logo
Probablement encore 245 dodos avant le prochain voyage...
De la Bosnie-Herzégovine au Montenegro (du 27/07/18 au 31/07/18)

De la Bosnie-Herzégovine au Montenegro (du 27/07/18 au 31/07/18)

les-ombres.net - - Mis à jour le  partage facebook
De Prijedor à Niksic

Vendredi 27/07

13h Petite halte à Prijedor où l'on tombe sur une 'Pekara'. Des quelques mots que j'ai pensé à traduire dans toutes les langues avant notre départ, celui-ci figure parmi les plus importants : 'boulangerie'. Je me souviens encore douloureusement de mes quelques refus de sauter de voiture en marche, en AmLat, à chaque fois que l'on croisait une panaderia, pour voir si par hasard, pour une fois, ils n'auraient pas du bon pain, en vain - et au levain (il existe probablement d'autres versions des faits, mais vu que c'est moi qui raconte...) Donc pour cette fois, j'ai pris les devants, bien décidé à ne rater aucune pekara, pekarna, ni même furrë. Donc achat de pain. Tout mou. Juste à côté, il y a un fast-food de çebap. Le ç se prononçant k, on va vite s'acheter deux sandwichs brochettes (idem que les boulettes, mais de forme allongées). Miam. Là encore, cela rappelle de bons souvenirs à Karine, de précédents voyages en Turquie et Yougo.

Pendant ce temps, des hauts parleurs diffusent le chant du muezzin. C'est la première fois que les enfants entendent cet appel à la prière.

On reprend la route pour s'arrêter rapidement sur le bas côté, le temps d'acheter une demie pastèque, et repartir aussitôt. Les maisons dans la région sont vraiment belles, avec plusieurs étages, des toitures dans tous les sens, plein de balcons, sur tous les côtés et à différents niveaux et surtout, de toutes les couleurs. Puis l'on passe à une route de montagne, à flanc de falaise d'un côté et petite gorge et belle rivière de l'autre, entre Banja Luka et Jajce. Dommage qu'il pleuve...

Par deux fois aujourd'hui, on a entendu un grincement désagréable lors de passage de vitesse. Du coup, aussitôt à Jajce, on contacte notre joker par sms. Echange entre Karine et son père : 'le bruit, pendant le changement sur la boite de vitesse ou au débrayage ?' 'plutôt quand on relâche la pédale', 'ok, donc probablement courroie d'embrayage à resserrer', etc... Bref, on va chercher un garage à Sarajevo pour y jeter un oeil. Cette fois, Oriana n'aura pas à chercher le vocabulaire technique style 'injector' en espagnol...

A Jajce, on y était de bonne heure, vers 17h. Mais il pleut alors la visite de la ville attendra demain. On se pose en attendant sur le parking d'un supermarché. C'est ok pour qu'on y reste dormir. De la ville, on en a quand même déjà eu un aperçu en arrivant; depuis la montagne d'en face, la vue (à l'arrêt panoramique) est vraiment impressionnante. La forteresse en haut de la colline. Les maisons qui descendent jusqu'à la falaise, en bas de laquelle se rejoignent deux rivières (l'une se jette dans l'autre par une cascade). Les remparts qui séparent la vieille ville des constructions plus récentes. La mosquée blanche avec son clocher pointu, d'où justement, à l'instant, retenti un nouvel appel à la prière. C'est pas rien tout ça.

Soirée pâtes pour changer de la purée et des pâtes chinoises. Mais avant le repas, le nouveau rituel des enfants depuis le départ : regarder un ou deux épisodes de 'Miraculous' sur l'ordi. Après le repas et la lecture d'Harry Potter, c'est au tour des grands de se regarder pour la première fois un épisode de série. On reprend The 100 du début, avec Oriana qui ne les a pas encore vus.

Samedi 28/07

Nuit un peu bruyante, avec quelques voitures et bus qui ont fait tourner leur moteur sur le parking.

Par contre, ouverture du supermarché à 7h, avec café et wifi. Même si le débit est pourri, c'est l'occasion de poster les premiers jours de ce carnet. Et puis un café (tendance turc, avec le marc), pour quelqu'un qui n'a pas pu se rendormir après 5h, c'est bien.

On commence la visite de Jajce par l'extérieur, avec la cascade de la Plitva qui se jette dans la Vrba. On peut - pour 2€ / ad. et 1€ / enf. - descendre en bas, sur une esplanade, pour voir ça de plus près. C'est le moment de la journée que Kyra a préféré, parce qu'elle en est ressortie trempée. Puis on entre dans la ville fortifiée par une de ses portes et on fait bien sûr un 1er arrêt pour acheter des feuilletés au fromage et à la viande (il y en avait aussi aux épinards et à la pomme de terre). On passe ensuite devant la jolie mosquée. Sur un mur, juste devant, le nom de musulmans tués lors de la guerre, jusqu'en 1995. Des familles entières, hommes, femmes, enfants, d'après les noms et dates de naissance... On monte ensuite jusqu'à la tour carrée et l'on visite les toutes petites catacombes (1€ ad., 50 cts enf.) Il y a une dizaine d'alcôves et, à un étage en dessous, une cavité d'environ 30 m cube, avec au centre une croix sculptée. Le tout creusé dans un seul bloc de roche. Seul le sol et le plafond relient encore la croix à son écrin, et on peut en faire le tour. Ca permet de réaliser l'ensemble du travail nécessaire pour faire ces tombes...

Ensuite, on pourrait encore grimper un peu plus pour aller à la forteresse (mais on sait pas trop par où) ou chercher la mosquée pour femmes, mais il pleut beaucoup (et nous, c'est pas notre moment préféré de la journée), alors on préfère rentrer. Non sans faire une halte au marchand de glace faites maison, puis un peu plus loin pour l'achat de çebap, qu'on mange dans le cc.

La pluie a cessée et on décide d'aller voir les moulins de la Plitva, à 5 kms. On roule donc pendant 5 km sans rien voir, à part le lac. On continue sur 2-3 km avant de faire demi-tour. Rien sur le retour non plus, à part le lac, une pub d'hôtel et d'auto-kamp (les campings) et des pédalos. Nous revoilà sur notre parking de supermarché. Je retourne voir les panneaux. c'est sensé être à 5km, comme le lac. On repart et cette fois, on s'engage dans les parkings du lac. Et là, quelqu'un nous explique qu'il faut continuer sur cette petite route le long du lac, que les moulins sont plus loin. On ne regrette pas d'avoir insisté. Il s'agit d'une vingtaine de tout petits moulins en bois (en fait, vu qu'il y a un numéro sur leur porte, je peux dire qu'il y en a 25. Ou 24. Voila que je suis pris d'un doute). Ils sont construits à 2-3 m les uns des autres, là où l'eau cascade gaiement entre les petits rochers, entre deux lacs. Quelques canalisations en bois ou en pierre finissent de diriger le courant sous les moulins, lorsque les moulins ne sont pas contruits directement sur le chemin naturel de l'eau. Il reste deux moulins qui fonctionnent, ce qui permet de voir leur roue tourner, en dessous. Pour les autres, les roues n'existe plus. Mais ça n'empèche pas les enfants de s'éclater à rejoindre chaque moulin en passant d'une passerelle en bois à l'autre.

Nous repassons une dernière fois par Jajce, en direction de Sarajevo. On en profite pour embarquer deux stoppeurs tchéquoslovaques, qu'on déposera 40 km plus tard. Eva et... son gars (flûte, à peine nous l'a-t-il dit qu'on a oublié son nom) profitent de leurs 7 derniers jours de vacances. Ils dorment en tente, sauf hier, où ils se sont mis sous un vieux camion, pour s'abriter de la pluie...

La route se poursuit tranquillement. Comme nouveaux compagnons de route, que je ne pense pas avoir déjà présentés, il y a surtout Aldebert et ses enfantillages ('du gros son !'), mais aussi Boulevard des Airs, Fréros de la Vega, Louane (surtout pour Kyra) et 2-3 autres.

Nous voilà à Travnik. Un point que j'avais repéré comme étape potentielle, pour sa mosquée (tiens, en passant, on en a vu une jolie, avec deux tours), sa forteresse, ses mausolées. Si Jajce a été la capitale de Bosnie au XIVème, Travnik a été celle de la Bosnie ottomane pendant 150 ans. Mais bon, le temps file vite et notre objectif premier reste l'Albanie, donc on va se contenter de trouver un coin où dormir, ce qui ne manque pas le long de cette route, qui, ici, a un petit air de zone indus. Voilà un bâtiment qui s'avère être un terrain de basket / handball et justement, le gardien débarque en voiture. Il est ok pour que l'on dorme juste à côté.

Il est tôt, alors on n'échappera pas à la soirée 'bouillasse', Karine ayant du temps pour préparer les légumes.

Maintenant, il est tard (ça prend du temps, pour arriver au bout d'une assiette de bouillasse) et les deux plus jeunes vont se coucher sans Harry Potter, vu qu'ils ont déjà eu droit à leur chapitre ce midi. Au fait, il s'agit de la Coupe de feu. Il y a 2-3 jours, c'était le passage où l'on évoquait la disparition de Berta, du Ministère de la Magie, partie en vacances en Albanie... Autre truc rigolo, quand on a pris les stoppeurs, Eliott était en train de lire un conte d'origine tchèque.

Karine et Oriana s'accorde un épisode de Vampire Diaries et moi je vais me coucher.

Le frigo marche. Maintenant on a trouvé le truc : après avoir roulé (où il est sur batterie), il faut le laisser se reposer une heure ou deux, avant qu'il accepte de redémarrer au gaz. Mais pourquoi ?

Dernier truc à raconter pour aujourd'hui : on a aussi vu vite fait les options de parcours. On va passer d'une traite le Montenegro et renoncer à arriver par le nord de l'Albanie (les Montagnes Maudites). Tant pis pour la Vallee de Valbona (qui est surtout top pour son treck d'une demi-journée jusqu'à Theth). On va prendre les 'grandes' routes de Sarajevo vers Tirana, pour passer moins de temps dans les montagnes et profiter un peu plus du coeur de l'Albanie (où ça semble déjà pas mal casse-tête pour aller d'un point à un autre, à travers les montagnes).

Dimanche 29/07

Traffic important sur la route, mais bivouac cool quand même.

On reprend la route en écoutant, ô joie, Kids United. Après une vingtaine de kilomètres, on devait rejoindre l'autoroute, sauf que l'entrée est fermée pour travaux. Dessus, ça circule dans les deux sens, mais pas moyen d'y entrer. Alors on la longe sur la vieille route, sur 40 km, en écoutant le duo Kids United Black M 'Sur ma route', avec ses histoires de galères...

Moi, je me bats avec Here et Osmand pour l'itinéraire, quand on  traverse les villages. Here est mieux pour naviguer, selon moi, mais Osmand a un énorme avantage qu'Here n'a pas, celui de pouvoir saisir des coordonnées. En fait, le vrai problème, c'est la tablette, qui arrive en fin de vie. Elle rame, et reboote, le GPS met 3 plombes à se fixer...

C'est la 2ème fois que l'on passe devant une casse de voiture aujourd'hui. En fait, elles sont super organisées : tous les parechocs d'un côté, les portières de l'autre etc... empilés les uns au-dessus des autres ou à côté des autres. On croirait un entrepot Ikea à ciel ouvert.

Bien, on finit par pouvoir remonter sur l'autoroute une vingtaine de km avant Sarajevo... Grace à iOverlander, on trouve un parking sympa. Pas celui annoncé, mais juste à côté. En théorie payant, mais aujourd'hui il n'y a personne à l'entrée. Et quasi vide parce qu'on est dimanche. On prend le tramway à la station juste à 100m et nous voilà parti pour la vieille ville. En théorie, le tramway daterait des années 60. En pratique, ils semblent relativement récents, assez proches de nos bus accordéon, en un peu moins large.

En premier lieu, j'avais prévu qu'on se rende sur la place Trg Oslobodenja. Idéal comme nom pour demander son chemin, et bien sur, on ne sait pas quand descendre. Heureusement, ma désorganisation n'est pas totale (oui, je n'ai pris aucune carte papier des pays qu'on traverse et j'ai oublié la version pdf du petit Fûté de l'Albanie. Je vais en entendre parler pendant tout le voyage et probablement encore une fois rentré...). Donc, ma désorganisation n'est pas totale, j'ai sur moi la page de mes notes de trucs à voir à Sarajevo et j'ai stabilobossé les noms de lieux (heureusement que ce n'est pas une des 5 pages sur 40 qui ont disparu de mon lutin je ne sais pas comment - c'est la faute à Kyra, c'est elle qui avait rempli le lutin avant de partir - ). Donc, on montre à quelqu'un 'Trg Oslobodenja' et coup de bol, à notre 2ème essai quelqu'un connait. Encore 5 ou 6 arrêts (soit 7 depuis le début). Une fois descendu, on fait le point. La tablette déconne mais j'ai une autre idée de génie : j'avais fait télécharger maps.me et Here sur le portable d'Oriana. On tente Maps.me. Vachement bien en fait l'appli. Je la boudais parce que c'est celle que tout le monde utilise, mais en fait, c'est justifié : elle est bien ! Donc maps.me nous dit qu'on est à un bloc de là où on veut aller. Bien joué les indications ! Nous voilà à Trg Oslobodenja. L'objectif, c'était d'y voir des joueurs échecs, jouer avec des énormes pièces. Mais c'est un échec : aujourd'hui, c'est le Festival de la Street Food. Animé, sympa, mais rien à voir avec le schmilblick. Bon, on déguste quand même de bonnes glaces et je fais une partie de jeu avec casque 3D et siège motorisé, avec Kyra. Balade (zut, j'ai encore oublié. Combien d'L, maman ?) au pays féérique. C'était la première fois que j'essayais un truc de réalité virtuelle, avec casque et c'est génial. Hyper bluffant. En fait, j'ai adoré (et Kyra aussi). Pour 2€, ça le fait. Autre truc à noter, dans ce festival street food, c'est que tu ne paies pas directement les exposants. Tu achètes une carte à un stand, de la somme que tu veux, et tu t'en sers ensuite pour payer.

On poursuit ensuite jusqu'au marché de Markale, pas très loin. Tristement célèbre pour être l'endroit le plus meurtrier de la ville. Ouvert de 7h à 16h, on arrive bien sûr trop tard (à 17h) pour le voir à nouveau sous son aspect joyeux et coloré, 20 ans après. Le mur de verre avec le nom des victimes est par contre bien là, ainsi qu'au sol, un reste d'obus et la résine rouge utilisée pour marquer les impacts et les mémoires. De traces de balle à la résine rouge, on n'en verra pas d'autres, alors qu'il est sensé y en avoir un peu partout dans la ville. Par contre, plus vers l'extérieur de la ville, on a vu plusieurs murs marqués par les balles. Pas besoin de résine pour se faire une idée.

On continue à monter dans la vieille ville, piétonne, jusqu'au Sebilj, une fontaine en partie en bois, au centre de la grand place. La légende dit que celui qui boit de son eau reviendra à Sarajevo. On reviendra donc tous les cinq, et ce n'est pas pour nous déplaire; c'est (re?)devenu une chouette ville.

On continue à monter toujours plus, jusqu'au cimetière musulman de Kavaci. On hésite à le traverser, car il y a un petit dessin 'pas de bras nus, pas de robe', mais une famille francaise d'origine turque nous dit que notre tenue ne pose pas de problème. Toutes les dates de décès tiennent sur 3 années : 93, 94, 95... C'est là aussi qu'a été enterré un ancien président de Bosnie. Ca, on l'apprend de deux jeunes rencontrés quelques minutes plus tard. Eux aussi sont d'origine turques. Trois frères qui ont prévu de rejoindre de la famille en Turquie (le 3ème fait la sieste), mais qui profitent de la route. Ils se sont d'abord retrouvé par hasard à Vienne et en ont profité pour visiter. Puis ici à Sarajevo. Ensuite, ils envisageaient vaguement d'aller au Kovoso. Un objectif qui laisse la place aux courants du voyage. Une philosophie que j'apprécie. Comme l'un deux disait : on pourrait aller directement en avion à l'endroit qu'on veut visiter. Mais c'est pas pareil. Par la route, on comprend mieux les gens et le pays. J'approuve. Mais j'anticipe. Là, on a pas encore fini de traverser le cimetière, de monter jusqu'au point de vue sur la ville, proche de la forteresse jaune (Zuta Tabija). Ca y est. On est en haut. Certains reprennent leur souffle. Eliott, Kyra et moi, arrivés quelques secondes avant les autres, attendons un peu pour annoncer la nouvelle. Le portillon est cadenassé. On ne peut pas rejoindre le point de vue par là. Faut redescendre et remonter par la ruelle à côté... (5 minutes de pause) En fait non ! D'autres touristes qui redescendent la ruelle nous crient qu'il y a un second portillon 30m plus bas. Ouf !

Voilà, on est en haut et la vue sur la ville est vraiment magnifique. On peut redescendre !

Et c'est sur la redescente, sur la ruelle cette fois, qu'on a croisé deux des trois frères. Eux, comme ils disent, 'ce sont des oufs' : ils sont passés par dessus (bon, ce n'était qu'un tout petit grillage, mais un peu trop haut quand même pour les filles). Ils n'iront même pas jusqu'au point de vue, ils discutent avec nous le temps de la redescente. En bref, si on passe par Montbéliard, pour son marché de Noël, on est bienvenu dans leur kebap, sur la place du marché !

On reprend quasiement le même chemin pour rentrer, à quelques ruelles de la vieille ville près. J'en profite pour acheter un T-shirt. Le premier de ce voyage. 'Sarajevo, meeting of cultures'. C'est vraiment l'impression que donne la ville maintenant, renforcée par les touristes autour de la fontaine Sebilj de la grand place : des groupes de scouts, des familles avec des femmes en burka, des familles où les hommes portent la kipa (sorry, pour l'orthographe, pas de dico ni de correcteur) et des filles au short très, très court. Bref, meeting of cultures.

On repasse une nouvelle fois sur la place des joueurs d'échecs, car il y avait un super wifi gratuit et là, dans un coin, on passe juste devant une partie ! Finalement, ils sont quand même bien là !

Et pour finir, on reprend le tram au même endroit que là où on était descendu : cette ligne fait une boucle, qui nous fait passer devant tous les coins de la vieille ville qu'on avait vu à pied, avant de nous ramener à notre parking !

Là, juste à côté de notre camping-car, un autre cc plein de stickers 'smiley', un gros 'carpe diem' et un 'let's go to the world' à l'arrière : un couple de suisses allemands, Erçan et Kadriye, eux aussi d'origine turque. Ils remontent d'Albanie, alors comme il est de coutume, on échange un bon moment sur nos expériences respectives.

Lundi 30/07

Nuit calme sur le parking. Par contre, il est full de chez full dès 7h, ce matin. Mais Karine manoeuvre en professionnelle au moment de partir et on en sort finalement assez rapidement. Evidemment, il se remet à pleuvoir. On avait renoncé à aller voir un garage, car il semble que le problème d'embrayage ne se fasse entendre que par temps de pluie... C'est partie pour traverser le reste de la Bosnie-Herzégovine et le Monténegro en diagonale, direction la frontière albanaise dans le coin du lac de Shkodra. Nous voilà donc sur la route européenne qui va de Sarajevo à Foca. Route - Rivière - Montagne... et pluie. Finalement, point de grande route européenne il y a. Juste une route à travers la montagne où l'on est parfois obligé de s'arrêter pour se croiser. Interdite aux plus de 16 tonnes. Défoncée, où on ne dépasse pas les 30km/h, et qui se terminent même par de la piste sur les dernièrs kilomètres, jusqu'au village de Hum, la frontière. 'Hum, hum, on peut le dire. Qui n'a pas pris de carte papier ?' Au final, c'était par là que j'avais pensé qu'on passerait dès le départ, pour rejoindre le canyon de Tara, au Montenegro. 1300 m  de profondeur, le plus grand d'Europe. Justement, on arrive enfin à la frontière (où on croise un cc français) et là, la route est asphaltée, beaucoup plus large... Montenegro, membre de l'Union Européenne. Quel changement ! J'en oublierais presque de donner l'heure - 15h30 - et le kilométrage - 127 216 au compteur -. Le paysage est magnifique, il ne pleut plus, Karine peut en profiter. Bref, une arrivée au Montenegro appréciable. Conformément à ce qu'on a décidé, on ne remonte pas vers le Parc National du Durmitor et Biogradska Gora, mais on part plein sud, pour s'arrêter à Niksic, où il y a un lac et selon iOverlander un coin sympa où bivouaquer.

Effectivement, c'est top. Beaucoup de place. Peu de monde (quelques locaux qui arrivent en fin de journée). Un grand et beau lac avec une jetée aménagée et une petite plage. Un groupe de scouts allemands en train de pécher des écrevisses dans un ruisseau qui fait le tour du lac. On est franchement super bien. En soirée, on est rejoint par une autre famille française en van : une maman enseignante, un papa casque bleu (qui était d'ailleurs à Sarajevo en 95) et deux enfants : Maïlys - orthographe approximative -, 12 ans, et Luan, presque 9 ans. Eux passent leurs vacances au Montenegro, et ils ont une carte (donnée au passage de frontière par la côte). On en fait une photo, avec les principaux lieux touristiques, ça peut toujours servir. Bientôt, une 3ème famille française, en fourgon aménagé nous rejoint, avec encore deux enfants, un garçon et une fille.

Mardi 31/07

Je commence ma journée à 7h par un petit footing sur les bords du lac. A mon retour, Eliott est ready pour aller dehors, aller voir les écrevisses. Les scouts ont laissé une canne à pêche (enfin, un bâton et un hameçon), alors on fait quelques tentatives. Au final, bientôt rejoints par Luan et son père, puis Kyra, on finit chacun son tour les pieds dans le ruisseau, avec des bidons de 5 litres d'eau coupés pour essayer d'attraper ces crustacés. C'est Eliott qui fera la première prise, et elle sera suivie par 8 autres, la plupart grâce à l'acharnement du papa de Luan. On petit-déjeune/ brunch vers 12h, puis d'aucun bouquinent et on part se baigner. Les enfants attrappent des coups de soleil à vouloir pêcher les petits poissons du lac et tout le monde sauf moi repart se baigner vers 18h. Moi j'en profite pour rattraper mon retard sur ce carnet. Mais vu que j'en suis rendu au moment où j'écris cela, je vais faire un break, plus facile que d'essayer de raconter le futur, et aller voir ce qu'ils font. Enfin quand même, de l'avis de tous, la meilleur journée depuis le début du voyage.

Allez, je lache un cliffhanger sur la suite du récit en ligne : ce soir, nous mangeons nos écrevisses ensemble. Super soirée. Et ce sera la dernière fois que nous nous assiérons/oirons sur nos chaises et autour de notre table : demain matin, elles auront disparues (idem pour celles de David et Hélène) ...

Carnets de route
Articles liés
Publicité
Nous contacter : | Qui sommes-nous ?