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Probablement quelque chose comme 272 dodos avant le prochain voyage...
Mexique - Régions Est (du 02/01/16 au 02/02/16)

Mexique - Régions Est (du 02/01/16 au 02/02/16)

Chiapas, Tabasco, Campeche, Yucatan, Quintana Roo

30/09/2016 - Mis à jour le 20/05/2018 partage facebook

Samedi 2 janvier 2016

3ème nuit de pluie de suite, et non-stop cette fois. Temps tout pourri ce matin, et donc pas de batterie jusqu'à midi. Donc pas de pompe donc pas d'eau courante, pas de chasse d'eau ni d'évacuation des odeurs du WC (le système SOG, qui soit dit en passant est génial, pompe pas mal de jus). Pas de possibilité de faire la vaisselle qui s'accumule très vite... Au final, ça sera vaisselle quand même, en récupérant deux litres d'eau dans notre réservoir (accès direct sous la banquette des enfants), à l'eau froide mais on est plus à ça près.

Aujourd'hui, nous avons visité les ruines de Palenque. Les pyramides et les temples mayas ne sont pas très impressionnants, mais par contre, la ballade (deux 'l' parce que j'y vais pas à cloche-pied) à travers la jungle pour les atteindre est vraiment très sympa (au passage, si quelqu'un pouvait me suggérer des synonymes à sympa, pour varier, ça le serait, sympa). Donc, dans la jungle, il y a des ruines d'habitation, partiellement recouvertes par la végétation. Ça donne une atmosphère à la Indiana Jones (junior, parce que c'est pas non plus l'Amazonie hein). Et puis surtout, nous avons eu la chance d'apercevoir nos premiers singes en liberté, en haut des arbres.

Dimanche 3

Après une nuit sur une Pemex, on poursuit notre route en direction du N-E. Cette fois, c'est Campeche en point de mire.

14h Somewhere on the road, Oriana a fini 'Les filles de Nightingale'. Ceux qui suivent doivent croire que je radote, mais non, Oriana, la fille qui ne lit pas ou si peu, vient de re-lire ce livre...

Lundi 4

Nuit à W. et matinée Burger King, avec prises et wi-fi On renoue avec nos racines !

En quittant Campeche, je vois une camionnette de gaz, qui passe dans les rues pour remplir les grands réservoirs des habitations. Ça fait plusieurs jours qu'on a une bouteille de vide, alors Karine s'arrête in extremis et je vais leur demander s'ils peuvent la remplir. Ils n'ont pas l'adaptateur, mais gros coup de bol, leur usine est à 300m, et c'est là que tout le monde va avec ses bouteilles individuelles. A noter : grupozeta.com avec peut-être les adresses d'autres usines...

16h On passe la frontière du Yacatan (et il fait beau). A chaque fois qu'on passe une frontière d'état on Mexique, il y a une douane et quelques kilomètres plus loin un contrôle phytosanitaire, mais on a jamais été ennuyé. Le plus dur reste de répondre aux fameuses questions 'd'où on vient' et 'où allons-nous'. J'ai d'ailleurs un peu perdu le fil des états traversés depuis Mexico : Puebla, Oaxaca, Veracruz, Tabasco, un chouilla de Chiapas et Campeche.

Nous voilà à Uxmal (j'aime bien, ça se prononce 'ouch!mal'). On peut dormir quasiment à l'entrée, sur un terrain qui sert de parking aux employés. Le prix n'a pas changé depuis au moins 2 ans : 131 pesos (mais pourquoi pas 130 ?). Puisqu'on est là, on décide d'aller au spectacle son et lumière de 19h. On voit donc les pyramides et autres structures pour la 1ère fois sous des lumières bleues, vertes, rouges... C'est pas mal. Côté son, c'est musique et histoire. Un super conte à deux voix, où il est question du dieu de la pluie, Chac, du maïs qui pousse et d'une princesse (d'Uxmal) qui doit se marier avec un prince (de Chichén Itzà ?) C'est un peu ça le problème, c'est que c'est en espagnol alors on comprend rien. Du coup, 45 min, c'est un peu long ! Mais pas grave, on se laisse porter par la litanie. S'il y avait un volontaire pour retrouver la légende de cette princesse, je veux bien me fendre d'une carte postale ! En attendant l'heure, on a aussi passé un bon moment à chercher la Grande Ourse. Ça a surtout été l'occasion de suivre les va-et-vient des chauves-souris. Ici, c'est le gros modèle, pas des pipistrelles !

Après le spectacle, pour s'éviter un énième repas lampe de poche, on est allé au resto du coin (le seul sur place), qui s'annonce classe. Le décor est sympa. Le Routard prévenait que la restauration du coin (resto, cafét, boui-boui) était chère. C'est faux, elle est hors de prix. On a pris les plats les moins chers (pâtes pour les enfants, simple viande grillée pour nous, pas de boisson) et on s'en est tiré pour 1000 pesos. Soit deux à trois fois plus cher que partout ailleurs, Mexico inclus. Et le pire, c'est que c'était pas bon. Pâtes ultra grasses, viande desséchée, tout trop salé... 100% j'ai des touristes et j'abuse. Au point de mettre le prix en dollars et euros sur le menu. Et de mettre la petite phrase 'La cuisine du Yucatan est reconnue dans le monde entier et figure dans le top 5 des meilleures cuisines'. Pas ici en tout cas. Et le must, l'addition avec les 10% pour le service déjà calculés et inclus dans le total. Et bien non, le service était correct, mais ailleurs, ça fait au max 10% de 500 pesos soit 50 pesos. Pas de raison de donner le double ici. 50 pesos, c'est notre max et c'est déjà bien large. On part et on entend le plus déroutant, un couple bien habillé et la petite phrase en anglais 'C'est magique, merci beaucoup'. Mais ils sortent d'où eux ? Bizarre de voir des gens qui ne connaîtront probablement du Mexique que quelques hôtels, Uxmal et Cancùn...

Mardi 5

Il a encore plu toute la nuit, et tout le matin aussi.

Je renonce à mon café du matin : 45 pesos, c'est 3 à 5 fois le prix moyen... 3€ le café, je suis sûr que même à Disney, ils ont pas osé !

On reste dans le cc jusqu'à 13h, puis on se lance dans la visite de jour des ruines. Le style Puuc est plutôt pas mal. Le site est petit, mais la forme ovoïde d'une pyramide est assez intrigante et l'ensemble des temples sont très richement sculptés, avec l'omniprésence de Chac au nez crochu, qui était de la fête aujourd'hui, même s'il nous a laissé 2h de répit le temps de notre promenade. Pour Karine, c'était le plus joli site de ruines. Moi j'ai quand même préféré l'étendue du site de Teotihuacán, et ses pyramides, plus majestueuses.

Nous reprenons ensuite la route pour Merida, une grande ville où nous espérons trouver une batterie cellule. On tente d'abord dans un magasin d'électricité, qui nous renvoie sur un magasin d'accessoires auto où les gars sont très sympas, font quelques recherches et nous renvoient sur un installateur de panneaux solaires. Bonne idée ça. Bien sûr, quand on arrive, il est fermé, mais sur la devanture du magasin, il y a un beau dessin de batterie. On croise les doigts pour que demain, jour des Rois Mages et donc férié, il soit ouvert...

On se trouve un W. dans le coin pour la nuit et à mon insistance, on achète une 'couronne des rois'. Tout le monde a goûté un morceau dans le magasin et personne n'aime leur brioche au beurre rance, mais moi, j'y tiens, quitte à la manger tout seul. Par contre, ça déclenche une grosse crise de nostalgie de Kyra (qui aurait préféré ne pas faire le tour du monde et ne rien rater de toutes les fêtes familiales, c'est un fait) et un petit blues d'Eliott... Une fois au cc, avant de se coucher, on écoute l'opéra rock Athon, histoire de remonter le moral aux troupes avec ce fantastique voyage dans les étoiles. 'Si t'as pas le cœur à voyager, alors adieu, ta liberté'...

Mercredi 6

Ce matin, nous avons donc déjeuné avec la couronne des rois. De ce que j'avais lu, outre le fait qu'au Mexique, ceux sont les rois mages qui apportent la majorité des cadeaux (le Père Noël, c'est juste un petit extra), la fête ne s'achève pas avec la découverte de la fève. Celui qui a la fève est désigné pour inviter les autres convives à la chandeleur, le 2 Février, pour manger des tamales ! Dans notre version industrielle de la couronne, nous avions un sachet de 6 petits bonhommes en plastique. Ne sachant pas comment les gérer ni s'il y avait déjà une fève dans la couronne, on les a tous mis dedans et on a distribué les parts selon notre tradition, avec le fameux 'c'est pour qui ?' et les enfants qui répondent de sous la table. Au final, dans la part d'Eliott (que j'ai mangé), il y avait bien une fève. Et dans celles de Kyra et d'Oriana, un jeton qu'on avait caché nous-même. Sur ces espèces de petits smileys, une inscription : 'C'est ton tour pour la vaisselle' pour Kyra et 'C'est ton tour pour les tamales' pour Oriana. Reste donc dans les parts non encore mangées : 'C'est ton tout pour la maison', 'Tu t'occuperas des enfants', 'C'est ton tour pour l'atole' (le jus de maïs) et un 2ème pour les tamales. Vivement le 02/02 donc, car j'adore les tamales (la version sucrée surtout) !

Good trip, le magasin de panneaux solaires est ouvert. Double bingo, il a une batterie. Apparemment, c'est ce qu'il nous faut, bien qu'elle supporterait bien un second panneau solaire pour favoriser la charge. Sur que notre 100W, c'est un peu léger. Mais il n'aura pas de panneau avant la fin du mois, alors on se contentera d'une batterie qui marche pour l'instant. Je bidouille un truc pour les branchements, car le système de fixation n'est pas le même, et j'améliorerai plus tard. On décide de rester une journée à Merida, pour si ça déconne pouvoir y retourner demain.

Du coup, on envisage d'aller au Musée du monde maya (3 'sac à dos Routard') mais les enfants ne sont pas chauds. Du coup, on part pour le parc municipal, le Parque El Centenario, qui a un zoo gratuit. Le zoo est probablement pas super pour les animaux, notamment pour les félins et surtout les chimpanzés qui sont vraiment à l'étroit, mais il est du coup super pour nous, car on voit les animaux de très près... Eliott et Kyra sont tous deux arrivés au bout de leur batterie d'appareil photo, preuve chez nous qu'un lieu nous plaît ! Moi, j'ai été impressionné par les cabrioles d'une espèce de singe araignée, qui marchait sur des lianes comme un funambule.

Dans le parc, il y a aussi une grande aire de jeux, avec du jamais vu ailleurs, des balançoires et tourniquets pour enfants en fauteuil roulant. Chapeau !

Le soir, nous avons mangé dans un resto le long d'une grande avenue quasiment au périphérique de la ville (et oui, c'est nouveau au Mexique, une ville dotée d'un boulevard périphérique). La Taqueria 14. C'était pas mal. Une adresse qui aurait mérité de figurer dans le Routard. Nous sommes ensuite retournés dormir dans le même W., à un km de là.

Jeudi 7

Un peu de route, mais pas trop, jusqu'à Valladolid. On sent la région touristique : la route est bonne. Rouler, c'est pas mal aussi, surtout que c'est pas moi qui conduit. Ça permet d'écouter de la musique. Ça adoucit les mœurs et ça nous permet d'entendre d'autres mots en français que nos échanges à huis clos ! Et puis on a ajouté 'notre' chanson à la playlist. Et oui, Monmix a composé la 1ère chanson que j'ai écrite pendant le voyage, et même si c'est encore la version draft, c'est plaisant de la chanter tous ensemble.

En arrivant à Valladolid, on comptait se poser dans un camping à 7 km, près d'un cenote. Mais l'endroit était infesté de moustiques et on tremble encore à l'idée de sortir du cc pour aller prendre une douche. Du coup, aucun intérêt. On se rabat sur une Pemex où un pompiste a encore essayé de troquer l'autorisation pour la nuit contre quelques pesos pour un refresco. J'ai accepté l'autorisation mais refusé pour le refresco. D'autant que la station était toute neuve et que le magasin attenant pas encore ouvert, je vois pas bien où il aurait acheté son refresco. En plus, il avait déjà les yeux rouges imbibés d'alcool, pas besoin de liquide supplémentaire.

Vendredi 8

Arrivé dans un hôtel sympa sur le Zocalo de Valladolid, le San Clemente, avec, fait notable, l'entrée du parking assez haute pour laisser passer le cc. 1ère mission de la journée de la journée : lavanderia. 20 kgs de linge, housses de couette et draps inclus. Il était temps, on avait plus rien à se mettre.

15h Pas encore mangé, alors direction le Plaza Maya, où le patron est fier d'arborer son autocollant 'Recommandé par le Routard' sur sa porte d'entrée. Accueil très chaleureux. Le patron, Rubem, qui tient le resto depuis 23 ans est déjà un sacré personnage : il porte un tablier de cuisine et en dessous un bermuda hawaïen. Extrêmement bavard, il s'est fait plais' en nous détaillant tous ses plats, 'mas natural', pour nous amener au final à ne pas choisir à la carte, mais plutôt à prendre un assortiment de spécialités yucatèques. Diverses recettes de poulet donc, le fameux porc poc chuc, des tortillas faites à l'instant, des saucisses de poulet (les longanizas) qu'il prépare au resto parce qu'on en trouve pas à Valladolid... Que du très bon, pour au final la même acuenta qu'au mauvais restaurant de Uxmal... Et on en ressort calé pour le reste de la journée ainsi qu'avec deux petites pyramides souvenirs pour Eliott et Kyra !

18h Je suis allé rechercher une partie du linge. Karine est fumasse, un de ses soutien-gorges a été désintégré. Elle voulait qu'on ne paie pas la seconde partie mais pas sûr que les 80 pesos remboursent ne serait qu'une bretelle...

En soirée, on se rend au spectacle son et lumière de l'église San Bernardino. Bien sûr, on arrive à la moitié, pour les 10 dernières minutes. Du grandiose, avec un film projeté sur les murs qui retrace l'histoire de la ville. C'est tout nouveau (moins d'un mois) et c'est à ne pas rater. Par contre, vous n'en verrez rien, parce qu'on avait pas pris d'appareil photo. Boulette...

20h30 On passe par Chocolhao Maya pour la petite boisson du soir. Visite du mini-musée sur la préparation du chocolat en passant par toutes les étapes de la culture du cacao et dégustation (généreuse) des différentes variétés de chocolats. Il est 21h, le côté bar est fermé, mais la fille l'ouvre juste pour nous. C'est l'occasion de boire un excellent cacao, au lait, à la vanille ou encore selon la recette ancestrale. Le tout servi dans des calebasses (de noix de coco ?) tout en jouant à un petit jeu (mikado pour nous, mais on aurait aussi pu prendre jenga ou un solitaire). On sent la patte du français qui a conçu le lieu, pour le côté organisation parfaite !

Samedi 9

Comme souvent quand on est à l'hôtel, on profite plus de la chambre que des trucs à voir dans le coin... Du coup, pour ne pas avoir à courir, on va rester une nuit de plus.

Ce midi, nous sommes allés voir notre 1er cenote., le cenote. Zaci, en plein cœur de Valladolid. Beau ! Par contre, le prix est le double de celui annoncé par le Routard. Mais 2€ au lieu d'un, c'est pas la mort non plus. Il paraît que 15 pesos, c'était le prix en 2005. Merci le Routard pour la fréquence des mises à jour :-p ! On y allait juste pour voir, mais une fois sur place on a regretté de pas avoir pris les maillots. Bon, on en verra d'autres. Espérons juste que ce sera aussi possible de sauter à 3, 5 voire 10 mètres comme c'est le cas ici !

Valladolid et une ville agréable, bien qu'assez touristique (majoritairement des français qui - selon Rubem le patron du resto - débarquent déconfits par le mercantilisme de Cancun). La ville reste de taille humaine et on ne se marche pas dessus. Par contre, mais je crois que malheureusement ça va être un leitmotiv dans la région, les prix sont assez élevés par rapport au reste du pays. Mon expresso ce matin m'a coûté 35 pesos. Et on côtoie déjà de graves abus : dans un magasin de souvenirs, des petits alebrijes, qu'on a acheté dans les 50 pesos à Oaxaca à la coopérative, sont à 400 pesos ici...

On est aussi retourné à la chocolaterie, pour acheter les chocolats 'recette ancestrale' qu'ils n'avaient plus hier, et voir une femme les préparer devant nous.

Puis les enfants ont clôturé l'après-midi par un plouf dans la piscine de l'hôtel.

Ce soir, on tente un autre resto et demain, on décolle de bonne heure (je table sur 11h !) pour être au cenote. Dzitnup vers 12h, où la lumière du soleil devrait éclairer la grotte sous le meilleur angle. Ce cenote. est dans notre livre 'Les 1000 choses à voir dans le monde', alors il a intérêt d'assurer !

Dimanche 10

Hier, on voulait manger à la Casona de Valladolid, mais c'était déjà fermé. La proprio du magasin juste à côté nous explique que de toutes façons, c'est super cher et vraiment pour les touristes. Elle nous renvoie vers un resto un peu plus loin. On apprendra plus tard qu'elle en est la patronne ! Pas bête ! Mais ça restait un très bon conseil : cuisine excellente et prix très correct (mexicain quoi, pas touriste). C'est le Squimz, à côté du terminal de bus. Avec en bonus une déco moderne et de la techno d'ambiance en fond sonore. Non qu'on soit spécialement fan, mais face à l'habituelle musique mexicaine cucaracha, c'est salvateur ! Pour ceux qui passeraient par là, n'hésitez à y aller ne serait-ce que pour boire un coup : les cocktails sont aussi excellents. Ça vaut ceux de Miami Beach. Sérieux ! J'ai pris le Daïquiri Maya, soit un daïquiri avec des feuilles de 'j'ai pas compris le nom et Oriana non plus' mixées. Trop bon. Le barman a fini par me montrer une feuille; elle ressemble à du lierre en plus grand. C'est urticant sur le dessus. Il paraît aussi que prise avec du citron, ça désinfecte les intestins. Ça c'est un défi pour mon parrain de nous retrouver son nom latin ! (je l'ai prise en photo, ça pourrait aider si besoin). Bref, si le cocktail est thérapeutique, j'en reprendrais bien un petit !

11h On devait pas aller au cenote. ?! Voilà qu'il n'y a plus que Kyra et moi qui voulons y aller (nager). Et encore deux filles (je ne citerai pas de nom) qui veulent prendre une douche avant. Et en plus, voilà qu'il pleut, alors pour le rayon de lumière qui transperce la voûte... Ok, je remballe mon Dzitnup. Une chose est sure, c'est que dans ce tour du monde, rien n'est sûr... Je vais pas râler, c'est moi qui avait lancé ce mantra.

Du coup, n'ayant rien à faire - exceptionnel ! - je me rappelle un truc - exceptionnel aussi ! - : géocaching ! (c'est bien toi, 'Ma Fa', qui m'en avait parlé ?). On crée donc un compte et là, royal, il y a une cache à Valladolid même, à 600m de l'hôtel. Quand nous sommes prêts à partir, il ne pleut plus. Eliott, qui a entré les coordonnées dans le Tomtom, et moi, on est à fond ! Nous voilà partis pour une mini expédition, avec baptême du mode pédestre pour notre Tomtom ! Déjà, on découvre une petite place très chouette, avec aire de jeu, à deux pas du Zocalo mais dans un quartier qu'on aurait jamais vu car constitué d'habitations uniquement. Ensuite, on trouve une espèce d'hôtel ou de location de bungalow avec un magnifique jardin (bananiers et un cacaotier, avec le fruit qui pousse aussi sur le tronc, comme on l'avait appris avant-hier). Et enfin, on trouve notre 1ère cache ! Et cerise sur le gâteau, avec un Travel Bug allemand. On va le déposer loin ! On ne prend rien des autres petits trésors, mais on ajoute un ticket du Cable Car de San Francisco, qui par chance traînait encore dans notre sac à dos ! Pour ceux qui n'ont rien compris (comme moi ce matin), faut aller voir le site geocaching.com. C'est le genre de truc où on devient accro en deux secondes...

18h Sur la route vers Cancun (on y va pas mais c'est quand même la direction), au moment où on quitte le Yucatan pour entrer dans le Quintana Roo, Oriana est prévenue trop tard de la présence d'un panneau qui aurait eu une place d'honneur dans son album : 'Ultimos Banos'. Un vrai panneau officiel d'autoroute. Un gang de motards a dû prendre l'information au sérieux, ils font tous la queue devant les toilettes de l'aire de service...

Pour changer un peu, une fois arrivé à la Playa del Carmen, on demande à un magasin AutoZone (accessoires de voiture) si on peut dormir sur son parking, car la Pemex d'à côté est toute petite !

Les enfants se couchent en musique, et avec Karine, on essaie de planifier nos prochaines activités sur la côte des Caraïbes.

Lundi 11

Journée courses et McDo, à chercher des infos sur le net concernant les parcs aquatiques du coin (et aussi des géocaches, maintenant qu'on s'y est mis !). Évidemment, d'une page de site à une autre les données sur X-caret, Xel-ha et Delphinus se contredisent. Les avis sont par contre quasi unanimes : bien, mais bien trop cher pour ce que c'est. On décide de quand même faire X-caret, surtout pour le spectacle de fin de journée, et évidemment d'offrir à Oriana son 'bon pour' du Père Noël : nager avec les dauphins (je zappe tous les échanges que nous avons eu Karine, Oriana et moi depuis plusieurs mois sur les conditions de vie des dauphins en captivité. C'est un peu comme voir les baleines à Tadoussac, on est toujours le cul entre deux chaises...) Par manque d'infos concrètes, on ira se renseigner demain sur place.

Et sinon, personne nous avait prévenu, mais il y a un 4ème fuseau horaire au Mexique. On vient de perdre une heure...

On dort sur un W., à 600m de là où on a dormi hier.

Mardi 12

Ce matin, nous sommes allés petit-déjeuner 'Chez Céline', où à la terrasse, nous avons pris croissants, baguette, pains au choc... C'est un couple de jeunes français, du Sud, qui se sont installés au début de la rue piétonne et archi-touristique de Playa del Carmen. Un succès de dingue (attente à l'entrée et au moins 5 serveurs). Il ne leur manque que les chaussons aux pommes...

Puis nous avons cherché une géocache près d'un W., mais sans succès. La prochaine fois, je penserai aussi à copier les commentaires de ceux qui ont trouvé, pour avoir des indices supplémentaires au cas où. Karine a par contre trouvé une robe de plage et Kyra une jupe dans ce W. Et sans coordonnées GPS en plus !

Bon, là, c'est l'heure d'aller à la pèche aux infos sur les dauphins...

... Après discussion à X-caret et au Delphinus à côté, il s'avère que le meilleur choix pour réaliser le rêve d'Oriana est de prendre l'option 'famille' à Delphinus. Monsieur le rabat-joie de service (moi) voit surtout que un truc : ça va nous coûter une blinde. Détail amusant, le gars du Delphinus précise qu'ils passent nous chercher à l'hôtel et nous demande le nom du notre. J'ai pas dit 'Walmart', seulement qu'on était en casa rodante et qu'on viendrait directement...

Et on retourne s'installer au W....

Mercredi 13

Il a commencé à pleuvoir à torrent des 6h du mat, et la pluie ne s'est pas arrêtée de la journée. Assez rageant, mais la journée n'a pas été perdue pour autant.

Le matin, un peu de devoirs, puis nous sommes allés faire le plein d'eau (station Pemex), d'essence (la même) et même remplir une bouteille de gaz. Les 1ères coordonnées GPS prises sur ioverlander se sont avérées fausses. Le temps de se garer le long de la route pour prendre celles du plan B (la tablette était off, il fallait la recharger un peu), un français passe nous faire un coucou, interloqué par le cc qu'il avait reconnu de loin comme étant français. Un gars du Sud qui produit des viennoiseries de chez nous pour les restos et hôtels du coin. Du coup, plus besoin de tablette, c'est lui qui nous donne le chemin : 6 km tout droit sans se poser de question et sans jamais douter (même si Tomtom nous dit effectivement qu'on roule en plein milieu d'une forêt, la route est bien sous nos roues). Et bingo, une usine ZetaGroupo comme on l'aime !

Nous avons ensuite passé le reste de la journée jusqu'à tard le soir au McDo à regarder tomber la nuit [...] sous la pluie [...] dans cette grisaille silencieuse... (question pour un camembert 'musique' à échanger contre une carte postale - timbre sponsorisé par Monmix - pour qui trouve le titre de la chanson de Thiéfaine correspondant). La connexion était pourrie et je n'ai pas pu télécharger la v3 de notre chanson avec Monmix. Par contre, Oriana a presque eu le temps de faire un devoir, Kyra a fait du français et Eliott a pu faire une partie complète de Civilisation sur DS (victoire territoriale !) Et puis surtout, nous avons rencontré Joanie et ses 3 enfants. Une québécoise née à Sherbrooke :-), mariée à un mexicain, expatriée au Mexique et installée à Playa del Carmen depuis peu. Eliott et Kyra ont beaucoup joué avec ses deux garçons (la 3ème est encore une toute petite pitchoune) et on a pris rdv pour aller à la plage ensemble vendredi ou samedi.

Et nous voilà à nouveau au W., pour une 3ème nuit.

Jeudi 14

Journée exceptionnelle pour tout le monde, où le dieu Chaac a accepté de faire la sieste le temps qu'on barbote avec les dauphins. Journée mémorable pour Oriana, qui a réalisé son rêve. Le gars à la caisse a dû être attendri par Oriana parlant espagnol, il a spontanément proposé une réduction : 50€ de moins et la possibilité de descendre avec un casque de scaphandrier dans le bassin des dauphins pour Oriana, Eliott et moi. Caresser et regarder évoluer un dauphin sous l'eau, c'est peut-être même encore plus dingue. Rien que le port du casque est une sacrée expérience. Ensuite, c'était 45 min à faire différents jeux tous ensemble avec les dauphins. Le clou de l'activité, c'est censé être le push foot, où deux dauphins nous poussent les pieds avec leur nez; mais nous avons demandé de faire à la place une longueur, tirés par les deux dauphins. Une nageoire dans chaque main et zouuuuuuuu ! Un seul bémol (une fois qu'on a 'oublié' que ces dauphins passent leur vie en captivité) : le prix des photos. Mais on savait avant de venir, mais quand même... Environ 250€ pour 12 photos (dans le cas, d'une famille. Pour 2 personnes, c'est seulement 100€, allez comprendre) ou quelque chose comme 350€ pour le pack (environ 120 photos). A l'unité, c'est 40$US. On en a quand même pris une de chaque enfant, parce que c'est une fois dans la vie, mais franchement, il y a de l'abus... Et c'était tout un bordel pour se les faire envoyer par mail, ils voulaient seulement nous les imprimer...

Vendredi 15

Cette journée aura au moins été aussi négative que celle d'hier a été positive...

Hier soir, Kyra avait la diarrhée et un petit 38°. Cette nuit, elle est montée à 40 et on est donc allé voir un médecin - Recommandé : Playa Internationnal Clinic, 10 Avenida Norte 329 MZA 59 LTE 9, Solidaridad, Gonzalo Guerrero -. Verdict : otite mal soignée (le traitement précédent n'était pas du tout assez fort selon elle) + infection de la gorge et des intestins (eau des dauphins ?). Du coup, vu la chaleur, on a cherché un hôtel dans le coin, pas trop cher et avec possibilité de garer le cc. Rien. Nada. On a tenté un peu plus au sud, à Puerto Aventuras. Cette 'ville' est séparée en deux par la grande route qui fait Tulum-Cancun. D'un côté, un vrai village mexicain qui a l'air assez charmant, mais n'a pas d'hôtel. De l'autre, des gardes de sécurité qui demandent notre pièce d'identité pour passer et entrer dans le complexe touristiques 100% américain. Et une fois dedans, entre les chenals pour garer les bateaux de plaisance, il y a bien des hôtels, mais à 250$US la nuit. Un truc de dingue, à voir puis à fuir.

On est reparti vers Playa del Carmen et on a fait une tentative à Paa Mul, soit-disant un petit coin de paradis au calme. Certes, mais avec des emplacements pour camping-car ou tentes à 47$, des cabanas à 125$ et des chambres à 200$. Encore un truc 'écotouriste' qui a pété les plombs.

Nous voilà donc à nouveau à Playa del Carmen où on finit par trouver un hôtel à l'entrée de la ville, avec un grand parking, un peu style motel. Le City Express Suite. Cher pour nous mais pas trop pour le coin. A peine fini d'être construit. On y est bien, surtout qu'on a une petite cuisine, un frigo, un micro-onde et un débit internet digne de ce nom. Parfait le temps que Kyra se remette.

Samedi 16

Petit déj' inclus dans le prix de la chambre, et ils se foutent pas de notre gueule. Ça fait un repas de gagné !

Le matin passe sans trop qu'on sache comment. Puis Kyra et Karine reste à l'hôtel, tandis Eliott, Oriana et moi partons retrouver Joannie et ses enfants pour jouer sur la plage. Rendez-vous un peu manqué car on pensait la retrouver devant 'Chez Céline', mais il existe une autre pâtisserie française, 'Chez Antoinette' et elle avait confondu. Les deux sont à chaque extrémité de la 5ème avenue, la rue piétonne et ultra-touristique de la ville. Heureusement, j'avais la tablette et elle son portable et on a pu s'échanger des mails et se retrouver. Au final, très sympathique après-midi à jouer au trampoline, nager et faire des trous dans le sable.

Par contre, nouveau déboire, Eliott, qui n'avait d'ailleurs pas le droit de mettre sa tête dans l'eau, s'est fait embarquer par une vague au moment de partir, alors qu'il remplissait une bouteille pour son château. Et ses lunettes se sont fait la malle. De quoi me faire des petits nœuds à l'estomac. Du coup, je crois qu'on est pas prêt de quitter la ville, le temps de refaire faire une paire. Surtout que demain, on est dimanche...

Je vais arrêter d'attendre d'avoir quitté Playa del Carmen pour poster ce récit, car j'ai l'impression qu'on prend racine....

Dimanche 17

Le moment fort de la journée sera notre expédition à la recherche d'un opticien ouvert le dimanche. Kyra et Oriana ne se sentent pas d'humeur aventurières aujourd'hui et resteront donc à l'hôtel. Eliott, Karine et moi trouvons bien un centre optique ouvert (avec un choix très limité de montures) mais il faut d'abord voir un ophtalmo et le délai de fabrication est de 4-5 jours. On avait déjà vu un autre magasin hier soir avec un délai de 2-3 jours et le médecin-technicien sur place le lundi. C'est le fonctionnement classique au Mexique, l'examen optique se fait chez l'opticien. Nous, on a déjà l'ancienne prescription, mais la vue d'Eliott a évolué et on voulait optimiser pour les nouveaux verres. Bref, on attendra demain pour voir d'autres opticiens et peut-être élargir le champ des possibles dans le choix de la monture.

Dans cette fantastique expédition, sur le parking du supermarché, on recroise la française qui voyage seule en cc. Autre genre de galère pour elle : elle comptait partir ce matin mais son cc s'y refuse. Pendant que Karine fait quelques courses et tout en gérant les aller-retours 'laverie', je jette un œil, moi, l'expert en mécanique ! Le bruit, un bip-bip, ressemble plus à un problème de démarreur qu'à un teuf-teuf d'une batterie capricieuse. Et les lumières sont là, la batterie ne devrait donc pas être à plat. Je cherche au niveau de fusibles mais tout est ok. Sauf que dans la boite à fusibles, il y a un bidule qui cliquète quand on tente de démarrer... Bref, elle veut quand même tenter sa chance en achetant des câbles, pour pouvoir démarrer grâce à une âme charitable. On la dépose sur un W. pour cet achat, et on lui dit qu'on passera demain voir si elle est toujours au point mort.

A notre retour, Oriana et Kyra ont déjà fait un Skype en famille, mais on en lance un second.

Et aussi, Eliott nous a fait acheter un nouveau fruit, un mamey zapote. On vous tient au courant dès qu'on y aura goûté !

Pour finir la soirée, on regarde les 3/4 de 'Un chat sous le chapeau' (du fameux Dr Seuss). Bien mais trop bizarre pour Kyra (ça lui fait un peu peur).

Lundi 18

5h du mat. Eliott a les mêmes symptômes que Kyra il y a 3 jours. Et rebelote ! Après les épisodes 'Carnets d'entretien du véhicule', ce récit de voyage est maintenant devenu un 'Compte-rendu clinique' ou un truc du même acabit.

Je prends les devant et, avec mon arme secrète qui répond au nom de code 'Oriana', je vais payer 3 nuits de plus pour l'hôtel. Mon charme naturel aidant (ou celui de mon arme secrète ?), on obtient 25% sur ces trois nuits.

13h Eliott semble à peu près en état d'aller à la clinique... Sur la route, on jette un œil sur le parking du Chedraoui (le W. local) et la française n'est plus là. On applaudit son côté démerde, parce qu'en solo, c'est carrément hard !

Les enfants ont regardé la fin du 'chat sous le chapeau' et le début de 'Ribbit'.

Mardi 19

J'ai rien noté... Me rappelle plus. Me souviens juste qu'il y avait souvent la queue aux toilettes.

Et que j'ai fait deux aller-retours à pied dans la journée jusqu'à la 5ème avenue (médocs et bouffe) soit environ 8 km.

Le soir, on a regardé la fin de 'Ribbit'. Ça se termine sur des ruines en Amazonie, avec des pyramides incas. Les enfants connaissent donc maintenant les constructions olmèques, aztèques, puucs, mayas et incas !

Et pour poursuivre la série, c'est au tour d'Oriana d'être malade. Eliott n'est pas encore remis, mais Oriana veut nous faire gagner du temps et commence tout de suite.

Mercredi 20

Qui sera le suivant ? C'est par ordre de grandeur ou selon l'âge ? Je vais peut-être forcer la tendance, je viens de manger un brugnon en oubliant de le laver...

Ce matin, Kyra était assez en forme pour une promenade. On est allé chercher une géocache. Elle a trouvé un petit animal dont le nom commence par un K [rectificatif du 22/01 : ce n'était pas un kérodon mais un agouti !] et le reste est à trouver pour gagner une carte (voir photos) et moi j'ai trouvé la cache. Puis on est allé se balader à l'entrée de la 5ème avenue, Kyra a vu la plage pour la 1ère fois, on a pas revu les lunettes d'Eliott et on a discuté avec une française (ou une nana qui parlait très bien français) qui propose des excursions. A la question 'Tu préfères le Canada, les USA ou le Mexique ?', Kyra a répondu 'Bin, les trois !'. Dans son agence, la nana expose les photos d'un belge, Ludovic Deforseau, qui a voyagé dans une petite centaine de pays. Que du beau sur www.delmundophotography.com et www.ludovicdeforseauphotography.ifp3.com !

Et pour ne pas rentrer les mains vides, on est passé par 'Chez Antoinette' : pains au choc' et vraie baguette (à l'ancienne).

Puis j'ai fait de l'administratif : plein de papiers pour l'assurance tour du monde maladie...

Le soir, on a regardé le début des Minions. En ce moment, c'est les enfants qui demandent pour arrêter et se coucher. Que de l'inédit !

Jeudi 21

Nous sommes allés faire la tournée des opticiens, Eliott, Karine et moi, pendant une bonne partie de la journée (4h tout de même, en comptant l'examen ophtalmo). Normalement, on pourrait avoir les lunettes manana. Manana, en espagnol (faudrait mettre un ~ mais je maîtrise pas), c'est 'demain'. En mexicain, c'est plutôt 'un jour, peut-être'... Bon, si c'est pas demain, c'est mardi prochain, ce qui veut dire qu'on fera d'autres trucs dans la région avant de repasser par ici.

En soirée, fin des Minions. On a tous kiffé. Je pensais pas que ça allait être si drôle. C'était d'autant plus amusant qu'une bonne partie de leur langage correspond à des mots espagnols que toute la famille comprend maintenant !

Vendredi 22

J'ai pas payé pour une nouvelle nuit ! Normalement (il n'est que 9h30, les jeux ne sont pas encore faits), on quitte l'hôtel ce midi. Adios la grande chambre, la kitchenette, le frigo, le micro-onde, la clim... On va retrouver notre casa rodante et j'espère un peu plus d'activités !

Allez, je risque tout, je publie ce petit bout de carnet, confiant dans l'idée qu'on va repartir et qu'on aura bientôt plus internet !

Sacré cliffhanger !

Vendredi 22 (suite)

Et bien oui, nous avons quitté l'hôtel ! Pour le coup, ça fait vraiment bizarre de retrouver le cc, après tout ce temps. On se remet en mouvement, même si on ne va pas bien loin. Vidange, courses... On retourne au W. qui avait une géocache; celle qu'on avait pas trouvé. C'est fois, c'est la bonne, car après avoir regardé les détails de la cache, on savait qu'il s'agissait d'un objet magnétique. Les coordonnées GPS étaient finalement bien plus précises qu'on ne le pensait. Le magnet était à l'intérieur d'un grand poteau électrique, dans lequel j'avais vaguement regardé la première fois, mais sans insister car rempli d'eau et de fils électriques...

Puis on tente les lunettes d'Eliott. C'est pas pour aujourd'hui, peut-être manana...

On retourne donc à l'autre W., à la sortie de la ville, où on avait déjà passé plusieurs nuits.

Playa del Carmen. La ville où on sera resté le plus longtemps... Et Karine n'en a toujours pas vu la plage !

Samedi 23

Tiens, on a dépassé nos 6 mois de voyage, depuis 2j ! Grosso modo, ça nous a bien pris le double de temps que ce que nous avions prévu à l'origine. On attend d'être au Panama avant de décider la suite du parcours. Je ne sais plus si je l'avais déjà écrit, alors désolé si je me répète. Normalement, ce sera l'AmSud, en passant par la Colombie et l’Équateur, car la possibilité d'un roro direct vers le Pérou semble plus qu'improbable, et beaucoup de gens nous ont dit que la Colombie, c'était super. L'AmSud, c'est le choix d'Oriana et le mien. Car c'est en cc qu'il faut le faire et qu'envisager de revenir dans quelques années, avec un nouveau transport transatlantique pour le cc, n'est pas très logique. Il reste quand même une petite possibilité pour qu'on choisisse de le renvoyer en France et qu'on parte avec nos sacs à dos vers l'Asie ou l'Australie. Peu probable, mais pas totalement exclu. On verra quand on y sera... Si le choix de l'AmSud se confirme, ça implique qu'on descende jusqu'en Uruguay, le seul port avec des roros vers l'Europe étant Monte Video. A suivre...

En début d'aprem, on récupère les nouvelles lunettes d'Eliott. Une bonne chose de faite. On parcourt ensuite la 5ème à la recherche d'une cache. Et de quatre, avec une prime de gros cochons noirs et des agoutis, dans une mini-jungle en plein milieu des hôtels.

Puis on fait une halte goûter-repas Chez Céline. Une bonne manière de quitter Playa del Carmel, comme on est arrivé. On discute un petit moment avec le patron, qui a récupéré notre adresse FB. Si ça se trouve, il est en train de lire ces lignes en ce moment même ! Pendant que Karine boit son 2ème café au lait, je pars trouver une 5ème cache, à 15m de là. Juste avant de partir, on a pu apprécier le beau geste de 'Céline', qui a proposé un chocolat chaud à une femme âgée transie de froid (il doit faire entre 15 et 18° ce soir, un record de froid dans le coin).

Dimanche 24

12h Adios Playa del Carmen !

Ça fait bien longtemps que je n'ai pas cité de nom de ville comme ça, juste pour le plaisir, tant les sonorités bizarres sont devenues notre quotidien, mais là, je n'y résiste pas : Uxuxubi ! Quand même, imaginez que vous n'habitiez pas Tourcoing, Vaires, Créteil, Montréal ou New-York, mais Uxuxubi ! T'habites où ? A Uxuxubi mon cher ! So cute !

Nous avons passé l'après-midi au cenote Azul, près de Puerto Aventuras, en compagnie des iguanes qui ici sont gris et non verts fluos comme leurs cousins des Keys. Le cenote est très différent de celui de Valladolid, car entièrement à ciel ouvert, et constitué de plusieurs vasques. A peine dans l'eau qu'on se fait nettoyer les pieds par de petits poissons, ce qui n'est pas vraiment au goût de Kyra, mais elle finit par s'y faire. C'est vrai que ça chatouille. Il y a un endroit où on peut sauter, d'environ 3,5m. C'est l'éclate ! Un iguane tente le coup d'un arbre, mais vu la vitesse à laquelle il ressort de l'eau, on dirait qu'il regrette amèrement... Ça a été l'occasion de tester masques et tubas pour les enfants et d'observer quelques petits poissons jaune et doré ou bleu et argenté.

A 200m, il y avait aussi le cenote Cristalino, qui aurait pu être fun pour sa géocache accessible uniquement à la nage. Mais on a eu notre quota de baignade. Des caches exotiques, on en trouvera d'autres.

On poursuit notre route sur quelques kms, jusqu'à Akumal, puis encore un peu en direction de Yal-ku, et on se pose le temps de manger notre repas du midi-soir. On tente le mame zapote mais il n'était pas assez mûr. Raté, faudra en acheter un autre. Un agouti sort des fourrés et traverse la rue juste devant le cc. C'est le moment idéal pour une petite ballade digestive. En passant devant les poubelles d'un resto, au bord d'une petite mare aux eaux stagnantes d'un bleu magnifique mais aux odeurs de cloaque, on tombe nez à nez avec une famille de coatis, bébé inclus, qui déambule au sol et dans les arbres et se régalent des restes de fruits offerts par le resto. On se renseigne pour dormir là, mais non, passé 23h, toute la rue est fermée et les parkings doivent être vides. On retourne donc au centre d'Akumal et on se gare sur un parking payant le jour, mais désert le soir.

Lundi 25

8h Le responsable du parking vient frapper à la fenêtre. 'Vous voulez rester toute la journée ?' 'Oui. Désolé, on est arrivé tard cette nuit, j'espère que cela ne posait pas de problème' 'Non, pas du tout, si on vous demande, faudra juste dire que vous êtes arrivés ce matin, car mon patron ne veut pas que les véhicules restent la nuit' Puis s’enchaîne une discussion sur notre voyage, sur le prix des apparts à Paris... Et 50 pesos pour se garer, au lieu du double pour les grands véhicules. Il n'y a pas qu'en face de New-York que les gardiens de parking sont sympas !

On déjeune ensuite chez Lucy, un bar-resto bien décoré, un peu en retrait du chemin vers la plage, que j'avais repéré pour mon café et pour son wi-fi Un très bon petit déj, mais avec la désagréable surprise de voir le tips sur l'addition, à 18%, un record !

Puis on se rend sur la plage aux tortues. Les guides officiels comprennent rapidement qu'on est pas tout à fait des touristes comme les autres et renoncent vite à nous vendre un 'tour' au bord de mer pour voir les tortues. La mer, sans vague, est là, juste devant nous, et rien ne nous empêche d'aller nous baigner tout seul ! Ils tentent quand même de vendre un tour en bateau, pour profiter du récif de corail un peu plus loin, mais non... on leur loue juste un masque et tuba pour Karine et un gilet pour Kyra. Et nous voilà dans l'eau. Je ne résiste pas, je pars en éclaireur. Au bout d'une centaine de mètres, des bouées marquent la fin de la plage 'surveillée' et là, à 3m sous l'eau, ce n'est pas une légende : une énorme tortue qui broute des algues. Un corps énorme, plus d'un mètre, une tête énorme, un bec énorme, des pattes avant énormes, une queue... toute petite. J'en perds mon souffle. On nage avec des tortues ! C'est dingue ! Je retourne vite voir les autres, pour leur dire que c'est bien vrai. Mais quand j'arrive, ils sont déjà en train d'observer leur propre tortue. Quand je les vois, je ne dis rien, mais leur tortue est ridicule : à peine la taille d'un avant-bras. En fait, c'est une chance, car des petites comme ça, on n'en verra plus. Des grosses, par contre, il y en a partout. Lorsque Kyra voit sa 1ère énorme, c'est d'ailleurs un peu la panique. Il faut dire qu'elle est plus grande qu'elle ! Du coup, je m'éloigne un peu avec elle et on finit par renter, suivi par Eliott qui commence à fatiguer. On s'en rend pas vraiment compte, tellement c'est merveilleux, mais ça doit faire plus d'une heure qu'on nage. Après les avoir déposés sur le sable, j'y retourne. C'est quand même dingue. Karine ne tarde pas à refaire surface, mais Oriana repart avec moi pour un tour. Il y a quelques groupes, qui nagent avec un guide et sont équipés de gilets. Mais au max, on doit être entre 30 et 50 personnes dans l'eau. Alors chacun ses tortues ! Je me fais rappeler à l'ordre deux fois par un guide, parce que je plonge, mais quand je lui explique que je ne touche pas (ne pas abîmer le vernis protecteur des tortues) et que je reste à distance (pour ne pas les déranger), ça passe. Sur le retour, avec Oriana, on voit une raie qui fait des remous dans le sable, et dont profite un gros poisson. Quand on raconte ça aux autres, ils veulent y retourner. On fait quand même une pause hot-dog de chez Oxxo, puis je reste avec Kyra à jouer dans le sable. Quand les 3 autres reviennent, ils ont vu des tas de tortues et trois sortes de raie différentes : des grises à petite queue, d'autres grises à longue queue, les deux frôlant le sable et de grandes noires tachetées de blanc, qui semblent voler entre deux eaux. Karine vérifiera plus tard sur internet, il s'agit de raie léopard, avec 6 aiguillons venimeux sur la queue, ayant déjà causé la mort d'humains... Mais à l'heure où on nage, on ne le sait pas encore ! A mon tour d'y retourner, toujours avec Oriana. Waouh, ces raies noires tachetées, impressionnantes ! Encore une journée de dingues. Difficile de dire ce qu'on préfère, entre ça et les dauphins. C'est juste waouh. Oriana est rouge crevette, mais on entend aucune plainte. Elle est encore en état de grâce !

On part ensuite goûter-souper chez Lucy, pour son précieux wi-fi, et je rassemble mon courage au moment de l'addition pour discuter de cette histoire de 18%. Au final, le serveur annonce sans s'offenser qu'il n'y a aucun problème, que le montant du tips calculé d'office, c'est pour les américains et qu'on peut tout à fait laisser nos 10-12% habituels sans avoir à être gêné. C'est mieux quand c'est dit !

Avant de repartir, je m'offre mon second T-shirt du séjour, puis, sur les conseils du gardien de parking, on va à Akumal Pueblo, de l'autre côté de la nationale. On demande au petit poste de police si on peut dormir à côté. Je galère dans mon espagnol à peine sorti de l’œuf, car Oriana est restée dans le cc. Quand le chef se marre et me répond (en français dans le texte) : 'Oui, bien sûr, vous pouvez rester cette nuit ou même 2-3 nuits si vous voulez' La discussion se poursuit en français, c'est quand même plus facile ! Merci Abraham - 'comme Lincoln' - pour l'accueil !

Mardi 26

Impossible de trouver un café dans le petit village. J'apprendrai même un peu plus tard qu'il n'y a pas de panaderia. Le marchand de pain passe le soir, en camionnette. Par contre ma balade du matin en solitaire me fait réaliser que sur ces deux derniers mois, je n'ai pas pensé à vous parler de ce qui est quand même une institution au Mexique. C'est invariable, dans tous les états : il faut balayer. Les routes, les villages ont beau souvent ressembler à des poubelles, devant chez soi ou son magasin, on balaie. On balaie la terre la plupart du temps, mais c'est pas grave. C'est surtout pour les feuilles mortes, il ne doit pas en rester. Et si c'est jour de grand vent, c'est pas grave non plus, on passe son temps à balayer. Ouf, on n'aura pas quitté le Mexique sans parler de ce point essentiel de la vie quotidienne.

Après avoir mangé des jaioubliélenommaiscestlestacospanés fait maison devant nous, on part pour Yal-ku, où se trouve un lagon propice au snorkeling. En arrivant, on râle un peu, devant le prix. Bien nous en prend, le gars à l'entrée fait signe à son pote qui gère des villas à louer à côté. On passe par la petite porte, pour plus de deux fois moins cher et on a notre accès privé au lagon ! Eliott a adoré nager (et nager et retourner nager) parmi les rochers et 'chasser' les poissons'. Kyra aussi. Karine et moi avons apprécié, mais sans plus. Sûr qu'après les tortues, ça paraît un peu fade. Oriana elle a été raisonnable et a regardé les poissons de la berge, à l'ombre, par respect pour ses coups de soleil de la veille. Pendant que j'étais dans l'eau avec Kyra, ils ont même vu une murène longer le bord.

Nous sommes ensuite repassés par Akumal et pendant qu'Oriana essayait des robes avec Karine, Eliott, Kyra et moi sommes allés à la bibliothèque d'Akumal plage. Très chouette endroit. De jolies fresques, un joli texte de Mandela à l'entrée, une petite aire de jeu à l'intérieur et deux charmants jeunes pour nous accueillir. Ils nous invitent à entrer, mais ne parlent pas anglais. Dur de leur expliquer qu'on veut juste fouiller leur bibliothèque parce qu'on pense que dans l'étagère de géographie se cache une géocache ! Mais quand je dis 'géocache', cela sert de sésame et elle va nous servir la cache sur un plateau. C'est pour l'instant ma cache préférée : dans un gros livre évidé ! Et qu'est-ce qu'on trouve dedans ? Deux nouveaux travel bugs ! Encore deux qui ne vont pas tarder à changer de pays !

C'est bon, on peut partir. Pour ce soir, on ira pas bien loin : Tulum n'est qu'à une vingtaine de km. On s'arrête à la 1ère station Pemex de la ville.

Mercredi 27

A Tulum, nous n'aurons fait qu'un bref passage. Nous n'avions pas envie de faire le Gran Cenote, et les enfants n'étaient chauds ni pour la plage (il paraît que l'eau y est turquoise), ni pour les ruines de la citadelle. Par contre on y a retrouvé Maryse par hasard, la française qui voyage seule et avait eu des problèmes de batterie à Playa del Carmen. Elle venait de récupérer 5 mois de courrier papier (via le courrier du voyageur). Nous, on a juste déjeuné dans un resto italien. Enormes pizzas, bonnes pâtes et un service irréprochable. De Tulum, on aura surtout vu ses moustiques, à toutes heures du jour et de la nuit. Ils n'arrêtent pas de piquer. Et je me souviendrais de ses noms de rues toutes droit sorties de l'espace : Orion, Mars, Satelite, Cassiope, Beta, Centauro, Polar Poniente... Ils se sont tapés un chouette délire !

17h, sur la route vers Chetumal : on croise à nouveau chiens errants, poules et chèvres. Nous voilà à nouveau dans le vrai Mexique ! Pour les oreilles, on enchaîne l'intégrale de Zaz. Et pour la 1ère fois, on craque à un tope : on s'arrête pour acheter des ananas !

On passe la nuit sur le Chedraoui de Chetumal.

Jeudi 28

7h30 J'allais me lever quand on frappe à la porte. C'est la sécurité qui nous demande de partir. J'arrive à négocier 2h, mais au final, on partira vers 13h sans souci. Ça m'aura quand même valu un 'je l'avais dit qu'il fallait aller leur demander hier' de Karine. Est-ce notre faute, à Oriana et moi, si les deux gardes qu'on poursuivait hier sur le parking avaient disparu au détour d'un camion ?

Nous sommes ensuite allé au Musée du monde maya de Chetumal. Un '3 sacs à dos du Routard' largement surfé. Il vaut le coup d'être visité, surtout pour le prix (72 pesos par adulte, gratuit pour les enfants), mais on s'en relèvera pas la nuit non plus. Petit, avec des maquettes des différents sites mayas, dans une ambiance de jungle tropicale (et aussi tout poussiéreux et qui sent le moisi quand on entre, selon l'odorat de Karine) et de très belles fresques murales... Mais pas grand-chose d'autre. Moi, j'ai quand même bien aimé la représentation de l'arbre des trois mondes, avec les racines dans le sous-sol du musée qui regroupe quelques informations sur le monde d'en bas, le tronc au rez-de-chaussée et les branches à l'étage. L'étage était d'ailleurs l'espace le plus sympa, avec des bornes interactives qui permettaient de faire de opérations mathématiques mayas et quelques jeux de mémoire avec leur hiéroglyphes.

Pas loin, on a aussi très bien mangé : après avoir évité une adresse recommandée par le Routard mais qui nous paraissait un peu trop pour les touristes, on s'est arrêté au El Vaticano. Un resto sur un angle de rue qui fait un peu cantine, mais où beaucoup de mexicains s'installaient. Une excellente adresse. Elle entre directement dans notre top 3 du Mexique ! En particulier, toujours pour ceux qui viendraient à passer derrière nous, tentez les divers plats de crevettes !

En fin de journée, nous sommes allés au camping Yax-ha qui est effectivement très bien (selon le code d'attribution des étoiles mexicaines s'entend évidemment !)

Et nous avons fait notre première partie de 'Cidadelles' en famille. Un de mes jeux de société préféré, mais auquel je n'avais pas joué depuis 14 ans (facile de savoir, Karine était enceinte d'Oriana). La partie a quand même duré 3 heures !

Nous allons probablement nous poser ici quelques jours, avant de repartir pour de nouvelles aventures dans de nouveaux pays...

Vendredi 29

Journée farniente à ne pas faire grand chose, à part me couper les cheveux... Eliott et Kyra ont passé leur temps à jouer au sable kinétique, aux 'noix de coco' (c'est fou ce qu'on peut inventer comme jeux, avec une dizaine de noix de coco !) et à improviser des parcours sportifs. Nous sommes en compagnie d'espagnol (Oriana a pu constater à quel point elle s'était adapté au Mexicain !), d'allemands, de suisses et de Bélizéens (c'est comme ça qu'on dit ?)

Pour ces derniers, on a mis un moment à comprendre quelle langue ils parlaient : il s'agit du 'broken up english', un anglais très particulier. Ils sont arrivés hier soir, dans un grand cc américain et se sont installé à côté de nous. On les espionnait et on a d'abord pensé qu'il s'agissait de canadiens. Puis de hollandais. De jour, avec leurs belles robes ou leurs jeans, ils ressemblent plus à une communauté religieuse type quakers, mormons ou amishs. Va encore falloir se cultiver sur cette communauté par internet !

Le soir, on a trouvé un arbre à chauves-souris dans le camping. Avec une dizaine de grosses chauves-souris qui ne risquent pas de mourir de faim par ici !

Samedi 30

Un des ados du Bélize est un lève-tôt comme moi. Du coup, on a discuté pendant une bonne heure, mais j'ai pas du comprendre plus de 5 min de la conversation... Il pouvait aussi me parler en haut allemand, mais pas sûr que cela m'aurait aidé. En fin de matinée, les mamans (en fait, deux sœurs, une qui habite au Belize et l'autre près de Calgary au Canada) sont venues avec une perceuse, pour nos noix de coco et on s'est régalé de leur lait. On a gardé la chair pour notre dessert.

16h Comme le temps passe vite. On file à la laguna Guerrero, où on devrait pouvoir voir un lamantin, Daniel, qui a besoin du centre d'étude des lamantins pour se nourrir. Quand on arrive, un panneau indique que le centre est fermé pour rénovation et en plus on était en dehors des horaires normaux. Mais on discute un peu avec un gars, qui était sur place et au final, il nous dit d'attendre un peu, le temps qu'il essaye de faire venir Daniel, à coups de pied sur le ponton et en lançant des feuilles de salades dans la lagune. Victoire, Daniel fait surface et vient même jusqu'à nous, au bord de la berge ! En fait, je suis contraint de revoir ma copie et je valide finalement l'avis de Karine : un lamantin, c'est pas si moche. J'allais oublier : sur la route, on a vu un champ de jesaispasquoi, un genre de papaye. Bien sûr, on l'a pris en photos. C'est pour l'album agriculture de Karine...

Après des courses un peu fastidieuses, on est rentré au camping vers minuit.

Dimanche 31

Ce matin, on a écouté la 4ème chanson de Monmix basée sur mes textes. Vous, vous devrez encore patienter un peu, mais pas le droit de se plaindre, vous avez déjà eu la 1ère !

Les adultes du Bélize sont aussi passés nous voir. On a discuté à propos des lieux à voir dans leur pays et de fil en aiguille, on a été invité à passer les voir dans leur ranch, un peu avant la frontière avec le Guatemala. Cool non ? Ils font partie d'une communauté mennonite. Encore une belle rencontre. Et il paraît qu'il y a encore des ruines mayas inexplorées dans leur propriété. Les mayas y auront-ils laissé des géocaches ou y créera-t-on la notre ?

Lundi 1/02/16

Jusqu'à maintenant, nous avions réussi à bien anticiper les jours fériés, mais aujourd'hui, nous avons zappé le pont ! Ville déserte. Nous voulions passer à la poste pour envoyer du courrier pour le CNED d'Oriana et pour l'assurance santé, c'est râpé. On s'est contenté de mettre nos cartes dans la boite aux lettres et de faire des photocopies pour les futures frontières à traverser. On voulait aussi retirer des dollars US pour les pays d'Amérique Centrale, KO aussi. Par contre, le resto El Vaticano était ouvert, alors on s'est régalé une seconde fois !

En rentrant de la ville, notre camping s'était aussi à moitié vidé. Disparu le petit copain canadio-bélizéen d'Eliott et Kyra. Comme ils dormaient en arrivant, le choc risque d'être rude demain...

Mardi 2, Chandeleur (Día de la Candelaria)

5ème jour sans café au réveil... mais aussi 5ème jour avec le clapotis des vagues sur la jetée au réveil. L'un dans l'autre... Un sacré vent ce matin. Encore une bonne nouvelle, car ça va faire tomber de nouvelles noix de coco bien fraîches ! Pour continuer dans la météo, 26° pour l'instant et ça va encore monter à 32° dans la journée. Ciel dégagé, ce qui n’empêche pas, c'est assez fou, un taux d'humidité à 83% !

Le défi du jour va être de trouver des tamales pour la chandeleur. A défaut, Karine pourra toujours nous refaire des pancakes...

23h Pour ceux qui se poseraient la question, on s'est rabattu sur les pancakes (oui, je me suis dit que j'allais pas faire durer le suspense jusqu'à la prochaine publication). Et sinon, normalement, demain c'est Belize !

Carnets de route
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Mexique
Langues officiellesEspagnol de facto, mais 67 langues nationales !
Forme de l’étatRépublique fédérale
Superficie1 972 550 km2
Population57 hab./km2
MonnaiePeso mexicain ($) (MXN​)
Fuseau horaireUTC -6 à -8
Indicatif tél.+52

Pour les Européens et les Canadiens, aucun visa n'est nécessaire. On remplit simplement un document d'immigration (FMT ou carte touristique) remis dans l'avion ou à la frontière, valable 90 jours maximum. Il doit être tamponné et  sera demandé à la sortie du territoire. Bien vérifier que le douanier a écrit 90 jours.

Il faut être en possession d'un passeport, dont la validité doit au moins pouvoir couvrir la durée du séjour.

À l'entrée du Mexique, on acquitte une taxe d'environ 30 US$, quel que soit le moyen de transport utilisé. Tout comme la taxe d'aéroport à la sortie du pays, elle est incluse dans le billet d'avion. Attention, par voie terrestre, elle vous sera probablement aussi demandée à la sortie du pays : pensez à bien garder vos reçus si vous nous voulez pas payer deux fois...

Pour ceux qui passent par les États-Unis : en cas d'escale, par exemple à Miami ou Huston, il n'y a plus besoin de visa. En revanche, depuis janvier 2009, pour faciliter le passage à l'immigration américaine, il est obligatoire de s'inscrire au moins 72 h à l'avance sur le site officiel de l'ESTA (environ 14 € ; réponse environ 72h après). Ce système s'appelle « Electronic System for Travel Autorisation » (ESTA). Fiche valable 2 ans.

Temps nuageux de décembre à février, risque de typhons en sept. et octobre
Jan. Fév. Mar. Avr. Mai. Jun.
Jui. Aou. Sep. Oct. Nov. Déc.
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