette, on la prend au mois car on repasse par là pour le retour. Normalement, il y a une histoire de tarif, du simple au double, selon la hauteur du sol au pare-brise, au niveau de l'essieu avant. Limite 1,30m. On doit faire 1,40m, mais de toutes façons, le magasin ne propose que la classique. Sur tous les panneaux qu'on verra par la suite, pour un camping-car, c'est la même que pour les voitures... Bref, 30€ pour le mois, 15€ à la semaine.

14h 126420 kms. On passe la frontière slovène et on se rend à Bled. Hyper touristique, on n'envisage pas d'aller au lac. Par contre, on est tenté par le parcours le long des gorges du Vintgar. Arrêt express à l'office du tourisme où une charmante dame m'explique en anglais comment s'y rendre. J'apprends aussi comment on dit bonjour... mais j'oublie moins de 5 min plus tard. Les gorges sont à 5km environ.

Plusieurs grands parkings, où l'on mange avant de partir en promenade. Le prix est de 5€ / adulte et 2,5€ <15 ans (et 4€ étudiant). Le parcours doit faire 1,5 km et c'est vraiment sympa. L'eau de la Radovna est vraiment incroyablement claire. La première partie est ponctuée de plusieurs petites cascades, puis c'est plus calme. Tout du long, on peut y voir de gros poissons de 40cm nager à contre-courant. Vers la fin du parcours, les visiteurs se sont amusés à faire des kairns. Amusant de les voir par dizaines : une berge de kairns. Une fois au bout, deux options : faire demi-tour ou rentrer par bois et champs. Comme toujours, longues tergiversations, pour finalement opter par une scission du groupe. Karine et Oriana rebroussent chemin (elles mettrons 30 min pour rentrer) et Kyra, Eliott et moi faisons une boucle (de 3 km). Le premier tiers, à travers bois, est un peu fatiguant, avec beaucoup de grimpette. Puis on rejoint la route, au niveau de l'église Ste Katarina, avant de reprendre aussitôt un sentier, à travers champs (il existe une autre option à ce niveau, en allant vers Hom, le point culminant de la forêt, et en coupant ainsi au plus court pour rejoindre les parkings de Vintgar). Notre sentier de crête est franchement agréable. On traverse les champs, dont certains occupés par des vaches et on profite d'une belle vue sur la vallée et Bled. Entre chaque champ, des portes métalliques ont été installées pour permettre aux randonneurs de passer. Bonne idée. Il y a même des bancs de temps en temps, ce qui étonne beaucoup Kyra de trouver des bancs pour surveiller les vaches...

18h50 On arrive en vue du camping-car. On se prend au jeu d'arriver les premiers (surtout qu'on a pas trainé en route) et à l'initiative d'Eliott on termine au trot. Je suis obligé de suivre car il paraît qu'on doit arriver ensemble sur le cercle (merci Pekin Express). A l'arrivée, petite déception, les filles sont là depuis 20 min...

On se tâte pour passer la nuit là, comme plusieurs autres camping-caristes, mais il y a un panneau d'interdiction de 22h à 6h. On décide déjà de prendre une douche (on entre dans le rythme du voyage, avec un petit côté Croods : 'la lune est pleine, va falloir se laver'). Après les douches, on s'aperçoit que le parking est maintenant désert, alors on décide de faire comme tout le monde et de quitter les lieux. Vu qu'il y a un parking pour camping-car à Bled à 10€ les 24h, il est fort probable que celui-ci soit vraiment interdit, sinon les gens, j'imagine, se seraient passés le mot.

On redescend donc sur Bled, avec dans l'idée de reprendre l'autoroute et de chercher ailleurs. Mais juste avant la ville, on tombe sur un parking vide, à côté d'un grand magasin de bois. Je demande à un gars en anglais accompagné de gestes et il me répond 'Ja, parking kein problem'.

2ème repas de pâtes chinoises, 2ème lecture de Harry Potter par Karine pour les enfants (reprise là où elle s'était arrétée en aout 2016 !) et 2ème fois que je m'effondre comme une masse pendant ce temps.

Jeudi 26/07

7h Le parking s'est rempli, mais personne n'est venu nous déloger. Et il reste encore plein de places, il est vraiment très grand. Bref, cool !

On lève le camp vers 11h, soit 30min de mieux qu'hier et une heure plus tôt qu'avant-hier. Progression constante. Avant de quitter Bled, on fait quelques courses puis on se lance sur l'autoroute. Nous avons opté pour potentiellement visiter les grottes d'Adelsberg et faire une halte dans la forêt de Kocevje au retour. Idem pour les lacs de Plitvice en Croatie. Du coup, l'idée est de rouler jusqu'en Bosnie-Herzégovie.

A 50 km de la frontière de Zagreb, toujours en Slovènie, nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute, pour manger les byreks au fromage et à la viande, achetés ce matin. Il s'agit de feuilletés fourrés venus d'Asie centrale et implantés dans les Balkans depuis l'empire romain ou byzantin. Pour Karine, cela lui rappelle ses voyages en Turquie, où elle et sa famille, en particulier son frère, étaient devenus adeptes des bureks au fromage. Kyra voudrait qu'on en rachète pour son tonton !

Sur cette aire, à l'entrée du parking, se trouve une borne verte avec électricité, robinet d'eau et trappe de vidange. Un bon point pour la Slovénie. Après avoir repris la route, on observe attentivement l'aire d'autoroute suivante et oui, la borne verte y est aussi présente. Bon à savoir !

16h30 126 618 kms, on entre en Croatie sous la pluie. 30 min de queue dans la voiture, à peine un coup d'oeil sur nos passeports et on repart.

18h45 126 756 kms Entrée en Bosnie-Herzégovine, par la petite frontière de Jasenovac - Gradina (en quittant l'autoroute à Novska). "Pas de lait, pas de fromage, pas de viande". Il nous reste encore plein de fromages et du lait, et on a acheté de la viande ce matin... Mais pas de contrôle, à part les passeports et pour la première fois, les papiers du véhicule. J'en profite pour demander un tampon sur nos passeports (j'avais oublié de demander pour la Croatie...)

Le paysage change, on trouve de petits étals de bord de route, avec les récoltes du jardin et, à 19h19, Oriana me signale que je dois noter notre première rencontre avec un chien errant sur le bord de route. Au passage, heureusement qu'on a une appli de cartographie - OsmAnd cette fois - car maintenant, tous les panneaux vers les villes sont écrits dans un autre alphabet (cyrillique je pense).

On poursuit sur une vingtaine de kms vers un point ioverlander qu'on avait repéré (c'est d'ailleurs pour ça qu'on était sorti à Novska et pas à la sortie d'après) et là, le coin semble toujours aussi bien qu'annoncé (notre crainte parce que le seul commentaire datait de 2016)... mais pas de bol, ce soir c'est fête foraine (ou un truc du genre) avec au moins une trentaine de voitures dans ce petit bois. On fait demi-tour, vers un grand espace derrière une station-essence, vu 2km avant. On demande à un gars du bar d'à côté si on peut y dormir. 'Kein problem'. Coin vraiment sympa et calme, après que les chants qui viennent probablement de la fête foraine se soient tus. En fait, il semble qu'on se soit installé dans la future cour de la future petite église dont on ne voit pour l'instant que les fondations.

Ah oui, j'ai failli oublier : après m'être fait comprendre par gestes auprès du barman, porté dans mon élan, je comprends que je peux changer des euros avec un autre gars à la station-essence. Hop hop hop, 10€ pour 20 bam. Billet que je casse aussitôt au bar pour une bière, ce qui était bien l'objectif final. 1ère bière des vacances, une 'Jelen', qui vient probablement de Serbie vu que c'est écrit 'Srbjia' dessus.


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