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Panama (du 23/03/16 au 02/04/16)

Panama (du 23/03/16 au 02/04/16)

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Mercredi 23 (suite)

Nous revoilà au batiment blanc, celui de la douane panaméenne. Le véhicule doit être garé sur le voie de gauche, à droite du batiment. On peut commencer à prendre l'assurance, dans un petit truc en face, c'est rapide. Ensuite, il ne faut pas aller faire la queue au service d'importation (où alors, une personne fait la queue, pendant qu'une autre fait le reste), il faut d'abord monter un escalier (pas le premier, c'est un cul de sac), pour faire tamponner l'assurance. Ensuite, il ne faut toujours pas faire le queue au service d'importation (où alors...), il faut faire tamponner les passeports, un peu plus loin. Là, selon les cas, on a payer 1$ de taxe pour la ville, en échange d'un sticker dans le passeport. Karine, qui n'a pas fait le sien en même temps que nous a esquivé la nana qui accoste les gens dans la queue pour cela. C'est seulement une fois que le passeport du conducteur est tamponné, qu'on a l'assurance et le tampon sur l'assurance qu'on peut faire l'importation temporaire du véhicule. Et là, même s'il n'y a que 4-5 personnes dans la file, faut attendre 3h (d'où l'idée d'envoyer quelqu'un en éclaireur faire la queue). J'avais déjà vu des gars taper 3 mots sur un ordi avec seulement 2 doigts, mais jamais avec un seul, voire avec zero doigt. Il y a 4 personnes devant un ordi dans le batiment, plus autant debouts qui font rien. 4 personnes qui attendent dans la queue devant moi. Et rien ne bouge. Et là, tous les épisodes de la 4ème dimension défilent à toutes vitesses dans ta tête, pour essayer de repérer dans lequel tu te trouves. Pour les passeports, c'était un peu pareil : j'y étais à un moment où il n'y avait personne dans la queue. J'arrive donc à l'un des guichets. Un gars est assis de l'autre côté. Je lui tends mon passeport, assorti d'un bonjour. Il répond à mon bonjour, mais 2 minutes après mon passeport était toujours devant lui. Lui n'a pas bougé. Une dame passe au guichet d'à côté et se fait tamponner. Je poste donc Oriana au guichet d'à côté, où l'humain semble un peu plus actif. Ah ! Le mien se met en route aussi... Je sais pas à quoi ils carburent, au Panama, mais c'est flippant.

Ah oui, toujours en attendant son tour pour l'importation du véhicule, il faut aller valider la fumigation. C'est le petit batiment à côté de l'espace de fumigation. Il faut payer un gars (nous on a payé 8$ mais si ça se trouve on est passé en temps que semi-remorque et on aurait seulement du payer 1$), puis suivre une fille qui sort de ce bâtiment, traverse la route pour un autre bâtiment et se fait tamponner un papier qu'elle nous donne. C'est pour dire qu'on est ok fumigéné (aucune importance si la fumigation est faite plus tard, voire pas faite du tout si tu passes à côté; personne ne vérifie non plus ce papier. On peut donc aussi passer la fumigation sans payer... Toutes les options sont faisables !).

Bref, du grand n'importe quoi. 3H de perdues côté Panama et comme partout (sauf au Bélize), jamais un panneau ou un officiel pour t'expliquer...

1 km après la frontière, le fameux contrôle de police. Là, le gars veut juste voir l'autorisation de circuler. Mais comme on comprend pas tout de suite ce qu'il veut, il nous dit en espagnol : 'personne parle espagnol là ?' 'si, si, notre fille parle espagnol'. Oriana sort le bout de son nez de l'arrière du véhicule et prend les choses en mains. Ca se termine par un 'Que Dieu vous accompagne toujours'. Moi, je dis que c'est trop cool une fille qui parle espagnol !

Encore un peu de temps pour rouler, manger au McDo pour se requinquer et re-rouler un peu.

Ce soir, c'est station essence.

Jeudi 24

Magnifique nuit à suer avec un camion qui s'est couché juste à côté de nous et qui a mis son réveil à sonner à 4h du mat. Puis une seconde sonnerie à 4h30. Pour ensuite faire tourner le moteur à 5h30. Puis Eliott qui se lève à 6h30...

Aujourd'hui, on roule. On avance comme on peut vers Panama City, sur la Panam. Tantôt c'est good, tantôt c'est du revêtement de béton moisi. Tantôt on roule sur les voies de gauche, tantôt sur les voies de droite. Rarement plus de deux voies ouvertes en même temps. Une pour chaque sens... Petite pause via un pizza hut (bof bof, petites portions maxi prix). La météo du coin annonce 35°C.

Arrêt pour la nuit sur un terrain de foot, revètement en terre, le long de la Panam. Ce soir, on fait dans l'original ! Il y a beaucoup de vent, ça nous permet de supporter la chaleur.

Vendredi 25

On passe l'après-midi à rouler dans Panama City. Pour ceux qui ne l'avaient pas réalisé (comme nous), c'est la semaine sainte. Ici, le vendredi est férié, pas le lundi. Ca a un bon et un mauvais côté. Le mauvais, c'est qu'aujourd'hui, demain et dimanche, tout est fermé. Donc forcément, aller dans les bureaux de compagnies de fret, c'est pas très utile vu qu'on se retrouve devant des portes closes. Le bon, c'est qu'il n'y a personne dans les rues. Aucun souci de circulation dans la capitale. On a donc pu repérer nos adresses de cargo, en traversant la ville dans tous les sens. Nous avons à plusieurs reprises emprunté une sorte de périph réservé aux possesseurs de la carte Panapass. Aucun moyen de passer les barrières en voulant payer sur place. Les deux premières fois, quelqu'un a appuyé sur un bouton pour nous sauver la mise. La 3ème, le surveillant ne connaissait pas l'existance du bouton magique. On a fini par passer là où une barrière marchait à moitié. Elle s'est quand même rabattue sur l'arrière du cc, mais sans dégat.

Pour notre première adresse, on avait les coords GPS, mais personne ne connaissait dans le coin (y compris les gardiens du complexe commercial). Après un petit tour au Subway, puis un petit tour en cc, puis un retour devant le Subway, on décide quand même d'explorer la zone. Et bien il suffisait de monter un escalier (à 5m du Subway)  pour se retrouver, côté cour, chez Seaboard Marine. On y était depuis le début et les gardiens ne connaissaient pas ! Une de trouvée. Comme dans la chanson, puisque c'est ainsi, on reviendra lundi. Pour la seconde, c'est assez facile, on a profité du wifi de Subway, avec l'adresse, pour repérer exactement où ça se trouvait, et quand on y arrive, le gardien du building connait. On peut revenir lundi et se garer dans la rue, si on est là avant 6h... A la question : 'et est-ce qu'on peut dormir là dès le dimanche soir ?', la réponse est oui. Ouf ! On fait route vers notre 3ème et dernière adresse, au sud-ouest de la ville, de l'autre côté du canal.

La 1ère fois, on était passé par le Pont du Centenaire, au nord de la ville. Cette fois, on passe à l'embouchure, au Pont des Amériques. Mais avant, faut traverser la ville, en longeant le bord de mer. A notre grande surprise, Panama possède une skyline de gratte-ciel qui n'a rien à envier à N-Y. Pas très loin, plein de parking et un accès à une promenade, le long de la mer. Pas de plage, tout est bétonné, mais sympa quand même. Les touristes et locaux s'y promènent, à pieds, rollers, voiture à pédales, vélo... Il y a des dizaines de pélicans qui se jettent dans l'eau devant nous. On y fait une longue pause (surtout qu'il y avait aussi une aire de jeux) et le soir tombe.

Du coup, on zappe la 3ème adresse pour aujourd'hui. On passe quasi devant, mais on poursuit vers l'ouest, d'où on venait ce matin, dans l'idée de dormir sur un parking de centre commercial (c'est le WestLand Mall) qu'on avait repéré, à une vingtaine de kilomètres. Bon, pour y dormir, c'est mort, même si une policière et deux vigiles tentent de trouver une solution. Au final, après quelques courses (on était à court d'eau) et un repas au McDo sans wifi mais avec clim, on est autorisé à dormir à côté d'un petit resto lui-même juste à côté du parking...

Samedi 26

7h... Non, en fait, 8h ! J'étais pris d'un doute en pleine nuit, étonné que le McDo ferme ses portes à 21h10 hier et semblait pressé de nous voir partir..., pourtant, Vendredi Saint, l'horaire était 22h... Du coup, ce matin, je regarde le tel de Karine : il n'était plus réglé sur l'ajustement automatique. Dès que c'est rectifié, il ajoute une heure ! Je doucle-check sur un guide : on est bien en GTM -5 et non -6. 3j qu'on est pas à l'heure ! Quelquepart, cette heure de perdue est bienvenue parce que je trouvais qu'il commençait à faire jour vachement trop tôt et nuit trop tôt aussi.

Nous sommes allé repérer la 3ème adresse et ensuite, nous avons repris le Pont des Amériques et traversé la ville du Sud au Nord. On s'est encore retrouvé par erreur sur un péage à carte puis on est arrivé aux écluses de Miraflores. Ce sont les plus connues. Il y en a d'autres un peu plus au nord, et il y a celles de Colon. Un garde à l'entrée a été super et nous a prévenu que si on voulait les voir, fallait se manier car ça ferme à 16h. Coup d'oeil à l'horloge de la voiture, il est 14h30. Argh, ça fait pas beaucoup. Quand on arrive aux guichets, on apprend que ça ferme à 17h. Ouf ! Sauf qu'on avait pas changé l'heure du cc. Ca refait pas beaucoup... On paie quand même les 2x15$ par adultes et 2x10$ par enfants (aujourd'hui, Oriana et Kyra seront plus jeunes d'un an). On peut voir la dernière séance en anglais d'un film en 3D de 10 minutes. Puis on a le temps de voir passer un énorme navire en vrai. Puis, au pas de course, on fait la salle de l'histoire de la contruction. Toute petite mais très intéressante. Je ne savais pas que c'était la France qui avait eu le projet, en 1881. Bon, apparemment, ils ont douillé, principalement à cause du palu. Et ils n'avaient que des pelles... 1er échec, Eiffel s'en mèle, 2ème échec quand même. 20 000 morts. Il faudra attendre l'indépendance du Panama et l'aide des américains pour que ceux-ci reprennent le projet. Ce canal, ça ressemble pas mal à une succession de scandales et à un nombre astronomique de morts... Les américains eux, ils mettent le paquet au niveau sanitaire. Faut dire qu'entretemps, un cubain a découvert l'origine de la fièvre jaune. Bref, c'est super intéressant. Le petit Fûté est bourré d'infos à son sujet, mais j'ai encore du mal avec les versions numériques moi... Allez, une petite carte postale pour la route : qui a payé la taxe la moins chère pour traverser le canal ?

Après avoir encore fait la fermeture, on est allé à l'embouchure du canal à côté d'un hôtel connu des overlanders. On y est pas super bien, car on est le long de la route. Même s'il n'y a que les gens de l'hôtel qui passent là, car c'est une impasse, on ne peut pas ouvrir les fenêtres côté rue. Par contre, il y a effectivement des overlanders : deux fourgonnettes argentine (dont une récemment achetée à des français, car ils ont pas encore eu le temps d'enlever l'autocollant) Du coup, on aura peut-être des infos sur le passage en Colombie.

Le point de 19h : 31°C, 33 ressenti à cause de l'humidité. C'est mieux que cette aprèm, mais comme on est toujours trempé, on s'en rend pas compte. Le frigo tient la route, même s'il ne réussi plus à faire des glaçons depuis 3j.

Finalement, on ne reste pas, on retourne où on a passé la nuit précédente, à une vingtaine de km, où il y avait un petit vent. On repasse par le Pont des Amériques, et par Arraijan. Il y a une légende urbaine qui dit qu'elle doit son nom à un expression anglaise quand les pionniers de la ruée vers l'or en 1848 cherchaient le village, et que les américains déjà installés répondaient 'At right hand'... Au fait je n'ai jamais parlé de l'origine du mot 'gringo'. Qui connaît ? Je suis dans une humeur carte postale...

Dimanche 27

Pour Pâques, plutôt que de chercher des oeufs tout fondus dans le cc, on les avait laissé dans le frigo. Moins fun, mais meilleur. On a fait une journée dans le Mall aujourd'hui. Karine et Eliott sont allés chez le coiffeur. Prix français, mais pas la précision suisse. Karine a enfin une couleur qui lui ressemble, mais on voit que la coiffeuse a pas fait beaucoup de peinture en maternelle, ça dépasse un peu sur les bords. Dans la galerie marchande, on est pas mal, il y a une immense salle avec une vingtaine de fastfoods et le wifi...

En fin de journée, après avoir fait une vidange dans un dépotoir mais quand même le long de l'autoroute (un endroit où la bande d'arrêt d'urgence était un peu plus large...), on repart vers la ville. On passe par le pont du Centenaire (pour varier) et on va à l'est de la ville, camper dans la zone d'affaire de SC Line. Le vigile nous reconnaît, on est welcome.

Lundi 28

Journée marathon pas des plus facile pour les enfants. On va voir SC Line où on est très bien accueilli, puis Evergreen (une 4ème compagnie suggérée par des argentins il y a deux jours) mais il ne font que des containers, pas de roro. Et puis Seabord Marine. Ils sont sympa, mais passe un un broker, la fameuse Téa, universellement connu. Avec eux, c'est pas cher si on part tout de suite (moitié de leur prix). Sinon, ça sera avec SC Line pour quelques dollars de plus, mais 5 jours plus tard. On va pas voir la dernière compagnie. Il faut trancher rapidement. Du coup, on squatte un très bon fastfood de panini à côté de SC Line et on checke nos mails. SC Line ne nous l'avait pas dit mais elle passe par Téa aussi (sauf qu'elle propose un package all include, avec assurance). On flippe un peu de retrouver notre cc déglingué, alors l'option assurance extérieure nous branche bien. Mais finalement, on se laisse convaincre par le délai et on se lance avec Seaboard. Départ prévu le 02/04 donc et on doit commencer les démarches demain !

On décide d'aller en repérage voir où se trouve la DIJ (police pour les véhicules) mais on est pris dans un énorme bouchon, du coup, on met les voiles vers le centre commercial qu'on connait bien. Nouveau passage par le pont des Amériques. Une fois là-bas, le wifi nous permet de récupérer les différentes étapes envoyées par Téa.

22h on repart à Panama, chercher la DIJ. On est arrété par les flics. Il y en un de chaque côté de la rue, celui de droite nous fait signe de passer, celui de gauche nous siffle, nous arrête et nous engueule, parce que c'est à lui qu'il faut obéir... Finalement, c'est son pote qui vient s'occuper de nous, il se retient de rire, et après avoir discuté avec Oriana et vu qu'on galèrait pour retrouver l'autorisation de circuler, il nous dit de filer. On en profite pour lui demander notre chemin. Un peu plus loin, on croise d'autres flics et on leur redemande notre chemin. Ils nous y emmène mais une fois là bas, ils nous disent qu'il vaut mieux ne pas dormir là. Effectivement, ça a l'air de vraiment craindre, malgré la présence de 3 flics au carrefour. On va 500 m plus loin, dormir sur une station essence d'où on devra partir à 5h...

Il fait toujours très chaud.

Mardi 29

5h On finit la nuit dans le parking de la DIJ, qu'ils ouvrent exprès pour nous. Après un passage dans une boite à copie, on attend que l'heure tourne.

8h15 Check du cc. Ca prend 5 min puis on nous donne RVD dans un batiment pas loin à 14h. C'est le temps qu'il leur faut pour vérifier avec Interpol (véridique).

On roule un peu vers un McDo et on revient plus tard. Même si le Secretariat général est de l'autre côté de la nationale, mieux vaut se garer au DIJ, ce qu'on fait. Une fois leur sésame en main, on va au Country Inn prendre une chambre (l'hôtel avec des overlanders devant, juste à côté du Pont des Amériques). Hôtel top. Les enfants restent dans la chambre pendant qu'on vide le cc dans nos sacs ou range dans la soute. Merci Mamie d'avoir suggéré de prendre une chambre avant d'aller déposer le cc. Ca nous change la vie et surtout, demain, on laisse nos valises à l'hôtel ! Je l'ai déjà dit que l'hôtel était top ? La TV peut même lire les .mkv sur clé USB. Je vais jusqu'à me doucher et me raser. Wouah !

Derniers trucs à préparer, impression de papier à l'hôtel... on se couche à 1h.

Mercredi 30

6h30 lever pour le petit déj. Ensuite, on roule pendant deux heures, pour Colon. Normalement c'est 1h, mais sur les 10 derniers km, c'est bouché. Ensuite, de 10h à 15h, on enchaine les différentes étapes, avec les enfants et des coordonnées pourries. La dernière étape avec assez sport, parce qu'une seule personne peut entre dans le port (le conducteur donc) : on arrive à la grille. Un gars me fait signe de passer par le côté piéton. Il accepte qu'Oriana m'accompagne. On passe un torniquet et on donne des papiers. Ils demandent à Karine (qu'on ne voit pas, elle est de l'autre côté du bâtiment) de rentrer. Sauf qu'Eliott et Kyra ne peuvent pas. Un routier les accompagne côté piéton, mais ils ne peuvent pas non plus passer le tourniquer. Côté papier, c'est fini pour Oriana et moi, on retrouve donc Eliott et Kyra rapidement. Mais Karine n'en sait rien et stresse un peu, le temps qu'on l'aperçoivent à travers le grillage et qu'on lui fasse de grand coucou. Ensuite, cette partie de l'histoire n'appartient qu'à Karine : photos de l'intérieur, visite du chien renifleur et longue attente. Très longue attente. Largement de temps (pour nous aussi) de regarder les dizaines de voitures défoncées, qui n'ont pas supportées le voyage. Super par rassurant ça. Et on a pas voulu rester quelques jours de plus pour avec l'assurance avec l'autre compagnie ? Mon dieu mon dieu...

Je m'étais gardé pour ces instants un extrait de www.travelblog.org illustrant le changement d'amérique (eux l'on fait du Costa Rica à l'Equateur) :

'

Suggestion one. Tranquilizers and sedatives. Lots of them. They might be the only thing that keeps you from turning into a raving anarchist in this process. By the time you drive all the way through Central America, you are going to feel like a battle-tested road warrior who can easily handle whatever the next border can throw at them. Well, as the wise philosophers of Bachman–Turner Overdrive said “You ain't seen nothing yet”.

'

Au final, c'est bien moins pire qu'on ne le dit.

Voilà, c'est fini. Tout le groupe prend 1000XP d'un coup et monte d'un niveau. On prend un taxi et on file vers Colon. Il est 15h. Le train touristique n'a pas encore ouvert ses portes, donc on demande au taxi de nous emmener jusqu'à un McDo en attendant 16h. Colon, c'est la ville qui craint. La ville où on est pas sensé faire 100m sans prendre un taxi (il y en a partout ça tombe bien). C'est vrai que la ville est franchement décrépite. Par contre, il y a de magnifiques bus, aussi bien qu'au Guatemala et 100 fois mieux que les légendaires Diablo rojo de Panama City. On n'en connaitra donc que le McDo et ses 3 nanas au comptoir enchantées de discuter avec nous (une fois de plus, c'est les cheveux roux qui amènent la discussion). Encore une fois, le contact est facile et agréable. Simple, 'cool'. Et ça, c'est depuis le début au Panama.

15h27 Toujours au McDo. Je viens seulement de réaliser pourquoi la population est majoritairement black ici ! Mais ça y est, cette fois, j'y suis sur ma côte caraïbe !

16h On attend sur le quai de la gare, derrière un brin d'ombre...

17h On embarque dans le train de la Panama Canal Railway Company. Un train de 'luxe' pour touristes. Ca ne sera pas comme je le pensais, le long du canal, mais plutôt à travers la jungle et l'immense lac. Au final, c'est peut-être encore mieux. Le train est sur un remblait un peu plus haut que le reste du paysage, donc on a souvent une vue plongeante sur la jungle. La traversée du lago Gatun est carrèment superbe. Kyra a adoré la fraicheur des banquettes en cuir et dormi tout le temps (Karine l'a un peu copiée aussi...). Vraiment une excursion à faire, même si on a pas de cc à déposer à Colon ! En plus, la controleuse, qui trouvait que ça allait faire cher pour nous a fait passer Oriana en enfant (15$ au lieu de 25$...).

Taxi à l'arrivée, passage par une banque pour retirer plein de liquide pour payer l'agent 'Rose', l'intermédiaire de Téa (on se croirait dans Cluedo non ?) et retour à l'hôtel. Le truc con, c'est que je voulais retirer dans une ScotiaBank pour m'éviter des frais et qu'elle était pas aux coords indiquées par Here, mais 500m plus loin. Du coup, j'ai retiré en trois fois dans un distributeur de supermarché super taxé...

Pour ceux que ça branche, voici le CR technique du dépot du cc, que j'ai envoyé au lien AmCentre, pour que ça profite aux suivants. Si vous avez déjà assez de lecture, vous pouvez passer directement à la journée de jeudi.

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Un petit retour sur notre expérience Roro Panama-Colombie (colon -> cartagena). Seulement la partie Panama, car pour l'instant, le cc est en attente d'embarquement au port de Colon.

Petite précision, on a un cc de 7m et 47m cubes

J-1, de Panama City, on a contacté par mail 4 compagnies :

- Barwil Agencies / Wilhelmsen

- SC Line

- Seabord Marine

- Evergreen

Jour J. On a dormi le long de la route devant le building de SC Line. Quiet, vigile ok.

- SC Line : accueil très pro et sympa. Roro ok, départ dans 10j. 1450$ all included, possibilité assurance véhicule à 165$. Il semble tout gérer sans intermédiaire... (coords ajoutée sur ioverlander). Un départ tous les 15j

- Searboard Marine : accueil sympa mais moins habitué il semble. Ils passent par des brokers et conseillement fortement la fameuse Téa. Normalement 2500$, mais celui qui part dans 4-5j est à 1200$. Faut se décider vite... Ils nous mettent en contact mail avec Téa. Un départ par semaine

- Evergreen. Ne font que des containers. Ko pour nous, mais selon des argentins qui venaient de passer, c'est les moins chers. Ne travaillent qu'avec des brokers.

On ira finalement pas voir Barwill. J'ai du ajouter ces 4 compagnies en coords sur ioverlander, mais ne suis plus très sur.

SCLine et Seaboard avaient déjà répondu à nos mails quand on les a rencontré, mais on ne le savait pas encore. Les 2 autres n'ont pas répondu...

Après midi d'échange avec Téa, qui ne travaille qu'à distance (mail ou whatsapp). En fait, il s'avère que SC Line travaille aussi avec elle (on a reçu un mail de leur part disant que si on était ok avec eux, c'est elle qui effectuait l'accompagnement). Ce personnage est décrit sur le net comme un sauveur ou un démon. J'ai cru comprendre qu'elle vivait en Argentine. Que derrière ce mail, c'était maintenant sa fille qui menait la barque (Amy) etc... Tout un mythe.

Au final, on est ok avec elle pour partir avec Seaboard, question rapidité du départ. Elle ajoute donc ses 150$ au 1200$. Il y aura encore 70$ à payer au port de Colon et normalement autant à Cartagena. Chez SCLine, c'est compris dans le prix. A ajouter encore apparemment, jusqu'à 400$ de je sais pas quoi à Cartagene, dont Téa ne nous a pas parlé malgré ma demande de détail. Ca apparait seulement dans un mail qu'elle envoit plus tard sur le step by spep la-bas. Mais je l'avais lu dans d'autres récits en anglais. Attention, Seabord ne propose pas d'assurance et quand on voit l'état de nombreuses voitures au port, c'est vraiment flippant !!!!

Les indications fournies par Téa sont pas au top, mais ça va. Je conseille qd même de prendre contact avant avec les compagnies, pour avoir leur tarifs et évitez que Téa ne les gonflent...

J+1

Il faut aller au BIJ de Panama City. Le quartier craint, le lieu est difficile d'accès (cf ioverlander). On a dormi dans sur une station essence à 500m et ils nous ont laissé entrer sur leur parking (au BIJ) à 5h du mat. En arrivant à 8h ou 9h, ca doit encore être sans soucis.

Entre 14h et 16h, on peut récupérer le papier qui dit qu'on est pas fiché par interpol. C'est au secretariat général, de l'autre côté du boulevard. A 150m à pied donc le plus simple est de garer son véhicule au BIJ.

J+2

On file donc au port. Départ à 8h, arrivée à 10h. Une heure de bouchon sur les 15 derniers km.

Les coords fournies par Téa ne sont pas bonnes. Pas très clair non plus sur ioverlander. J'y ai ajouté des précisions et 2 nouveaux points.

Dans l'ordre :

- on traverse le port pour aller à son carrier (Seaboard / Seacargo pour nous) : coords ajoutées, les précédentes n'étaient pas bonnes. On leur donne 4 exemplaires imprimés du bill of lading fourni par mail par Téa pour qu'ils les tamponnent, et on leur donne le disclaimer, qu'ils n'ont finalement pas besoin...

- on retourne à l'entrée du port et on se gare comme on peut pour aller à la douane (voir icone douane sur ivoerlander). On leur donne plein d'exemplaire de plein de trucs (de mémoire, 3 de chaque : BL, permis de circulation de l'entrée au Panama, papier du BIJ, carte grise, passeport conducteur) cf coords 'douane'

- on va à une autre douane, très proche des bureaux de Seaboard. Il faut faire la queue à un guichet de aduana et leur filer un exemplaire des feuillets rendus à la précédente douane. Il faut ensuite faire la queue à un autre guichet juste à côté 'almaceija' je crois, pour payer (70$) récupérer un reçu et le dossier

- on va ensuite à l'embarquement, plus au nord (cf coords sur ioverlander again) et on laisse le véhicule. On y reste longtemps car plein de trucs inspectés.

Ca nous a prit de 10h à 14h30. Seule la dernière étape doit se faire seule (on a fait tout le reste avec les 3 enfants). Mais on peut attendre dehors à l'entrée de la zone d'enbarquement, à l'ombre, sur un banc.

Ensuite, on a hélé un taxi, passé un moment dans un McDo à Colon (notre spécialité) puis pris le train touristique pour rentrer à Panama City. Ouverture des grilles à 16h (sinon, attente en plein soleil devant), départ du train à 17h15. Ok en arrivant 10 min avt. 25$ par adulte, 15$ par enfant, café gratuit ;-), très beau paysage (le lac notamment) mais pas beaucoup de vue du canal lui-même (c'est plutôt la jungle).

Le taxi du port au train : 5$, du train au mcdo 2-3$. Le taxi de Panama gare à notre hotel (Country Inn où de nombreux overlanders squattent devant) : 20$ (pour 5 personnes)

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Jeudi 31

Journée d'hôtel des plus classiques : skype en famille, piscine et visionnage du 'Petit Prince' (2015) sur la TV. Et puis quand même, échange d'une enveloppe avec 1350$ en cash dans le hall de l'hôtel avec l'agent Rose...

Vendredi 1er Avril

On passe 3h à chercher le meilleur plan pour les billets d'avoin, sans avoir à partir à 6h de l'aéroport. Au final, mieux vaut prendre une combo AR+Hotel, ça revient au même prix qu'un vol sec, avec 4 nuits d'hotel en prime... Voilà, j'ai la migraine. Skype sympa avec les neveux Alexis et Maxime, qui ont chacun pris un an hier et aujourd'hui. Je vais aussi tout seul chercher une géocache, derrière l'hôtel. J'y laisse un de me 5 TB que j'ai eu pour mon anniv. On ne se fait pas de poisson d'Avril  cette année et on regarde un diner de cons pour la soirée.

Samedi 2

Levé 6h15 mais le reste de la troupe n'arrive à émerger qu'à 7h. On trouve quand même le temps d'aller déjeuner et d'être prêts pour 8h15. Le taxi nous ammène et nous fait passer par la Cinta Costera. Ca tombe bien, car je voulais lui demander mais Karine trouvait qu'on aurait pas le temps. Cette route est un viaduc dans la mer, qui encercle le Casco Viejo. Selon le Petit Fûté, "le gouvernement Martinelli a commis un véritable massacre dans le paysage urbain en réalisant le pire projet qui soit : faire passer un viaduc autour du Casco Viejo ]...[ Le Casco Viejo a perdu sa belle ligne d’horizon… L’UNESCO pourrait pour cette raison retirer la vieille ville de sa liste du patrimoine mondial de l’humanité, mais qu’importe pour l’ex-Président Martinelli qui déclara sans rougir : « Mais à moi que me rapporte l’UNESCO ?  ». Perso, je trouve ça super. Ca permet de traverser rapidement la ville sans avoir été contraint de contruire des voies rapides dans la ville ville, ça donne une vue de la mer de la vieille ville et plein d'aspects sympas comme une voie réservée aux vélos, la route fermée aux voitures le dimanche et réservée aux piétons et joggueurs...

10h45 Ca y est, on part. Grave question existencielle, pourquoi les sièges des rangées dans l'avion prennent les lettres ABCDEK ? On fait quoi de FGHIJ ?

Et pour ceux qui se demanderaient, le compteur du cc affichait 107521 km quand on l'a quitté.

Pris par notre recherche de roro on aura quand même raté un rendez-vous au Panama, la rencontre avec les différentes éthnies indigènes qui y vivent. On devra se contenter d'avoir entraperçu à plusieurs reprises des femmes avec des dizaines de bracelets aux jambes (des jambecelets du coup ?), qui je crois étaient Kuni. Je crois que le Panama est un pays où il faudrait revenir, sans cette problématique de roro à trouver et qui envahissait un peu les esprits...

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