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Probablement quelque chose comme 271 dodos avant le prochain voyage...
Canada (21/07 - 21/08)

Canada (21/07 - 21/08)

Nova Scotia, New Brunswick, Québec, Ontario

12/09/2016 - Mis à jour le 28/01/2019 partage facebook

Mardi 21/07/2015,

8h10. En attendant l'ouverture des bureaux du transitaire.

J'avais prévu, durant le vol CDG->Montréal, de retranscrire le récit de l'embarquement du cc écrit il y a 3 semaines, mais j'ai plutôt profité de ce temps pour comater un max.

Je zappe aussi définitivement le récit de la semaine dernière, où profitant que les enfants étaient en vacances avec leurs grands-parents, nous avons passé la semaine à vider et ranger la maison (4 voyages à la déchetterie avec notre grand lodgy rempli à craquer).

Encore une fois, la nuit de dimanche à lundi fut courte : 1h pour Karine, 2h pour moi. On a plus 20 ans... Mais la maison est - presque entièrement rangée - et propre (merci papa et maman pour la touche finale après notre départ !). Les valises sont bouclées 'dans les temps'.

- Interlude : c'est dingue le nombre de personnes qui passent avec un verre de café à la main. Plus de la moitié des passants, qui vont visiblement bosser... -

Donc, hier, 9h30, on part avec les grands parents pour CDG. Tom, Esteban et Zayann nous rejoignent là-bas.

Le vol à 2h de retard, en raison de 'violents orages électriques' la veille à Montréal. Çà nous laissera une heure pour la correspondance, mais ils vont nous attendre, on passera en 'priority'.

Enregistrement de bagages. Et là, on réalise qu'entre les multiples changements d'avis entre ce qu'on met dans les bagages cabine et la soute ('trop fragile', 'trop besoin', 'trop lourd', 'trop informatique'...), toutes les crèmes et les bains qui font la peau douce ont fini dans un bagage de cabine. Flûte, on avait fini pas zapper la limite des 100ml par conteneur de liquide... On refile vite quelques écrans solaires et autres trixera à Mamie et advienne que pourra.

Bisous, bisous, au revoir et passage à la douane. Les shampoings dans les trousses de toilette décident de rester sur le sol français... Les crèmes style Effadiane ou Bépantène viennent avec nous, c'est leur B.A. du jour... Kyra sonne sous le portique mais je n'ai pas le réflexe de la prendre en photo les mains en l'air...

Salle d'embarquement... Décollage... Le premier pour les trois enfants. Eliott stresse un peu mais plus d'émerveillement que de peur dans la balance.

Ensuite vient le temps tant attendu du comatage autorisé, et les enfants regardent des films, en se refilant à tour de rôle le seul casque perso qu'on a; ceux offert par Air Transat étant vraiment pourris.

Arrivée à Montréal à 16h30 (22h30 de Paris), après de pénibles et douloureuses oreilles bouchées pour Eliott et Kyra. On est 8 passagers (ça me rappelle un film) à prendre le vol pour Halifax. Des agents de liaison nous font passer les files d'attente plus vite. On récupère nos bagages (toutes), ils les jettent sur un autre tapis roulant (toutes ?) et on embarque à nouveau. On arrive (1h30 de vol ?) après avoir cette fois perdu une heure (-5 par rapport à la France). Eliott est tout étonné : 'Quoi, c'est de l'anglais là ? Je croyais que les Canadiens, ils avait déjà leur langue, l'autre français avec l'accent !'

On récupère les valises. Toutes ? Non. Une petite valise a résisté à l'envahisseur. Est-elle restée à Montréal ? Partie pour Tombouctou ? Mystère. On fait une déclaration de perte, on prend un taxi, et on rejoint notre - super - hôtel, en croisant les doigts pour la récupérer rapidement. On achète 3 plats de pâtes à réchauffer dans le microwave (de la chambre de notre super hôtel) - Adeline ! On a oublié de jeter notre vieux micro-onde ! On compte sur vous pour le prochain passage des encombrants !

Pyjama et au lit ! ... Pour Eliott, ce sera slip et T-shirt de Kyra...

Demain, mission achat de fringues pour Eliott, qui n'a que ce qu'il portait sur les os en partant. Avec un peu de chance, pour se consoler, ce sera aussi école buissonnière pendant un an, vu qu'il y avait aussi tous ses livres scolaires dedans.

Petit déj en solitaire pour moi et je pars au bureau du transitaire.

Voilà, j'ai récupéré mon retard sur le papier. Là, j'attends qu'on s'occupe de moi, après avoir du péniblement épeler mon nom en anglais. Je crois que c'est le pire. Et aussi d'être le seul 'client' et d'attendre je sais pas quoi depuis 20 min.

Pour le passage en douane du cc, la présence de Karine (propriétaire) est obligatoire, alors c'est elle qui s'y colle, et, dans la foulée, elle part en taxi récupérer le cc.

78 000 au compteur, pour le début du voyage sur ce continent.

Ensuite, on fait notre première visite : Walmart et 3h de courses. Puis un petit passage à l'aéroport. La valise est retrouvée, mais pas encore arrivée, alors le petit prince a dit puisque c'est ainsi nous reviendrons mercredi.

On va s'échouer dans un camping pour en finir avec le jetlag (et faire le plein d'eau). C'est un campground RV (recreative vehicle) : on est cerné par les monstres de 10m en provenance d'Arizona, Texas, Minnesota et locaux.

Mercredi 22

6h30. Il pleut. Un petit côté 'typical danish summer' ici (cf. Tour de chauffe). Au programme du jour :

- manger

- ranger

- récupérer la valise

- assurance ?

- trouver la pièce manquante pour le gaz ?

On a une connexion internet alors je checke vite fait les mails. Transmis des parents, un courrier scanné de l’Éducation Nationale. Ils veulent qu'Eliott et Kyra s'inscrire aussi au CNED. On verra ça quand on sera en famille à Sherbrooke.

11h30 Champion ! C'est notre seconde matinée sur le sol étranger et on a déjà retrouvé nos bonnes habitudes de voyage : on est toujours prêt à décoller à l'aube !

Après renseignement au camping, on devrait pouvoir trouver un adaptateur pour le gaz à Frazerway RV, une chaîne style 'Narbonne Accessoires' chez nous. Car pour ceux qui n'aurait pas suivi (à moins que je ne l'ai pas encore dit ?), hier, j'avais acheté une bonbonne de gaz à Walmart mais l'adaptateur commandé sur le net en France exprès pour la transition France/Canada-US n'adapte rien du tout. Comme dirait Garcimore 'hi hi hi, ça marche pas'. La nana du camping en avait bien un, donné par des allemands, mais elle veut pas le vendre.

Frazerway : non monsieur, on a pas ça, mais on connaît quelqu'un qui peut-être... Çà sent le gaz...

On se rend donc chez Hose & Fittings Canada Inc. : hose, pipe, tubing, fittings, clamps, hangers, gas regulators. Le patron regarde nos tuyaux et me dit :

- Non, j'ai pas, et j'ai jamais réussi à trouver la bonne pièce sur internet. Faut couper le tuyau et en refaire un. Mais je peux pas le faire, à cause de la loi.

- Bon, ok, qui peut le faire ? Un garage ?

- Non, personne, à part vous.

Au cas où, il teste tous ses embouts pendant 30 min, mais rien à faire... Il coupe le tuyau, fixe deux nouveaux embouts et me demande de serrer les bagues (et valide mon action de bricoleur amateur). Le tour est joué et côté loi, il est safe. Pour tous ceux qui se retrouveraient dans la même galère que nous (on était pas les premiers, beaucoup d'allemands se retrouvent aussi avec le mauvais embout vendu chez eux), une bonne adresse donc : 81 Ilsley Avenue, BIP, Dartmouth, NS.

Next step, après lui avoir acheté une bouteille, la remplir. Direction 'Canadian Tire' et après une longue attente à l'accueil clientèle, un jeune se charge de la remplir. Laborieux. Job d'été ?

17h. On peut enfin aller chercher la valise, après avoir reçu 4 ou 5 appels de l'aéroport nous demandant quand on allait finir par venir...

Çà y est. Eliott est aux anges, il a retrouvé ses vêtements et a gagné au passage des slips Star Wars, des chaussettes Skylanders et un T-shirt Minecraft 'ils vont le trouver génial Alexis et Maxime', achetés la veille.

On fait une 3ème fois le trajet aéroport/Halifax et on cherche un petit coin pour la nuit, juste avant la ville. J'ai repéré un lac qui a l'air sympa via le tomtom, alors on s'engouffre dans le premier chemin qui a l'air d'y mener. Une route de caillou, apparemment privée, avec tous les 50m une allée vers une maison quelque part dans les bois alentour. On croise un gars qui promène son chien, un peu étonné (le chien aussi, qui poursuit notre cc). On s'arrête au bout de la route, qui donne sur deux allées privées. Le gars nous rejoint et on lui demande si on peut dormir là, pour une nuit. [add-on : 44.8150814,-63.58757 , Guilwood Drive, Miler lake, demandez l'autorisation à Rick Clark, au bout de l'allée :-) ]

- Aucun problème : cette maison est à vendre, et l’autre, c'est à ma belle-mère. Un peu plus haut, c'est celle de mon beau frère et la mienne. Donc pas de problème, installez vous et profitez. Vous pouvez même descendre jusqu'au lac, la vue est superbe.

Au peu plus tard, 'Rick' (désolé, j'ai eu un peu de mal à comprendre qu'il me donnait juste son prénom quand il me serrait la main...) revient avec un tupperware de cookies et nous propose de descendre avec lui. On rencontre sa femme, Carol, ainsi que leur fille (qui parle un peu français) et la grand-mère. Très rapidement, on se retrouve dans leur bateau pour un tour du lac. Magnifique. On échange sur notre voyage qui commence et leurs expériences passées. Une soirée parfaite. Une première rencontre avec une famille très chaleureuse qu'on aurait jamais eu si la valise n'avait pas été perdue. C'est comme ça que j'aime les voyages.

S'en suit une fois rentré au cc une chasse aux moustiques épique (faire visiter le cc et laisser les portes ouvertes à cette heure, ça pardonne pas !), un petit repas rapide et au lit (moi je m'endormais déjà pendant le repas).

Jeudi 23

On range un peu et les enfants partent en expédition dans la forêt. Le grand-père vient nous dire bonjour et on échange à nouveau sur notre parcours. Comme sa fille, il pense qu'on devrait absolument aller jusqu'à Vancouver; que c'est magnifique. Lui-même a fait, il y a quelques années, un périple de 2 ans (si j'ai bien compris) en cc. Il a descendu la côte est des EU, traversé le continent et remonté par la côte ouest et continué par l'ouest canadien avant de rentrer. Mais il passait tous les WE chez lui en avion. Çà aide de bosser à Air Canada !

12h Prêts à partir !

Cette fois, on va au Bureau des Assurances à Halifax... vite réglé : le bureau, chargé de s'occuper des canadiens ayant des difficultés à s'assurer ou en litige nous explique qu'effectivement (on avait essuyé 5 refus en appelant depuis la France), on ne peut s'assurer sans avoir d'adresse permanente au Canada et que les assurances sont pour un an. Et que le véhicule étant français, il devrait probablement passer un contrôle de conformité. Il a déjà rencontré beaucoup d'allemand dans le même cas (encore ?!) et qu'il faut trouver un assureur européen qu'il le fasse. Bin nous - via la GMF -, ça le faisait pas, et j'en avais pas trouvé d'autres qui le fasse. Du coup, l'assurance, elle vient de passer DTC.

Allez, cette fois, let's go to notre 1ère étape : A Hope for Wildlife Society, repéré grâce au périple du combi Nestor qui ont 3 semaines d'avance sur nous dans leur traversée du Canada. Détail amusant, la fille de notre rencontre d'hier, qui fait des études de véto y a bossé comme bénévole ! C'est à 40 bornes à l'est. Çà devrait le faire !

... ou pas. Sur la route, à notre gauche, les bords de mer. Çà commence par de petites étendues quasi fermées qu'on prend d'abord pour des lacs, puis viennent les vraies plages, de galets, avec leur lot de vagues. De vraies vagues. De vraies belles et grosses vagues avec des surfeurs dessus. Allez, juste une petite ballade sur la plage. Eau annoncée à 15°. On va quand même pas se baigner. Pourtant, il y a quand même quelques baigneurs. 1, 2, 3, on craque. Pas si froid finalement. Et les vagues sont vraiment bien. La petite phrase d'Eliott : 'C'est incroyable, la plus petite vague d'ici, était encore plus grande que la plus grande du Blue Bayou [ndr : méditerranée] !' Au final, on s'installe pour la nuit sur le parking de la plage.

A noter pour les suivants : Lawrence Town Beach, à 15 km à l'est d'Halifax, un coin tranquille où passer la nuit sur le bord de mer. On a même pu remplir le réservoir d'eau en demandant au lifeguard.

Vendredi 24

Après midi : visite du refuge pour animaux sauvages. Le guide est vraiment très sympa. Il s'applique à tout nous expliquer lentement, pour qu'on ne rate rien. Putois, martre, belette, hibou, faucon, porc-épic, tortue d'eau douce et terrestre (plusieurs couvées en incubateur), mais aussi animaux exotiques abandonnés ou pris à la douane de l'aéroport : python, perroquet... Avis à l'équipage de Nestor : ils se souviennent de vous !

18h. On quitte la région pour remonter vers le Nord. Nouveau passage devant l'aéroport d'Halifax...

Nuit sur le parking d'une station service, dans le nord de la Nouvelle-écosse.

Samedi 25

Vu dans le journal d'hier en prenant un café : hier, en 1534, Jacques Cartier débarquait en Gaspésie.

Kyra a une 3ème dent en moins. Fée des dents ou petite souris en Nova Scotia ?

11h. On repart (bon je vais arrêter de noter les heures de départ, vous l'aurez compris, le matin, c'est toujours à l'aube, au pied du lit, sur les chapeaux de roue)

Longue halte à Springhill : aire de jeu, courses (amusant, il y a toujours quelqu'un qui repère qu'on est français et qui a quelque chose à nous raconter, avant de nous souhaiter un bon voyage) et sandwich au Subway.

Puis nous passons dans le New Brunswick. Les villes ont des noms marrants : Bouctouche, Miramichi, Pokemouche (merci Mathieu pour m'avoir conseillé l'appli 'Here', que j'ai mis sur la tablette, ça me permet de les retrouver facilement sans connexion !)

On s'arrête goûter dans le parc de Kouchibouguac, à l'embouchure du fleuve du même nom, puis nous repartons vers Caraquet, une étape qu'on s'est ajoutée, pour le Village Historique des Acadiens. Ici, c'est leurs terres et même si seulement 30% des gens sont francophones, les maisons fleurissent de drapeaux français agrémentés de leur étoile. Et ça cause quand même beaucoup français.

Après s'être fait jeter du parking surveillé du village historique, où Oriana hystérique a couru partout, pour semer une nuée de maringouins et s'est fait repérer par les caméras de sécurité, nous échouons sur un petit parking près d'un marais salin où l'on ne peut pas dormir de 22h à 6h. Çà tombe bien, il est 22h. Maudits français !

Dimanche 26

Nous passons six heures au Village acadien. Sur un principe identique à l'écomusée de Marquèze dans les landes ou au village d'antan en Lorraine, le village reconstitué retrace la vie des Acadiens sur plus de deux siècles. Le Routard (de 2006) le décrit comme un moment inoubliable. Sans aller jusque là, la visite reste quand même beaucoup plus riche que tout ce qu'on a déjà visité en France (ou en Finlande). Kyra a tout de suite trouvé les mots justes en arrivant : c'est un peu comme à l'époque de la petite maison dans la prairie... La présence d''animateurs' dans chaque maison, en costume d'époque, qui effectuent toutes les taches quotidiennes d'autrefois est vraiment un gros plus. Nous avons aussi été invité à partager un repas - la grosse soupe - dans une maison. Eliott, qui ne tolère normalement que le velouté, s'est régalé avec cette soupe de porc aux légumes. Des gros morceaux ! 'Ah, enfin de la nourriture qui est bonne. Parce que jusque là, je croyais qu'ils ne savaient rien faire de bon par ici !'. D'autres moments forts, comme pour moi écouter le tavernier qui est conteur de métier et nous raconte son expérience à Nantes où il a passé quelques mois à raconter des histoires dans les écoles maternelles et primaires, pour 'voir si les enfants de France le comprenaient et accrochaient à ses 'histoires'. Où encore cette dame qui, après lui avoir posé des questions sur l'origine de leur drapeau, l'histoire de leur implantation et déportations, se met à nous chanter leur hymne, en latin. On sent la fierté et le plaisir de pouvoir raconter la vie de leurs aïeuls. Leur refus d'entrer en guerre contre les anglais à la demande du roi de France, puis leur refus de rejoindre les anglais contre la France. Une certaine reconnaissance que l'Acadie ait été reconnue 'Patrimoine historique de l'humanité' par l'UNESCO en 2012.

A la fermeture, nous retournons dormir au même endroit que la veille, devant notre cher panneau 'Interdit aux caravanes de 22h à 8h'

Lundi 27

5h30. Rien à faire, j'ai beau être fatigué, je suis bel et bien réveillé comme tous les matins autour de 6h. Je me retrouve dehors à la table de picnic. Çà caille !

Petit déj'. Çà y est, je suis accro au gruau pour cheval au sirop d'érable et cassonade.

18h30. On bouge. On remonte vers le Bic. Au revoir Acadie. Musique. Monmix (album Monmix), Renan Luce, Maison Tellier. On comprend mieux pourquoi les panneaux 'Adopt a street' un peu partout : elles sont vraiment pourries, faut cotiser !

Petite halte photo. Un motard qui faisait sa pause clope vient nous saluer. Sa fille se marie en France dans 15j, près d'Avignon. Son futur gendre a monté un club de Harley dans le coin. Amener sa fille devant l'église en Harley, ça va donner. (S'il y en a parmi vous qui se sentent l'âme d'un Sherlock Holmes, et retrouvent l'identité du père de la future mariée, on est preneur pour le féliciter via internet...)

On s'arrête pour la nuit près d'une rivière.

Mardi 28

En repartant, on aperçoit des pécheurs à la mouche, en plein milieu de la rivière. Ambiance 'Et au milieu coule une rivière'.

Nous passons l'après-midi au parc national du Bic. Les ballades et le paysage sont sympas. Nous allons dans la Baie des Ha ! Ha !, faisons le tour de l'île des amours et nous rendons à la pointe aux épinettes. Mais les phoques ne sont pas là. C'est marée basse et à cette heure ils sont à Cap-à-l'Orignal : une ballade de 5,5km de niveau difficile, c'est pas pour nous; et comme on veut pas attendre la marée haute (genre à 24h ou à midi le lendemain), on part. Il faut dire que le camping du Bic est très décevant : c'est peut-être très bien pour ceux qui font du camping-canoé, mais pour ceux qui espéraient laver leur linge et remplir l'eau etc..., c'est la misère. En fait, les emplacements se trouvent disséminés un peu partout dans le parc et pour les cc, il ne restait plus que des places sur un parking 'aménagé' (aménagé de quoi ? Il y a juste des numéros sur les places de parking), au centre du parc. Plein soleil, pas de table de picnic, pas de toilette, pas de douche, pas d'arbre (et donc rien pour faire sécher le linge). Et la buanderie et les douches sont à l'entrée, soit environ 2km. On aurait du payer juste pour une journée au parc (d'ailleurs, 7,5$ par adulte, je trouve ça cher). En France, les ballades dans les réserves naturelles sont bien gratuites ? 23$ (l'emplacement) à la poubelle.

Du coup, on roule un tout petit peu, à Trois-Pistoles et on cherche un truc à manger. La cantine d'Amour. Un fast-food sympa où on prend à emporter divers hamburgers et notre première poutine, qu'on trouve très bonne. Puis on trouve un coin pour dormir près du camping municipal.

Mercredi 29

Vers midi, on s'installe au camping de Trois-Pistoles. Cette fois, ça le fait. Bel emplacement ombragé avec un écureuil dans un arbre. Piscine, wi-fi, buanderie. Et plein d'oiseaux qui font des bruits bizarres. Pic-vert, choucas (je crois. On dirait le bruit d'un singe) et geais moqueurs. On début je pensais que c'était un mec qui s'amusait, mais non, c'est pour de vrai. Le même sifflement que dans Hunger games, un peu foiré sur la 4ème note quand même.

Le soir, on retourne à la cantine d'amour. Karine et Oriana reprennent une poutine chacune. Moi je tente la cipaille : couche de bœuf, couche de patates, couche de poulet et on recommence, avec une espèce de pâte de tourte au dessus. Bon, je me relèverai pas la nuit pour en reprendre. Çà confirme mon avis que les patates, quand c'est ni des frites ni de la purée, c'est pas terrible et que le bœuf mijoté ou en ragoût, c'est un sacrilège.

Jeudi 30

7h30 De retour d'un footing d'une heure. C'est confirmé, on est bien dans Hunger games. Dans les bois en plein milieu de nulle part, je les entendais converser, 4ème note comprise.

Ce matin, pendant notre brunch dehors, l'écureuil nous a fait l'honneur de venir tout près de nous

18h Traversée Rivière-du-loup -> St Siméon

Vendredi 31

Prise de bac (10 min) de Baie-Ste-Catherine à Tadoussac puis continuation vers Les Bergeronnes.

13h Énorme orage, grosse pluie. La sortie en mer pour les baleines semble compromise mais...

14h30 Magnifique soleil !

16h30 Nous voilà partis en zodiaque pour 2h. Bilan : deux marsouins (ça ressemble à des dauphins noirs), des phoques, des petits rorquals et des rorquals communs (la 2ème plus grande baleine au monde). Il y en a même un qui nous a montré son ventre blanc. Sur le retour, Kyra a réussi l'exploit de s'endormir, malgré le fait que le zodiaque faisait des bonds à se n... le c.. et que l'avant ne touchait pas la mer.

On se cherche un petit coin à côté pour dormir. Ah ! Un panneau avec une tente barrée. Parfait !


Samedi 1er Août

Gros moment de déprime de Karine, elle a fini son seul livre, acheté à l'aéroport avant de partir. Hourra des enfants : elle va pouvoir nous répondre quand on lui parle. Bémol de Kyra : 'Nan mais les gars, elle a encore son téléphone quand même !' C'est vrai que whatsapp chauffe encore pas mal...

Aujourd'hui, contrairement à ce qui avait annoncé, pas d'école : la maîtresse n'avait pas encore regardé les manuels. Du coup, ça c'est transformé en cours sur l'organisation et présentation du scolaire.

Bon, c'est l'heure de reprendre, la route, direction Lac St Jean, par la route 172, rive Est du Saguenay.

J'y repense parce qu'on vient d'en recroiser, ici, les gens ne transportent pas de vélos sur leur voiture, mais des canoës

Pendant qu'on roule (à nouveau sous la pluie), un peu de vocabulaire. Concernant le code de la route, justement, on passe rapidement sur le classique 'arrêt' (c'est à dire 'stop') pour le niveau débutant confirmé : 'corridor de sécurité'. Alors ? Qui se lance ? Réponse : 'bande d'arrêt d'urgence'...

Désolé pour l'interruption dans le récit, mais on vient de s'arrêter pour prendre en photo un panneau 'défense de flâner'...

Je reprends le petit quizz vocabulaire. Une boisson, c'est quoi ? C'est une boisson alcoolisée. Du coup, un liqueur, c'est quoi ? Un soda... et donc, un breuvage ? C'est tout le reste : eau, jus de fruits, café, thé. Exercice pratique :

- Tu veux-tu quoi comme breuvage ?

- Euh, un martini blanc ?

- Désolé, on ne vend pas de boisson. Tu boiras-tu une liqueur ?

Kilomètres et musique, Zaz, JJG...

... Truc de ouf, à Mashteuiatsh (prononcez Mashteuiatsh), il y a un Musée du Cheddar ! Les mecs, ils ne connaissent qu'un seul fromage et ils en font tout un fromage !

On se pose sur le parking du Zoo de St Félicien, en croisant les doigts pour pas se faire virer. Et à peine 5 min plus tard, un autre cc s'installe près de nous. Des français (de la Réunion). Parce qu'eux aussi se posaient la question de la faisabilité de la chose. A croire qu'il n'y a que les français pour avoir ce genre d'idée. Idée pas forcément si bonne d'ailleurs : il est 23h et il doit y avoir une course de moto pas loin. Çà pétarade depuis plus d'une heure.

Dimanche 2

Le zoo sauvage de St Félicien. Pas énormément d'espèces animales, mais pourtant extrêmement bien. 70 espèces, en comptant les canards, bernaches et autres oies, ainsi que les carpes et les ouaouarons (vous chercherez...) Par contre, uniquement des espèces boréales. Et ça c'est cool. Pas de girafe, lion ou éléphant. Seulement des animaux arctiques, soit sur leur lieu de vie, soit au moins avec un climat qui leur convient (ça vaut aussi pour les chameaux de Bactriane de la zone 'Mongolie').

Le Zoo est composé de 6 zones : arctique (ours polaire), forêt mixte, Mongolie (chameau, cheval de Prewalski, Yanghir, Yack), Asie (tigre de l'Amour, macaque japonais), montagne (coyote, couguar, lynx roux) et parc des sentiers de la nature (en 'train'). Nous y avons passé plus de 6 heures. Les zones les plus sympas sont clairement le parcours en train (en simili train, c'est une jeep qui tire des remorques) et la forêt mixte.

Dans le premier, on voit des ours brun, noir, grizzli, bison, bœuf musqué, cerf de Virginie, loup, caribou, orignal, wapiti etc. Tous vivant ensemble dans une immense plaine, sauf les loups qui ont leur propre espace.

Dans la seconde, on voit des castors (et leurs bébés), loutres, ratons-laveurs, carcajous, renard, mouffette, marmottes, ouaouarons (c'est le bruit qu'ils font d'ailleurs), porcs-épics (grimpé dans son arbre, on a du mal à y croire).

Malheureusement, suite à l'alternance d'énormes averses et de soleil, on a vu ni lynx, ni couguar, ni coyote. Par contre, tous les animaux de la forêt mixte étaient de la fête.

Un autre lieu sympa est l'aire des macaques japonais, où grâce aux jumelles des enfants, on pouvait voir une mère allaiter son petit.

Le zoo en lui-même est vraiment extrêmement bien aménagé, avec une rivière (des rapides) au milieu qui se sépare en deux, formant une île pour certaines zones. Le cadre est vraiment magnifique et la vue sur le lac de la zone en train à tomber raide.

Il y a juste un truc à éviter : ne craquez pas devant le nom aguicheur de café caribou à 6,50$. Déjà que le café, c'est du jus de chaussette, si vous y ajoutez une espèce de vin cuit fruité du coin, c'est beurk. Donnez moi un vrai café calva !

J'allais presque oublier le film de 15 min avec effets sensoriels (senteur - mais oubliez-moi -, vent frais, mousse pour simuler la neige...). Le montage est impressionnant et fait uniquement avec des prises de vue depuis le parc. Cela montre la vie des animaux sur une année. Vraiment bluffant.

Lundi 3/08

2h30 du matin : sifflement bizarre. C'est notre convertisseur 220V qui se plaint de ne plus avoir de jus. En fait la batterie cellule vient de passer sous les 12V. Il faut dire qu'avec le temps (beaucoup de pluie hier), le panneau solaire pouvait pas faire grand chose. Avec les douches (la pompe) et le rechargement des téléphones, tablette et appareils photos... Ce matin encore, c'est pas le solaire qui va nous servir, vu qu'il a plus toute la nuit et que c'est pas fini. Heureusement, on va rouler. En route vers Québec.

On les a vu, les ratapouilleurs de route : ils font ça au râteau ! Tout s'explique !

21h Ce soir, on a pas eu à chercher où dormir : on est invité :-). Annie, qui suit notre périple sur le net, nous avait proposé de passer alors qu'on était encore en France. Comme on se rendait vers Québec, je comptais profiter de la connexion à très lent débit du McDo de ce matin pour planifier un petit coucou, mais elle m'a devancé en réitérant l'invitation. On a donc eu le plaisir de faire connaissance ce soir, et demain soir, on fait un repas ensemble.

Mardi 04

Ce matin, j'étais de ballade à l'heure des éboueurs. Et bien figurez-vous qu'ici, une seule personne, le chauffeur, se charge du ramassage. A l'arrière droit du camion, un bras mécanique se charge d'attraper les poubelles, les vider et les reposer délicatement.

J'ai oublié de le signaler hier; Jui Lian, la fille d'Annie et Stéphane, nous a donné la réponse à la question 'petite souris versus fée des dents'.

- T'as-tu déjà eu une dent qui branle toi ? m'a-t-elle demandé.

Du coup, j'en ai profité pour glaner l'info. C'est donc la fée des dents qui a laissé une pièce de 2$ sous l'oreiller de Kyra la semaine dernière.

Sinon, je continue d'élargir mon champ lexical, en regardant Eliott qui a pogné une sauterelle. Il aurait pu pogner un rhume, ça marche aussi.

Aujourd'hui on va voir les chutes de St Anne. Sur la route, on s'arrête devant la cathédrale de St Anne de Beaupré. Je ne connais ni la taille du village, ni le nombre d'habitants (une carte postale pour le premier qui donne la bonne réponse), mais la cathédrale est comparativement incroyablement grande. Je ne suis pas expert en art ecclésiastique et ne souhaite pas le devenir, mais l'intérieur est assez notable. La voûte est peinte d'espèces d'enluminures sympatoches, il y a derrière l'autel une dizaine de crèche de différents pays : japon, en papier mâché limite manga SD (pas sadomaso, 'super déformé' !), Afrique (j'ai oublié le pays), en ivoire et ébène avec des éléphants en lieu et place des moutons... Et sous la cathédrale, sur toute sa surface, une chapelle. Et ça, ça fait bizarre, on a l'impression d'avoir deux églises au même endroit. On apprendra plus tard que le terrain de la cathédrale avec été donné aux clergés par les ancêtres d'Annie !

Les chutes. 75m, soit une vingtaine de plus que celles du Niagara (mais évidemment beaucoup moins large). Pas mal. On passe par trois ponts suspendus qui nous permettent de la voir à tous les niveaux et sur tous les angles. Une chouette ballade d'1h15. Par contre - mais c'est le cas pour beaucoup de choses qui se visitent au Canada, je trouve que c'est cher : 13$ par adulte et 7$ par enfant. C'est un peu comme si en France, on faisait payer Fontainebleau ou la Dune du Pilat...

Flash-back linguistique : on dit pas impasse mais cul-de-sac. Certes, le mot est aussi utilisé chez nous, mais employé comme ça, à chaque fois que je vois un panneau, j'ai l'impression que j'arrive chez Bilbo le Hobbit.

Mercredi 5

On se prépare à partir, après une séance de maquillage pour Eliott (serpent) et Jiu Liam (licorne) par Karine. Au revoir Annie et Jiu Lian (Stéphane est au taf depuis longtemps - Merci pour avoir veillé tard pour le feu de camp). Grosses larmes de Kyra qui aurait aimé jouer avec Jiu Lian quelques jours de plus... Hier, nous avons passé une super soirée ensemble, hamburgers puis chamallows autour d'un feu dans le jardin, à discuter voyages. J'ai encore appris un nouveau mot : être marabout (devenir grincheux, comme quand on manque de sommeil ou de nicotine. Je crois que je n'ai pas fini de l'entendre à mes dépends celui-là...).

Encore merci pour ces échanges, et pour le bon café à 7h30. C'est quand même plus agréable de discuter devant un café que d'attendre dans le cc que le reste de la famille se réveille !

Après relecture du Routard et Lonely, nous décidons de ne pas aller au Village Huron-Wendake.

Nous mangeons sur un parking près des Plaines d'Abraham, dans le cc pour ne pas être mouillés. Les enfants font la connaissance de leur premier écureuil de type 'petit gris' (Allô, Agent Mulder ?), puis nous décidons de zapper la ballade dans les Plaines, pour aller nous garer plus près de la vieille ville (à 3km). Grave erreur ! Une heure pour faire 1 km et se voir refuser l'accès aux parkings pour cause de grande taille. N'ayant pas envie de refaire le chemin dans l'autre sens, on décide d'aller directement à la chute Montmorency pour le feu d'artifice et là, horreur ! Ce n'est plus ici que cela se passe, mais dans la vieille ville !!! C'est ça de fonctionner avec un Routard et un Lonely de 2005. C'est pas fiable ! Du coup, je planifie un contournement de la ville par le nord, d'est en ouest, pour retourner à notre parking à 2km du centre. Mais finalement, en chemin, on trouve un panneau de stationnement interdit de 8h à 18h. Il est 17h30. On se gare et une charmante dame garée juste devant nous vient à ma rencontre pour nous confirmer que j'ai bien compris : on peut faire comme elle et attendre 30min pour bénéficier d'une place (rare) et de surcroît gratuitement. Il n'y a deux emplacements comme ça ici (et quelques autres dans le même cas près du Parlement).

En plus, à 19h, la parade passe juste à côté pour se rendre vers la vieille ville. On ne savait pas qu'il y avait une parade (ça explique les quelques personnes en costume d'époque qu'on avait croisé).

Bref, de l'horreur au gros coup de chance. Seul bémol, là dehors, en attendant l'heure, il en tombe une sévère...

19h15 La pluie s'est arrêtée, parce que c'est l'heure de la parade (à moins que la parade commence, parce que c'est l'heure de l'arrêt de la pluie ?) Mais pourquoi cette parade ? Parce que c'est aujourd'hui le premier jour des fêtes de la Nouvelle France ! Et ça, nos guides de 2006 le disaient, mais on l'avait pas lu... Cool ! On nous a fait une bonne surprise pour compenser notre 'bumper à bumper' autour de la vieille ville (à moins que ce ne soit le bumper à bumper qui était du à l’événement ?)

... 22h. Un chouette défilé. 'Vive les filles du roi !' - un moment, j'ai compris les 'filles de joie', mais ça avait l'air un peu pareil.

Ensuite, on a regardé deux spectacles de rue et le très chouette feu d'artifice, avec notamment des explosions en forme de cœur Balèze !

Puis j'ai ramené Kyra endormie dans mes bras sur les 1,5km du retour. Balèze aussi !

Jeudi 6

01h00 On roule un peu vers Trois-Rivières. On galère un bon moment pour trouver un endroit pour dormir - les enfants sont d'ailleurs déjà couchés - et on finit par renoncer sur la pire station service rencontrée jusqu'à maintenant.

11h Il re-pleut. Les plus jeunes jouent à cache-peluche dans le cc et on repart.

Interlude : 'cellulaire au volant, gardez-vous une petite gène'. Une carte postale à celui ou celle qui m'explique cette phrase, lue à l'arrière d'un bus.

Nous faisons la visite de la cabane à sucre 'Chez Dany'. Il s'agit d'un petit exposé de dix minutes sur le circuit de fabrication du sirop d'érable. Court, mais bien expliqué. Et j'obtiens la composition du 'café caribou' pas bon : vin cuit, whisky et sirop d'érable. C'est le vin cuit qui avait un goût de fruit rouge ? C'est la seule cabane à sucre ouverte l'été. Ils sont producteur mais leur forêt se trouve plus haut, dans la Bosse (orthographe correcte ?) Tiens, ça me fait penser que je vous avais pas dit que le père d'Annie était aussi producteur bosseron et qu'elle nous avait offert une boite de sirop de sa production ! Miam ! Vu qu'il est 17h et que le repas du soir est complet (un car de touristes asiatiques), nous décidons de revenir demain.

On tourne un peu dans la ville en suivant les panneaux GP3R (Grand Prix Trois-Rivières). A la base, j'espérais être à 3R le WE précédent, pour assister à une course de Nascar. Ce WE, c'est LE GP de rallycross. La course est entrée l'année dernière dans le Championnat du Monde de la Fédération Internationale de l'Automobile, comme 1ère course hors de l'Europe. C'est "la plus prestigieuse épreuve de la série de courses la plus importante du Canada". Excusez du peu ! Il s'agit du plus vieux circuit urbain en Amérique du Nord (dans une sorte d'hippodrome). On assiste à une exposition des bolides et une petite démo de drift en ville, par les pilotes de la Team Monster Energy, 1er sponsor de l’événement Côté sponsor, moi j'ai kiffé les demoiselles Monster, mais les photos en parleront mieux que les mots... Karine et moi sommes super chauds pour revenir pour les courses, mais les enfants un peu moins. On va voir le circuit... Çà semble compliqué : à priori pas de possibilité de parking pour le cc, sauf au camping improvisé pour l'occasion, et c'est 150$ pour trois nuits (pas de tarif à la nuit). Pour les billets, c'est 60$ à partir de 12 ans. Çà fait chaud aussi pour le porte-monnaie. Du coup, je le mets dans ma todolist en rentrant en Europe. Mais je compte toujours passer par une ville où se déroule des courses de Nascar ou d'Indy. Sur le circuit américain alors. Je pense que Karine a déjà basculé de mon côté alors qu'elle n'avait pas l'air particulièrement intéressée avant de partir. Si ça se fait, promis, on demande à Flash McQueen une dédicace pour Esteban et Zayann !

On finit sur un nouveau spot pas terrible (ZAC) mais avec une aire de jeu à côté. En fait, c'est fréquent ici, les écoles ont une aire de jeu dans leur cour, avec un petit accès ouvert sur l'extérieur. Je ne sais pas comment ils font pour surveiller les enfants et éviter qu'ils ne se sauvent pas là...

Vendredi 7

Pas de petit déj ce matin, nous nous rendons 'Chez Dany' à 11h30, pour un repas avec toutes les spécialités autour du sirop d'érable. On a quand même réussi à trouver la seule cabane à sucre qui fonctionne en dehors de mars-avril, ce qui étonnera même notre famille québécoise. Par contre, tous les touristes la connaissent et le décor est à l'avenant : des murs très kitchs parsemés de T-shirts, billets de différents pays dédicacés, plaques d'immatriculation et multitude de cartes postales. Çà rappelle un peu le restaurant à Tankavaara en Finlande, qui se maintient tout de même à la première place du podium de la kitcherie (difficile de faire mieux que des soutien-gorges accrochés aux pales d'un ventilateur). Au menu : soupe aux pois, fèves au lard, pâté à la viande (tourte), omelette au four (et au sirop), jambon fumé à l'érable (et au sirop), oreille de crisse (lardons en beignet/chips), betteraves marinées, pomme de terre (rissolées), crêpes (plutôt pancakes, au sirop) et bien sur, tire sur neige. La tire est une sucette : une petite louche de sirop d'érable posé sur la neige (pour l'occasion, de la glace pilée) qui fige et qu'on enroule sur un bâtonnet A manger vite car le sirop re-fond !

Nous partons ensuite pour Sherbrooke. Merci à l'appli Here sur la tablette, car notre tomtom a bien la carte de la ville, avec le nom des rues qui s'affichent, mais impossible de chercher une adresse via l'index. Et pour l'instant, il n'y a que pour Sherbrooke que ça le fait...

Nous voilà en famille. Avec tout un étage de la maison rien que pour nous ! Des chambres ! Des lits !

Nous nous régalons avec un parmentier à la viande hachée d'orignal et passons une super soirée.

Eliott et Kyra sont heureux de redécouvrir des jouets et les playmobils s'étalent un peu partout.

Samedi 8

8h Je pars avec ma tante Johanne à la recherche d'une boulangerie. Mission presque accomplie, on revient avec des baguettes, des croissants et des chocolatines, le tout presque comme en France. Puis un petit tour avec mon oncle Joseph au point d'information et dans une librairie pour acheter les guides USA, que nous n'avions pas encore. 3 Routards moins cher qu'en France, grace aux 30% de Joseph, qui avait acheté quelques parts dans la librairie lorsqu'elle cherchait un financement. A l'origine, le gars vendait/prétait ses livres dans son garage. Depuis, c'est devenu un genre de petite FNAC, mais on peut encore s'assoir pour bouquiner toute une après-midi.

On part ensuite voir Valérie, une fille de ma cousine, jouer au rugby. Quart de finale contre Montréal, gagné sur le fil.

L'après midi et la soirée, c'est chez Caro et mon cousin Loïc. Les enfants profitent à fond de la piscine, avec leurs cousines issues de germain. On aura la surprise de découvrir à la fin du repas qu'au Québec, il existe aussi de vrais fromages : oka, sir Laurier, hatley...

On enchaîne les supers soirées !

Et j'ai failli oublier : Loïc ne fait pas les BBC (c'est Caro qui s'y colle) mais il compense avec ses cheese cakes ! Et on en profite, parce qu'en France, on a pas la crème pour les réussir.

- Bin ouais, il faut du Philadelphia.

- Quoi ??? Mais on en a maitenant. Un genre de fromage kiri à tartiner.

- Non, pas celui à tartiner, ça marchera pas, il faut la version en brique.

Rhaaaaa. Espoir fugace, grosse déception !

Dimanche 9

Journée au chalet à Marbleton avec - presque - toute la famille québécoise. Il ne manque que Delphine qui rentre vendredi de son tour d'Europe. A notre arrivée, les jeunes, Clovis, Emile et Raphael faut une pause dans leur partie de Magic the Gathering. Ca me rappelle de bons souvenirs d'il y a 20 ans.

18 à table. En entrée épi de blé d'Inde (maïs) à rouler dans le beurre et à saler... en dessert, chamallow au feu de camp. On tente même les smores (prononcez smores ou smores, ici le débat n'est pas clot sur ce point ;-) ), à la mode Vio : des biscuits au chocolat, style petit écolier, et un chamallow grillé en sandwish entre les deux plaques de choco.

Est-ce la peine de préciser : encore une super soirée ?

Lundi 10

Ce matin, c'est détente lecture pour Eliott : une bd de Tintin en québécois : 'colocs en stock'.

Puis, 'de gré ou de force', Joseph nous emmène au Musée L.E. Beauregard. Ancien postier, il consacrait tout son temps à la sculpture sur bois, en faisant des scènes de la vie agricole de son enfance à Dudswell. Au final, je dis merci Joseph, car c'était assez impressionnant. Les enfants ont aimé comme moi le souci du détail (toutes les maquettes sont fonctionnelles) et le fait de retrouver ces choses qu'ils avait déjà pu voir grandeur nature auparavent, comme la cabane à sucre.

L'après midi, c'est baignade au lac sous un super soleil.

Et le soir, c'est 'couché tôt avec le mal de crane' pour moi et feu de camp et chansons pour les autres.

Mardi 11

De retour à Sherbrooke. Kyra profite de la pluie pour faire une après-midi pyjama. Ce matin, elle a encore perdu une dent. A ce rythme, ça doit être le scorbut...

Mercredi 12/08

Aujourd'hui, journée pénible pour moi sur l'ordi : complément de paperasse pour Oriana au CNED, préparation des dossiers pour Eliott et Kyra au CNED (l'Education Nationale ayant estimée qu'il n'y avait pas de raison qu'ils n'en 'bénéficient' pas, comme leur soeur. Nous, on se serait bien contenté de 'l'éducation en famille'...) et surtout recherche d'une assurance pour le cc.

Heureusement, en fin de soirée, nous sommes allés chez ma cousine Vio, et Emile, mon petit-neveu (?), nous a présenté son serpent de blé. Magnifique contricteur, tout doux et tout mignon !

Jeudi 13

Accident de vélo ce matin pour Raphael, autre petit-neveu, fractures de la machoire et commotion... Urgence, hospitalisation et nuit à l'hôpital. Pas glop du tout.

Loïc, le papa, nous accompagne quand même avec ses deux filles pour la ballade dans Sherbrooke à la découverte des fresques. Avec un guide local, c'est vraiment mieux : en plus de s'amuser à chercher les objets cachés sur les grandes fresques murales qui égayent la ville, on a droit à l'histoire de tous les lieux qu'on traverse et un chouette détour le long de la rivière Magog. On a pas laissé de pourboire, mais comme Loïc est à l'origine de ma première pièce de collection StarWars (la figurine Kenner de Greedo offerte il y a 35 ans), je suis plus à une dette près.

Le soir (à 22h30), nous sommes allés à Foresta Lumina à Coaticook : "un parcours nocturne illuminé créé pour l’un des sentiers les plus parcourus au Québec et célèbre pour détenir le plus long pont suspendu en Amérique du Nord." Ouvert l'année dernière, ils espéraient une centaine d'entrée par soir... en une saison, je crois qu'ils ont fait quelque chose comme 70 000 entrées ! Victimes de leur succès, la file d'attente pouvait aller jusqu'à 2h ! Cette année, l'organisation était au poil : réservation par internet par tranches d'une demi-heure, à partir de 20h30, ils ajoutent une nouvelle tranche à chaque fois qu'ils ont atteint leur capacité maximale (jusqu'à 23h30 !). Du coup, pas d'encombrement sur le sentier. On a fait le plein de luciole dans la forêt, découvert la danse d'une fée en 3D qui rappelait le message de la princesse Leïa diffusé par R2D2. On a fait le parcours (1h45) avec une pierre dans la main pour la déposer à la fin près de la rivière aux voeux. Rencontré le diable. Fuit le monstre géant. Reposé près de l'arbre dont les racines bouge et qui prend feu avant de renaître (vraiment bluffant). Traversé le grand pont et la forêt aux orages. Succès mérité !!!

Vendredi 14

Visite de la ferme des Broussailles, à Martinville. Encore une famille pleine de punch, qui après quelques années en Suisse est revenue l'année dernière au Québec, et s'est lancé dans l'élevage de chèvres et la fabrication de fromages. J'ai vraiment été impressionné par cette capacité à partir de presque rien et à tout faire soi-même. Un très bon accueil avec des gens qui ont des choses à dire et qui transpire l'amour de leur projet. Et de surcroit on a fait le plein de bon fromage; ça nous manquait. N'hésitez pas à faire le détour si vous passez pas loin. Woofing possible.

Bonne nouvelle, l'assurance du véhicule, c'est ok jusqu'au Mexique (la super carte Premier de Karine n'a a priori pas voulu être débitée, mais ma petite Visa à finalement fait l'affaire !)

Le soir, on passe faire un coucou à la fête de retour de Delphine (autre petite-nièce) qui vient de rentrer de son voyage d'un an en Europe. Une sorte de passage de fllambeau !

Samedi 15

Grand rangement, nettoyage à fond du cc, vernis à ongle pour les filles et même pour Johanne qui la pauvre ne pourra plus faire la vaisselle et après un au-revoir un peu dur on finit par partir vers 19h30... pour s'arrêter 30 minutes plus loin parce que les enfants s'endorment et qu'on aimerait qu'ils mangent avant !

21h30 : les deux petits se couchent et on roule jusqu'à Montréal.

Dimanche 16

6h En ce qui me concerne, squat dans le Tim Horton (j'adore ce nom, entre Tim Burton et Horton, l'éléphant du dessin animé éponyme) parce qu'Eliott a pris ma place dans la capucine, après que son store occultant ait décidé de définitevement ne plus rien occulter de sa couchette. Paix à son âme.

Au programme du jour, on s'occupe du cc : trouver un garage ou Canadian Tire pour remplir la bouteille de gaz, un produit pour graisser les joints en caoutchouc pour les fenêtres, un truc pour la fenêtre d'Eliott, si possible un truc pour mettre des haut-parleurs (désolé pour l'éventuelle faute d'orthographe, je suis faché avec les accords des mots à tirets) à l'arrière et j'en oublie probablement. On va aussi chercher des enceintes pour l'ordi, que les enfants puissent écouter des films sur la route. Et bien sur le classique, pénible mais nécessaire achat de quoi manger pour 3 jours. Tout n'est pas rose dans un tour du monde !

Ah oui, peut-être quand même un truc fun : je viens de lire sur le blog de 'Nestor', le combi volskwagen (http://www.lesaventuresdenestor.com/ et à suivre aussi sur FB, si vous voulez avoir un aperçu de nos étapes avant même qu'on les fasse, car on les copie un peu !), qu'au parc du Mont Royal, il y avait des ratons-laveurs en liberté : s'il nous reste du temps pour la détente !

Comme au premier remplissage, petite galère pour faire marcher la bouteille de gaz. Apparemment, tout est question de serrage et d'ajustement au tuyau (le système de sécurité est peut-être un peu trop sécuritaire). Ceux sont les gens du magasin pour cc qui ont expliqué que cela arrivait régulièrement. Par contre, ils n'avaient rien pour le store en vrac d'Eliott, ni pour les enceintes du cc. En fait, si, ils avaient bien quelquechose, mais après étude de notre autoradio, la manière de faire les branchements dessus semble complexe : pas de place pour sortir les fils, à moins de faire un trou dans le tableau de bord ou de trouver un moyen d'accèder aux fils en dessous. Y'a bien plein de fils qui passent sous ma boite à gants, mais ça me ferait mal de couper ceux de la clim pour y connecter le son. Quoique, vu qu'on a pas de clim, y'a pas tant de risque... Bon, étant donné qu'il y a une prise Jack 'Aux' sur la facade, on va pas s'enflammer tout de suite.

Repas du midi : oh, un McDo avec une aire de jeu ! Grand Angus ou Angus classique ? Je crois que je vais bientôt poser mon véto pour qu'au moins on change de chaine de fast-food !

Allez, aux courses ! Finalement non, il est presque 17h, heure de fermeture de la plupart des magasins le dimanche...

Go to the Parc du Mont Royal alors. Perso, j'y allais pour voir les ratons laveurs en liberté, mais les enfants (et Karine) ont tout d'abord préféré faire une étude approfondie de la faune aquatique du Lac aux castors : petits poissons rouges, minuscule poisson rouge, moyens poissons rouges, grands poissons rouges, vraiment énorme poisson rouge. Puis vint le moment de l'inspection zélée de l'aire de jeu. Et ça, ça prend du temps. Il faut dire qu'elle était pas mal, avec ses jeux d'eau, sa mini-tyrolienne et autres rochers d'escalade. Stop ! Maintenant, on prend les petits chemins dans la forêt pour voir les ratons laveurs. A 19h ? Erreur ! C'est l'heure de bosser pour les moustiques. Finalement, les plus jeunes et Karine retournent jouer au freesbee dans la plaine non infestée, tandis qu'Oriana poursuit avec moi. Courage récompensé : un gros raton laveur passe devant nous et se réfugie dans un arbre, avant de redescendre tranquillement, jusqu'à disparaître définitivement quelques minutes plus tard au passage de joggers. Par contre, on aura payé le divertissement au prix de notre sang. Et c'est pas trois ou quatre écureuils de plus qui vont compenser une armada de moustiques.

21h Interlude pratique : Merci à M-L pour ses conseils, Eliott est ravi du sac poubelle opaque scotché sur sa fenêtre.

Douches méritées, car c'est WE de canicule ici. Oserais-je dire enfin ? Bon, canicule, c'est relatif, cela veut dire 30° en journée et pas en dessous de 20° la nuit. Je crois que les normes européennes ne sont pas tout à fait les mêmes.

Puis repas frugal (de chez frugal) et au lit les enfants. Karine se sent de reprendre un peu la route, histoire d'avancer un peu de temps en temps.

La veinarde : à peine sortis du parking, deux gros ratons laveurs traversent la route devant nous.

On roule... 45 minutes, sans trouver de station diesel. En fait, il faut toujours sortir de l'autoroute pour ça et bien sur, quand on sort, y'en a pas et quand on sort pas, 'ah bin si, regarde, il y en avait une'... On finit par trouver, après quelques kilomètres de stress dans le rouge. Merci au veilleur de nuit de la ZAC en construction de somewhere au milieu de nowhere qui nous a conseillé de passer le pont d'autoroute pour aller de l'autre côté dans l'autre ZAC de somewhere au milieu de nowhere.

Couchage un peu plus loin (histoire de dire) sur une aire de service avec aire de jeu pour le lendemain matin. On a quand même dû traverser une warpzone, vu qu'il est 2h du mat...

Lundi 17

Courses. Visite du Walmart. Eliott est fou devant la tonne de cartes pokemon. Heureusement pour le porte-monnaie, elles sont en anglais. J'achète une radio qui fait haut-parleur : ça marche très bien pour envoyer le son sur les enceintes du cc, malheureusement, l'opération inverse, amplifier le son venant de l'autoradio ça marche pas. La prise 'Aux' de l'autoradio est définitivement 'in' et pas du tout 'out'. Dommage, y'a plus qu'à se faire rembourser. J'achète ensuite un haut-parleur bluetooth pour l'ordi, et là, c'est vraiment 'in' ! On s'en sert aussitôt 'out' : on mange dehors en musique. La portée doit être d'une dizaine de mètres.

Une fois à Ottawa, on cherche un coin pour manger, vider les eaux sales (on en parle jamais, mais tous les 2-3 jours, c'est la même galère pour trouver une aire de services) et dormir.

Pour manger, nickel, un petit parc pas loin du Musée de l'Histoire (anciennement Musée des Civilisations). Mais comme annoncé sur les panneaux, il ferme à 22h. Un gars passe à 9h15 puis à 9h40, voir toutes les voitures stationnées pour dire qu'on va bientôt être enfermé et qu'ensuite, on ne pourra sortir que sur le dos de la dépanneuse.

Reste à trouver l'aire de service et un coin pour dormir. On roule cinq minutes dans la ville en direction des parcs en périphérie, et là, coup double, mon oeil affuté repère un VR dans un espèce de parking. VR, c'est Véhicule Récréatif (je l'ai déjà dit ?). Un cc quoi, mais nous, on a pris l'habitude de d'appeler cc les trucs à taille humaine et VR leur monstre de la taille d'un bus. Nous voilà dans le parking, un zone de stationnement pour les bus. Il y a trois ou quatre VR qui squattent aussi, et une aire de vidange. Bravo moi-même ! Un spot à noter donc : le parking de l'Olympiques de Gatineau.

A part ça, aujourd'hui, Kyra a perdu une dent. Je devrais arrêter de le dire, tellement c'est devenu d'un commun.

Mardi 18

Un petit bonjour à nos voisins en VR avant de partir au musée. Quelle bonne idée ! On fait le plein de bons conseils pour nos prochaines étapes : où aller, que visiter, où se garer. NY, Washington, Floride, Louisiane, Mexique, Guatemala, Costa-Rica... A la retraite depuis 10 ans, ils passent une bonne partie de leur temps sur la route. Français partis au Canada il y a 45 ans, ils vivent maintenant à Vancouver, où on est les bienvenus ! Détail amusant, le frère du monsieur habite près de Quincy-voisin !

Finalement, c'est d'ailleurs eux qui nous déposent près du musée. 1,5 km de moins pour les pieds.

Le musée est surprenant par sa taille et par le peu de monde qu'il y a, hormi, bizarrement, à l'entrée pour acheter les billets. Des totems sont exposés dans un grand hall. Ils font plus de 20m de haut. Puis les salles s'enchainent (presque) chronologiquement sur un parcours linéaire et sinueux. Des premiers peuples, il y a 18 000 ans à nos jours, l'essentiel restant axé sur la culture des amérindiens de ces milles dernière années. J'ai été surpris d'apprendre que jusqu'en 1990, les enfants indiens de 7 ans étaient retirés de leur réserve pour être éduqués en bons citoyens dans des pensionnats. C'était il y a 25 ans ?!? Avec les anecdotes genre la gamine (me rappelle plus son nom, mais elle deviendra une personnalité dans les défenses des autochtones) qui faisait le mur pour suivre les rituels de passage à l'âge adulte, avec une vieille grand-mère indienne qui habitait pas loin. Je comprends mieux les excuses du gouvernement dans les années 2010. Et cette impression de recherche de pardon et de mise en valeur de la diversité qui se dégagent de beaucoup de salles.

Un autre passage vraiment sympa pour moi, c'était la demie-heure de film d'animation. Quatre dessins animés aux styles très variés. J'ai adoré celui de la grand-mère qui raconte comment Corneille a maitrisé le feu, avec l'ado qui vient pour écouter l'histoire après sa journée de cours. Cette fille qui capture l'instant présent. Tout ce qu'elle voit. Et le DA est beaucoup fait avec une vue à la première personne. C'est maintenant. Une succession de now. Now. Now. Car bien sur, les dessins animés sont diffusés en alternance français (sous-titres anglais) / anglais (sous-titres français) et nous, on arrive juste quand commence le premier en anglais ! Bref, j'ai beaucoup aimé ces DA et en particulier celui-là, et j'offre une carte postale à celui qui me donne les titres, que je n'ai pas noté (commentez sur FB).

Bref passage au Musée du timbre... un peu ridicule, puis goùter, car à 15h, à la grande cafét du musée qui ferme à 16h, il n'y a plus rien à manger, sauf au rayon viénoiseries. On se rabat sur deux 'queues de castor' et deux pains au choc. Les queues, c'est bon, mais le nappage est vraiment très sucré (attention aux commentaires, ceci est un récit tout public). J'ai eu le droit de finir celles que Karine et Oriana se partageaient. Eliott en a voulu une nature. Il est 15h40... La nana était en train de ranger aussi les desserts. Tant pis, elle a rallumé les fourneaux !

Ensuite, le Musée des enfants. Vraiment très bien. Des jeux, déguisements, activités manuelles etc. Sauf qu'à 17h15, ils commencent aussi à remballer. Et les mecs, vous avez le feu au cul ? Vous annoncez la fermeture à 18h ! Kyra avait posé son faux passeport, à tamponner à chaque lieu, et elle l'a retrouvé dans une poubelle parce qu'une employée faisait le ménage juste derrière elle ! Sinon, on peut pas vraiment dire que le musée soit culturel (une sommaire présentation des quelques pays) mais il est vraiment très ludique. Par contre, merci d'annoncer les horaires d'ouverture au public, pas les horaires de travail des employés !

C'est comme pour la cafét ou le petit parc d'hier, on se croirait poursuivi par le lapin blanc d'Alice...

Une fois rentrés, avec Kyra sur les épaules - elle a trois ampoules aux pieds -, je discute avec un jeune qui a son bus jaune de transport d'écolier garé près de nous (on est 4-5 VR sur ce parking). C'est un toulousain, qui, avec sa copine, est venue il y a trois ans. L'année dernière, ils ont fait l'amérique latine en cc, qu'ils ont revendu au Costa-Rica. Cette année, ils iront en Argentine avec ce bus. Pour l'instant, ils bossent encore 2 mois à Ottawa. Encore plein de conseils sur la traversée du Mexique, Honduras, Nicaragua... comme le fait de ne pas faire la queue derrière les camions à la frontière si on veut pas mettre 4 jours pour la passer et l'idée de payer un 'guide' pour les papiers à la douane, qui nous emmène faire les photocopies à droite et les tampons à gauche et éviter ainsi que les formalités ne deviennent 'anormalement longues'...

21h30 Le soir, on prend le cc pour aller voir le spectacle lumineux sur les murs du Parlement. On se gare au McDo qu'on pensait pas très loin, mais en fait, il l'était beaucoup plus que prévu et vu qu'on était déjà à la bourre, on a fait demi-tour en chemin. La pluie qui commence nous aide à marcher plus vite. On finit la soirée dans le McDo à jouer au Uno pour les uns, à se battre avec la connexion internet pour les autres (moi tout seul en fait). Après deux jours de canicule (finalement, je valide, il fait chaud), la pluie, la clim du McDo et la boisson fraiche étaient bienvenues.

Mercredi 19

15h Un camion de couché en travers sur l'autoroute. 15km de bouchon, véhicules à l'arrêt. Et c'est pas fini. Mais heureusement pour nous, c'est dans l'autre sens !

18h45 Now. Un trait de peinture blanche entre les deux voies de la Hwy. Now. Un espace vide. Now. Un autre trait. Now. Vide. Now. Trait. Avant : The Heroes Highway. After : L'Autoroute des Héros. Now. J'aime bien ce nom. Now 401 West. Now. L'autoradio nous sert Raphaël. Now. Schengen. Now. Je voulais juste marcher tout droit. Now.

19h45 A 44 bornes de Toronto, notre première 5 voies. On avait trouvé Ottawa agréablement aérée. J'imagine que le rapport avec Toronto doit être le même qu'entre Washington et NY : une ville pour le business et la capitale pour l'administratif.

22h. Verdict d'Oriana qui vient de lire les lignes qui précèdent : 'c'est passionnant ce que tu as écrit. Le mec qui est complètement parti, tout seul, dans son livre'...

Couchage sur le parking du Walmart de Toronto.

Jeudi 20

1er mois sur les routes. N'en veuille à Christophe d'Armelle, on n'est pas rentré et Karine ne m'a pas encore abandonné sur une aire d'autoroute !

Méfier vous de Toronto : les averses sont traitres. Tu sors confiant du cc, jeter un sac à la poubelle 200m plus loin, et là, tu reçois une goutte et la seconde d'après, tu es trempé. Joli déluge.

Nous nous rendons à la Tour CN. Le temps est maussade et quand nous arrivons à la tour, elle est entourée de brume, mais le temps de trouver une place de parking, le soleil a fait sa place. Je me souvenais du plancher en verre un peu flippant, mais finalement, ce n'est pas ce que je retiendrai de cette seconde visite. Karine, elle, l'a parcouru avec précaution, tandis que les enfants n'ont eu aucune hésitation. Par contre, je n'avais aucun souvenir de la beauté de la vue, alors qu'elle mérite vraiment le déplacement. Le port, les îles, les immeubles... On a même vu un avion décoller d'une toute petite piste d'une des îles.

1h30 de route pour arriver tranquillement à Niagara à la tombée de la nuit. Voir les chutes de nuit, illuminées, c'est sympa aussi !

On se pose ensuite à 3-4 km du centre ville sur le parking d'une banque, faute de mieux.

Vendredi 21

8h20 Je guette les gens qui arrivent sur le parking et l'éventuelle dépanneuse qui viendrait sortir tout le monde du lit...

... Voir les chutes de jour, c'est sympa aussi ! La hauteur du nuage d'embruns au dessus de la chute canadienne est impressionnante. Finalement, je n'ai pas trouvé le lieu si disneyworldesque qu'on le dit. Il y a du monde, mais bien moins que dans mes souvenirs. Petit passage quand même au casino pour acheter un jeton de poker.

- Vous voulez celui-là ou celui-là ?

- ok, one of each.

On mange vers 16h. Gavage de fruits et de notre bon fromage, avant le passage en douane. Moment très douloureux pour Oriana qui préférerait le cacher...


Carnets de route
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Canada
Langues officiellesAnglais et français
Forme de l’étatMonarchie constit., démocratie parlementaire
Superficie10 M km2
Population3,5 hab./km2
Monnaie$ Canadien
Fuseau horaireUTC -3:30 à -8
Indicatif tél.+1

Un visa n'est pas nécessaire pour un séjour touristique de moins de 6 mois, à condition .... :

- d'avoir un passeport valable au moins six mois à la date d'entrée comportant au moins une page vierge OU valide pour la durée du séjour + 1 jour.

- de disposer de ressources financières suffisantes,

- de 'Disposer de tous les documents requis pour la destination suivante' (dont 'Vérifier auprès de la compagnie aérienne que vous pourrez embarquer sans visa',)

- 'Disposer des documents attestant de l'objet de votre séjour'

- et la dernière, moins évidente : 'Disposer d'un vol aller-retour'. Ce dernier point peut poser problème si l'on compte poursuivre vers les USA à une date indéterminée..., mais d'après le site Citoyenneté et Immigration Canada il suffit de 'Convaincre un agent d'immigration que vous quitterez le Canada à la fin de votre séjour', par exemple en 'prouvant que vous retournerez dans votre pays de résidence à cause de liens que vous y avez, comme un emploi, des actifs financiers ou de la famille'. Ouf !

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