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Montenegro et débuts en Albanie (du 31/07/18 au 04/08/18)

Montenegro et débuts en Albanie (du 31/07/18 au 04/08/18)

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Lacs et piscine. 5 jours de farniente.

Mardi 31/07 (suite)

19h30 Un orage avec pluie nous fait craindre pour notre soirée écrevisse, prévue avec David, Hélène et leurs enfants, mais finalement, le vent est avec nous et le nuage noir s'éloigne rapidement. On regroupe donc nos tables et chaises devant le cc, pour profiter de notre lumière extérieure ; car une fois les écrevisses bien rouges - ceux sont les enfants qui les mettent dans le bouillon -, il est 20h30 et il fait déjà nuit. Nous passons une excellente soirée ensemble, accompagnés d'un bon vin du Montenegro que David ouvre pour l'occassion.

Mercredi 01/08

5h45 Réveillé par le soleil et n'arrivant pas à me rendormir, je m'apprète à aller courir. Et là, en sortant du cc, les boules : notre table et nos chaises ont disparu. On les avait laissées posées contre notre cc hier soir, avant d'aller se coucher, vers 1h. J'y avais vaguement pensé mais luttant contre ma paranoïa habituelle, je m'étais convaincu que ça risquait rien. Karine, elle, n'y avait pas pensé, mais à la réflexion, sur un bivouac informel, là où de nombreux jeunes viennent passer la soirée et une partie de la nuit, c'était pas très malin. C'est le prix à payer quand on prend un peu trop la confiance. En tout cas, ils ont fait ça bien, sans nous réveiller. 5 chaises et notre table qui se démonte dès qu'on l'attrappe par un des nombreux mauvais bouts, tout ça sans un bruit. Je jette un coup d'oeil du côté du van de David : même punition. J'apprendrai plus tard qu'ils avaient rentrés une partie des chaises, mais l'autre partie et leur table se sont aussi envolées...

... Trop dég pour aller courir, je rumine dans le cc.

13h On quitte le coin, avec dans l'idée de revenir au retour, car malgrè cette dernière mésaventure, c'était quand même un coin très agréable. Mais avant de partir, il y a collage d'autocollants. Depuis plus de deux ans qu'on parle de le faire ! Alors bien sur, on n'en a pas pour tous les pays, car le premier qu'on a pensé à acheter, c'était en Colombie. Et puis par la suite, on a parfois oublié, et d'autres fois on n'en a pas trouvé. Mais on en a quand même une petite dizaine, et même un de Grand Canyon, qu'un collègue - Merci Mathieu - m'avait ramené après coup. On commence donc un petit serpentin d'autocollants près de l'entrée du cc, et on reprend la route.

Mon idée était de passer par le Monastère d'Ostrog, en faisant un tout petit détour d'une dizaine de km sur notre route, juste histoire de voir ce monastère orthodoxe encastré dans la falaise. Finalement, on s'en passera et ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé et perdu plus d'une heure. Au bout de 4 km de route en épingle dans la montagne, avec des virages sans aucune visibilité et l'obligation de devoir s'arrêter tous les 100m pour pouvoir se croiser, on réalise qu'il nous en reste encore au moins autant à faire, et d'après le visuel sur maps.me, il y a une série de virages encore bien plus rapproché que ce qu'on a déjà fait. Karine hésite, alors je tranche : demi-tour. Certes, la route est asphaltée et en très bon état, mais c'est super chaud. On n'est pas assez ostrogoths pour Ostrog.

17h Quelques courses à la capitale, Podgorica (200 000 hab). On se spécialise donc dans l'achat de bouffe avant le passage de frontière...

On longe ensuite le nord du lac de Skadar, visiblement dans la banlieue riche de la ville : leur maison sont comme les notres, mais leur terrain 10 fois plus grand et l'on passe même devant une résidence avec une grosse limousine dans le jardin...

17h50 Frontière de Granicni Prelaz Božaj, sensée être plus rapide que celles de la côte. 40 min de queue dans les véhicules. Mais nous voilà dans notre pays cible, l'Albanie, avec au compteur du cc 127 405 km.

On roule encore un peu jusqu'à Shkodër. C'est une grande ville (140 000 hab - la capitale, Tirana, en compte 800 000) et la conduite y est stupéfiante. Chacun fait ce qu'il veut. Le plus impressionnant, c'est la conduite des vélos. Tous des anarchistes. Par exemple, c'est normal de remonter une 2x2 voies en vélo à contresens. Mieux encore, les rond-points, à deux voies, peuvent se prendre dans l'autre sens aussi. Ce qui n'empêche pas les piétons avec poussette de couper aussi au même endroit, en slalommant entre les voitures. Pourtant, on roule à 50...

Shkodër, c'est aussi la ville des 'lavazh'. Il y a des laveurs de voitures à tous les coins de rue (et aux rond-points aussi).

Nous voilà au camping, à la sortie de la ville (ou probablement à l'entrée, pour d'autres que nous). Grande et belle piscine. On se pose et on saute dans l'eau.

Jeudi 02/08

Bon wifi, bon café, bon anglais (pas le mien, mais celui de la famille du camping. Je soupçonne la patronne d'être anglaise) et très bon accueil (d'ailleurs, je le verrai plus tard, à l'entrée, c'est écrit : 'Choisissez votre emplacement, posez-vous et faite comme chez vous. On fera connaissance plus tard'. J'aime bien le concept. Il y a une trentaine d'emplacements, quasi tous occupés par des allemands et des italiens. Une voiture française. Ses propriétaires doivent loger dans un des petits appartements du bâtiment à côté du bar.

La matinée se passe tranquillement, les enfants ne quittant pas la piscine, sous une espèce de champignon qui leur fait de l'ombre, car ils ont morflé côté coups de soleil, ces derniers jours. Au dessus de leur tête, un sautoir et une terrasse qui surplombe la piscine. Pour moi, c'est bière(s) au bar et bouquin + whatapps pour Karine, pendant que les lessives tournent.

On mange vers 15h des pizzas du super resto que le camping possède un peu plus loin et les enfants retournent à l'eau pendant que je me décide à faire un tour en ville, sous le cagnard. 3km par 37° ressenti. Mais il parait que c'est idem voire pire en France. Objectif : trouver de l'argent, car même si ici on peut encore payer en euro, on aura besoin de leks pour la suite. Je passe donc devant des vendeurs de poissons autour du premier rond-point, puis devant des dizaines de Lavazh. Sérieusement, il y en a tous les 50m. J'en vois même un original : il s'appelle 'car wash'. Il doit faire dans le commerce internationnal de lavage de voiture ! Une fois au centre ville, je finis pas trouver le petit office de tourisme. Mais point de carte du pays. Plusieurs librairies fermées qui devraient réouvrir vers 18h, plein de distributeurs qui refusent de me donner de l'argent - et même, moment flippant d'entre tous, un qui s'amuse à garder ma carte assez longtemps pour me stresser -. J'entre aussi dans deux hôtels 5 étoiles, dont l'un possède effectivement un petit magasin, avec des cartes, mais qui lui non plus n'ouvre pas avant 18h. Je finis par trouver un distributeur sympa et dans la foulée, bingo, une librairie ouverte, avec une magnifique carte touristique d'un côté et routière de l'autre. Impossible de faire mieux. Impossible de trouver aussi bien depuis la France, c'est certain. En plus, il vend aussi des autocollants du pays. Un nouveau à coller sur le cc. Plus qu'à prendre le chemin du retour (toujours 3km par 37° ressenti, ou plus). Je croise deux jolies mosquées et passe devant un parc squatté par des groupes de vieux qui jouent aux cartes. Et il y a aussi une épicerie où je demande pour 100 leks de quetches, en montrant ma petite pièce. Sauf que j'avais pas vu le prix au kilo : 70 leks (soit 85 cts). On ne manquera pas de quetches ! Je croise encore deux chevaux et deux poulains, à une station essence. Exactement au même emplacement que les voitures qui font le plein. Là, je regrette vraiment de ne pas avoir pris mon appareil photo, pour la catégorie insolite. Puis je recroise les vendeurs de poissons et retrouvent le reste de la famille, dans la piscine du camping.

Soirée tranquille et pas trop chaude. On hésite encore à rester un jour de plus, Karine n'ayant pas été au top aujourd'hui (coup de chaud ou écrevisse ?)

Vendredi 03/08

7h J'attends l'ouverture du bar et mon café (d'ici environ 1h). Avec l'impression d'être posé au camping depuis plusieurs jours déjà. Je retrouve maintenant l'état d'esprit qui était le mien au petit matin sur les routes des Amériques. Finalement, c'est un peu comme passer de l'album 3 de Tintin, 'aux Amériques', au 8ème, 'Le sceptre d'Ottocar'. Un sacré gap mais on garde les mêmes personnages principaux (ouais, c'est nous) et on retrouve le même rythme.

9h Tout le monde m'a rejoint au bar. La chaleur forçant le réveil. Ah non, il manque Oriana. Visiblement, elle supporte plus la chaleur qu'elle ne le dit, quand il s'agit de dormir plus longtemps. Eliott vient pour recharger la liseuse. Il se passe un truc avec nos enfants : ils découvrent le plaisir de lire en voyage. Oriana ne lisait pas, jusqu'à ce qu'elle tombe dans le chaudron au Mexique. Idem pour Eliott, qui n'avait pas du lire plus de trois livres en 3 ans et qui vient de dévorer depuis avant-hier les deux premiers tomes d'Artemis Fowl. Kyra, elle, est déjà une lectrice régulière et là, elle me tanne pour que je 'trouve' la suite de ses bouquins tirés de la série TV 'Franky'. Pas facile. Amusant d'apprendre du coup que l'auteure, Kidi Bebey, est aussi à l'origine de l'adaptation en romans de la série 'Chica Vampiro'.

Après une nouvelle matinée piscine et un déjeuner tardif, après avoir décidé de ne partir que demain, on se décide quand même a faire quelque chose aujourd'hui. Sous le soleil de plomb de 15h30, on s'élance pour aller voir la Mosquée de plombs. L'une des 50 plus belles mosquées du monde, selon le Huffington Post, voire le 'Diamant de Shkodër'. Ha, ha, les mecs, ils ont fumé la moquette. Visuellement, c'est tout pourri. N'importe quelle mosquée de n'importe quel village est plus belle que celle-là. Par contre, c'est peut-être effectivement une de celles les plus chargées d'histoire dans le monde. Mais belle, non, pas vraiment. J'ai discuté un peu avec le muezzin qui venait tout courant faire l'appel à la prière au moment où on sortait de la cour intérieure. Bon, déjà, lorsqu'on entend l'appel, ça prend une autre dimension. Je ne sais pas si c'était vraiment lui qui appelait/chantait ou si c'était un enregistrement, mais ce qui sort des hauts-parleurs est vraiment émouvant. Donc, ensuite, on a discuté. En albanais, donc pas facile, mais j'étais aidé par les photos qu'il commentait, alors ça allait. Et puis j'ai complété ensuite mes lacunes avec Wikipedia. Donc, en résumé, cette mosquée, à la différence de la plupart des mosquées d'Albanie qui sont d'architecture arabe, est de style ottomane. Elle a la particularité d'avoir ses coupoles en plomb (d'où son nom, c'est logique). Construite en 1773, le plomb a progressivement été volé à partir de 1900. Puis entièrement retiré en 1916 par l'armée autrichienne. La Mosquée a été fermée en 67 par le régime communiste mais contrairement à beaucoup d'autres, elle n'a pas été détruite, car elle avait été déclarée monument historique en 48. Le muezzin me montre plusieurs photos de 66, où une foule énorme, qui remplit toute la plaine autour, s'est amassé à la mosquée. De ce que j'ai compris, il s'agit de plusieurs rassemblement religieux (orthodoxes, juifs et musulmans) qui fuyaient le communisme (?). Les coupoles ont finalement été reconstruites en plomb, mais, toujours d'après les explications en albanais, cela a été fait par des bulgares qui ont ajouté du fer, et du coup, c'est beaucoup moins beau (tu m'étonnes) - petite vérification de cohérence sur ce que j'ai compris : en 2018 Fer 0,057 €/kg, Plomb 2,03 €/kg. Ouais, ça colle. Ils ont dû mettre beaucoup beaucoup de fer, et c'est probablement beaucoup beaucoup moins beau. Et puis le minaret a été détruit (une première fois par la foudre et une seconde fois, je ne sais pas qui l'a fait sauter). D'autres photos d'un très grand rassemblement datent du 16 novembre 1990. C'est la réouverture de la mosquée. La première réouverte dans le pays.

Pour finir, j'imagine qu'on aurait pu lui accorder une petite place dans le classement si elle avait été entourée d'eau, comme c'est souvent le cas (une fois, le muezzin m'a expliqué qu'une inondation avait recouvert la cour intérieure de plus d'un mètre d'eau), mais non, ça n'a pas trop l'air d'être la saison des pluies. Les autres rentrent au camping sous le même soleil de plomb qu'à l'aller, et moi je pars à l'assaut de la forteresse de Rozafa. Des ruines, plusieurs drapeaux albanais qui flottent fièrement aux tours, des futurs mariés qui se prennent en photos et une belle vue sur la ville et dans le lointain, sur le lac.

Redescente et piscine.

Soirée bouquinage et Uno au bar. J'enchaîne sur un raki après ma bière...

Samedi 04/08

Hier soir, on a entendu deux chansons françaises au bar : une reprise féminine de 'Ne me quittes pas', et 'La bohème' originale. Ce matin, c'est Stromaë. Du coup, je vais voir la fille du bar pour en savoir plus : c'est la playlist de son père ! J'en profite pour lui demander des noms de groupes rock locaux et elle me renvoie sur son frère, musicien à ses heures perdues. Alors il faudra que j'écoute Büru (ou Bürn ?), Eugent Bushpepa et... non, en fait, c'est les deux seuls qui valent la peine. On finit de se préparer à partir et je vais dire au revoir à la mère. Elle, elle tenait à me transmettre un message de son mari, peintre : nos deux filles sont des peintures vivantes. Merci ! Moi, je suis plus terre à terre, je voulais juste lui demander le prix des chambres. Du coup, elle me fait visiter le chalet. Sur deux étages (le 2ème en cours de finition), il y a une quinzaine de chambres, toutes climatisées. Du dortoir de 8 (à 10€ le lit) à la chambre pour 2 très mignonne avec SdB et WC privatif (à 35€) en passant par la chambre familiale avec lit pour enfant et les dortoirs plus petits, toutes les configurations sont possibles. Elle me montre même les matelas dans lesquels elle a investi, car elle sait que pour les voyageurs, une bonne nuit de sommeil, c'est important. Franchement, top camping, top chambres et surtout top accueil. Pas étonné d'apprendre dans la foulée qu'ils ont eu un prix d'excellence par un guide pour leur hospitalité. En mode familial : pas envahissant, mais toujours dispo. Et avec un anglais impeccable (normal, c'est une prof d'anglais, hors saison !)

12h Ca y est, on reprend la route. Seulement 3 jours de farniente et c'est déjà très dur de repartir. On a aussi abandonné l'idée de Peshkopi. On prend l'autoroute (soit le format national de chez nous), on passe par Tirana et on continue jusqu'au lac d'Ohrid. Le timing exige quelques coupes franches...

On croise régulièrement la police sur la route, mais ce n'est visiblement pas la vitesse qu'ils contrôlent : quand c'est limité à 50 km/h, tout le monde est à 90 tranquille. C'est l'autoroute quoi, avec juste un tracteur de temps en temps. Peut-être contrôlent-ils la présence des plaques ? On a vu beaucoup de voitures sans au Montenégro, et un barrage policier en avait arrété un paquet.

13h Entracte. Voilà la 2ème voie... idéal pour permettre à deux conducteurs de rouler côte à côte et discuter, à 70 à l'heure sans se soucier de ceux qui attendent derrière de pouvoir doubler. A chaque pays, chaque route et à chaque route, de nouvelles moeurs. Tiens, même pas 5 min de passées et déjà un vélo à contresens sur la bande d'arrêt d'urgence... ah, un tracteur avec remorque aussi. Ne nous arrêtons pas là, il manquait encore l'étal de pastèque.

Banlieue de Tirana. Arroser les trottoirs, voilà un passe-temps passionnant. Ici, en Albanie, ils adorent arroser. C'est un peu le sport national, c'est même un art. Un peu comme passer le balai en AmLat. Ou alors, c'est pour tous ceux qui auraient voulu devenir 'lavazh' professionnel étant petit, et qui se sont rabattus sur arroseur à cause de la concurrence surintensive ? Quand on parle du loup, je viens de voir un 'Bar Restoran Lavazh'. Concept innovant, tu peux manger pendant que ta voiture se fait une beauté.

13h30 On se rapproche du centre de la capitale (la grande route est quasi périphérique, mais pas complètement). Les voies sont bien marquées au sol. Il y en a 3. Par contre, aucun rapport avec le nombre de voiture qui peuvent se tenir côte à côte. Et ça slalomme dans tous les sens. Pour complèter le délire, Karine a mal à un talon et passe à la conduite pieds nus (j'ai la preuve en photo).

14h On a quitté Tirana et ses ralentissements, puis l'autoroute (en construction de ce côté) et on retrouve la petite route de montagne (70% du pays). Asphaltée, en bon état. Virage large, de quoi laisser la place à des vendeurs de pastèques et de paniers d'osier pour s'installer. Un vendeur par virage. Et le reste du temps, avant chaque hameau, des jeunes qui vendent des barquettes de mûres.

Nous voilà arrivés au camping Erlin, au bord du lac Ohrid, près de Lin. 3h45 pour 200 km, sur une route plus que correcte.

Le camping dispose d'une quinzaine de petits emplacements pour cc et tentes familiales, plus 7 autres pour tentes plus petites. Un parking presque aussi grand sert à accueillir les visiteurs : le bar, la plage (de galets qui piquent, comme ma grand-mère. Bin oui, moi, ma grand-mère elle pique. Je sais pas pour ta grand-mère, mais moi, ma grand-mère, elle pique. Oups désolé, petit craquage, la faute à Aldebert) et les pédalos attirent les locaux et touristes de passage. D'ailleurs, le WE, la plage privative est payante, jusqu'à 17h. Je poursuis la présentation : les toilettes du camping sont sommaires : 4 WC/douches de 2x3m assez déroutantes, surtout côté hommes : avoir des toilettes turques attenantes à la douche sans séparation... (on fait peut-être un peu chochotte là-dessus, on est du genre à avoir choisi un cc avec un pare-douche, entre nos toilettes et notre douche, justement). 2 wifis (camping et bar) bon débit et un resto (le soir, ouverture à 8h. ne venir ni avant, ni après). Le prix est forfaitaire : 12€, électricité et eau sur chaque emplacement inclus. C'est la première fois de notre voyage qu'on se branche sur le secteur (et quasiement de notre vie aussi).

La première chose que l'on fait en arrivant, c'est bien évidemment d'aller se baigner... En fait, non, on attend 30 min, pour ne pas avoir à payer, mais surtout parce que le soleil tape encore un peu trop fort. Et puis, on pourrait peut-être manger ? On n'a rien avalé depuis le petit-déj, qu'on avait pris au bar : pain brioché, confiture de mirabelle, beurre, fromage de chèvre super salé, deux oeufs (à coquille blanche) et raisins. Ah oui, et du thé au thym que seule Oriana a aimé.

17h passée. J'ai pas fini mon yaourt, mais Kyra piaffe d'impatience depuis 10 min. Comme le dit la chanson, elle est, elle est, fatiguante... et tout ça, tout ça. On va donc se piquer les pieds sur les caillous et les galets (vous l'avez compris, j'adore me baigner) Ah ! Avec les traditionnels petits poissons qui te bouffent les orteils, Oriana est sure d'avoir vu un petit serpent ! Kyra confirme. Euh, ce n'est pas plutôt une anguille ? Surtout qu'on a vérifié plus tard dans la soirée, il y a des anguilles européennes qui viennent vivre une dizaine d'années dans le lac d'Ohrid, avant de retourner frayer puis mourir dans leur lac d'origine, dont j'ai oublié le nom - Rectificatif, après rechecking sur Wikipédia : elles viennent de la Mer des Sargasses, rejoignent la Méditerranée, remontent le Drin Noir, avant d'arriver ici. Une bonne trotte. Donc anguille ou serpent ? Oriana nous jette son regard de 'mais tu me crois capable de confondre la tête triangulaire d'un serpent avec celle d'une anguille et le corps aplati de l'anguille avec celui arrondi du serpent ?' et nous fait comprendre que c'était définitivement un serpent. Ce qui n'empèche pas la baignade. C'est bon, je suis mouillé, je sors prendre en photos les ébats du reste de la famille et je regarde passer une petite aigrette.

Sur le côté de la plage, près d'un ponton et des roseaux, et d'un pédalo à la retraite (il y en a aussi des actifs, à 400 leks - 3,5€ - de l'heure. Idem pour le kayak en plastique qui fait un peu jouet d'enfant), Eliott découvre une colonie de crabes. Karine lui apprend comment les attraper sans se faire pincer. C'est le genre de trucs qu'il apprend vite. Pas plus tard que 10 min plus tôt, il avait chopé un poisson d'une dizaine de cm à mains nues. A défaut de voir des ours dans les Balkans, on tient peut-être l'homme qu'a vu l'ours...

On enchaîne avec le resto (et ses soi-disants moustiques qui, moi, m'ont laissé tranquille). Pour la cuisine traditionnelle, fallait prévenir à l'avance, sauf que sur la carte, il y a déjà plein de plats locaux dispos. Je liste ce qu'on a pris, du moins bon au meilleur (et quasiement, et bizarrement, presque du plus cher au moins cher) : bistëk (i.e. beefsteak), viande bien grillée et assaisonnée, mais coriace. Koran, un poisson endémique du lac, c'est une truite. Bon, mais un peu sec. Le paidhage, de l'agneau et du mouton grillé. Vraiment miam. Et les shishqebap / qofte, de boulette de poulet sous forme de brochettes grillées. Vraiment miam et pas chères. Tous les accompagnements sont en sus. On avait aussi pris des entrées. Moi j'ai beaucoup aimé le fromage de chèvre très salé au four, mais le top, c'est l'assiette de salade poivrons crème fraiche et plein de bidules, genre tzasiki mais c'en est pas. Bref, 40€ à 5 et bien bon. Petite précision au risque de me faire des ennemis en France caniculaire, certains d'entre nous avaient sorti une petite laine, pour aller manger...

Dimanche 05 Aout

7h La pensée du réveil, qui arrive comme un cheveu sur la soupe : merci se dit Fäleminderit ici, comme presque partout dans le pays. Quand on était à Shkodër et dans le nord, où le dialecte local remonte en force, après avoir été longtemps réprimé, on dit 'falem nëiss' (phonétiquement).

Je m'attable au bar et j'attends 8h pour le café. Vue sur le lac avec la Macédoine sur la rive d'en face. Si j'étais digital nomade, je crois que ce serait mon moment préféré de la journée.

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Albanie
Langues officiellesAlbanais
Forme de l’étatRépublique parlementaire
Superficie28 748 km2
Population98 hab./km2
MonnaieLek (ALL​)
Fuseau horaireUTC +1
Indicatif tél.+355

Pas de visa pour les Français et les ressortissants de l'Union européenne. Pour un séjour de moins de 3 mois, carte d'identité ou passeport en cours de validité

Le climat de l'Albanie est nettement méditerranéen sur toute la partie littorale, avec des étés chauds pouvant être caniculaires, des hivers pluvieux et assez doux, et des intersaisons très agréables. Il est de type plus continental dans les zones montagneuses : les écarts de températures sont très marqués d’une saison à l’autre, et le nord-est du pays connaît des hivers rigoureux, avec la présence fréquente de neige.
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