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Suède (du 16/07/11 au 21/07/11)

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La Suède, première partie.

16 juillet

18h ... et on retrouve un autre pays aux feux de signalisation bizarres.

Petit détour de 7 km vers le centre de Malmö pour prendre en photo la Turning Torso et on repart. La tour est belle mais ce qu'on aura vu de Malmö est vraiment industriel et moche.

19h Nous voilà à Ystad. On se balade une heure et demi au petit bonheur dans les rues et étroits chemins piétons, pour admirer les belles maisons à colombages, puis on repart.

21h Direction Käseberga, à 20 km. En chemin, on croise beaucoup de petites routes vers les bords de mer, où on pourrait passer la nuit. Mais c'est soit trop loin de notre destination, soit trop loin de la mer, soit il y a déjà un cc. Bref, on fait les difficiles pour arriver finalement au village, où il y a un énorme parking pour caravanes à 15€ la nuit. Les boules. On continue donc vers l'est, pour 6 km, vers Sandhammen, une des plus belles plages de la Suède. On commence à regretter nos choix précédents, mais là, miracle, un mini-parking sur un chemin de terre, au creux de la forêt, à 500m de la plage, où il y a là un énorme parking interdit aux cc (et de fait, seul un fourgon y est stationné).

Les enfants trempent les pieds dans l'eau et on se pose dans notre petit coin à 500m.

On prend l'apéro pour trinquer à la Suède, une petite soupe chinoise et vu qu'il est déjà 23h30, on se couche.

17 juillet

8h Ballade de Saph dans les sentiers avoisinants. Il n'y a qu'une voiture à 30m de notre cc et je croiserai deux joggueurs. J'imagine le même coin en France... Car il faut savoir que cette plage est le St Trop' du pays... Ah ouais, 9 millions d'habitants pour 450 000 km²...

Suit, fidèle à nos habitudes, un petit déj en famille aux heures matinales, et on repart pour Käseberga (qui se dit 'Chéseberya') pour voir le site d'Ales Stenar. 59 pierres érigées en forme de bateau, en haut d'une colline dont un côté se jette sur la mer. Une cinquantaine de touristes, principalement des suédois. C'est peu, comparé à nos habitudes, et cela n'empèche en rien d'admirer le site et d'apprécier, mais on réalise à quel point cela doit être magnifique, seul, au lever ou au coucher du soleil.

On redescend ensuite tranquillement en direction du port pour visiter la fumerie de poisson. Sauf que c'est nous qui avions fumé sur ce coup : elle ne se visite pas ! Mais elle a le mérite d'être là et c'est déjà pas mal. On s'installe à une table, à 15h, au bord de l'eau, et on mange un steack de saumon fumé froid en sauce, un saumon en brochette, le plat traditionnel, un nom genre 'roll en mas' - une espèce de maquereau fris et roulé avec de la purée, beaucoup de rondelles d'oignons et de la confiture. Et enfin un autre sur une tranche de pain noir. Et en ce qui me concerne, accompagné d'une bière du village. Je bois la Käseberga Pillsner et je garde la Käseberga Färsköl pour plus tart (prononcer 'Fèrcheul', sköl voulant d'ailleurs dire 'Santé !'). On fait aussi un stock de poisson fumé et de saucisson d'oeufs de poisson pour les jours à venir.

Puis retour à notre plage où on passera quatre heures. Les enfants se baignent et moi j'accompagne en essayant de me mouiller le moins possible. Ca caille.

La plage est belle, mais elle n'a rien d'exceptionnelle à mon sens, à part peut être un sable très clair, presque blanc... Et aussi l'absence de monde, une trentaine de personnes, un dimanche, pour une plage de plusieurs kilomètres... C'est par contre amusant, le sable grince sous les pieds, là où il est bien sec. Une espèce de bruit de plastique. Au début, je croyais que c'était mes chaussures, mais c'est pareil pieds nus. Oriana me fera aussi la remarque, et peut de temps après, ce sera au tour d'Eliott, de trouver qu'il fait un bruit de mouette.

20h On quitte la plage... douches... repas... installation de la table en mode lit pour Kyra... Bref, le rituel du soir et à 23h, les enfants sont couchés.

Tiens, voilà qu'il pleut, c'est donc l'heure d'aller promener la chienne.

18 juillet

Il aura plus une bonne partie de la nuit, mais ça y est, c'est fini.

Au petit déj, on attaque la brique de yaourt à boire. Nature. Ca rappelle à Karine la pub 'avant je mangeais des yaourts nature et ça se voyait. Maintenant, je mange Perle de lait et ça se voit aussi'. Bin là, c'est la version 'avant', t'as intérêt à sucrer.

On décolle un peu avant midi. Tomtom annonce quatre heures pour 350 km. Quelques portions d'autoroute, mais surtout des une voie limitées à 90 km, voire 70 km. Ce qui est étonnant, c'est que les autoroutes peuvent s'arrêter d'un coup, pour un carrefour avec feux et reprendre aussi sec. Le Routard nous avait prévenu, mais c'est autre chose de le vivre, quand tu es au volant.

On espère arriver à Gränna avant la fermeture des magasins, pour pouvoir acheter des sucres d'orge.

14h Petite pause de 45 min pour manger les 3/4 du poisson fumé et mariné (ça déchire), et on repart.

16h30 On a passé Jönköping et on longe le lac Vättern. On va le suivre sur une bonne partie de sa longeur, de plus de 150 km.

17h Gränna. La rue principale entièrement dédiée au commerce du sucre d'orge. Une succession de magasins sur toute la longueur. Les confiseurs travaillent devant nous dans des ateliers à l'intérieur des magasins, derrière leur vitre. Il y en a un qui nous plait plus que les autres. Serait-ce parce qu'il nous en a offert des chauds, où parce qu'il a été primé plus d'une année sur deux depuis une quinzaine d'années ?  D'ailleurs, ce soir, ils ferment plus tôt car c'est justement le jour du concours. Les confiseurs s'entrainent d'arrache-pied. Dans d'autres magasins, on ne voit qu'un petit jeune qui regarde la montre tout en travaillant. Les maitres seraient-ils de repos avant le concours ? Toutes les stratégies se cotoient. On continue un peu sur la route puis on décide de retourner au premier qui nous avait plu. Une sucette pour chacun des enfants et onze sucres d'orge à la dizaine pour nous et la famille au retour (ça reste un pari sur notre capacité à y résister). Les goùts ? Fraise, rhubarbe, pomme, violette, cassis, mais aussi plus exotique : cocacola, liqueur... mais aussi beaucoup plus exotique : épicée, bière, aphrodisiaque...

19h30 On repart pour Stockholm.

On fait le plein. La pompe s'arrète à 400 Kr (40€). Après discussion avec un autochtone, il s'avère que c'est normal. Si on veut plus, il faut remettre la carte Visa. Après un deuxième tour à 40€, la machine refusera ma 3ème tentative.

21h On s'arrète pour manger une boite sur une aire d'autoroute. Le temps de préparer le repas, les enfants baguenaudent. Tout à coup, Eliott s'écrit : 'J'ai trouvé une grenouille' et effectivement, il pointe du doigt une grenouille de la taille d'un ongle. En fait, il y en a des dizaines dans le coin, en y regardant de plus près...

22h15 On en est au fromage. Le soleil est couché. Enfin, presque. On prend note car on envisage d'observer le coucher de soleil dans un coin de Stockholm qui s'y préterait bien.

23h30 Les enfants sont couchés, on reprend la route.

Le soleil est couché... où presque !

0h15 Tiens, le soleil est toujours couché, ou presque !

1h Le soleil est encore 'couché ou presque'

1h20 Le soleil semble vraiment couché. Il y a un brouillard à couper au couteau. On galère pour trouver un camping : on en fait deux où même les parkings extérieurs sont blindés.

Demi-tour vers une petite allée qu'on a repérée, en face d'un immeuble, où il semble y avoir de la place pour se garer. Bon, on est pas trop mal.

2h Je promène Saph, et il semblerait que le soleil soit en train de se lever. En tout cas, le ciel est plus proche du bleu que du noir !

19 juillet

8h Ballade de Saph : bin mince, on était à 100m d'un petit parking, au bord d'un grand lac, avec un espace aménagé pour la baignade, 300m plus bas. J'entends des ploufs et des rires. Il y a des furieux ! Faut dire, ce matin, c'est très gros soleil, ils en profitent !

11h Finalement, on fait pareil. On se gare sur ce parking, et après un petit déj dehors, on se jette à l'eau (enfin, 'on' = 'la famille sauf moi').

16h A l'heure du goûter, on s'arrête dans un thaï-kebap fort sympathique où je discute avec le gars, qui m'explique qu'il a vécu à Paris et qu'il garde un très mauvais souvenir de l'accueil qu'il lui avait été fait. On s'était fait la même réflexion avec Karine sur la Suède. Je ne sais pas si les français ont mauvaise réputation, mais le premier contact est souvent très froid. Ca se passe par contre toujours beaucoup mieux lorsqu'on prend le temps de discuter un peu.

Les campings à l'ouest de Stockholm sont toujours complets. On va à 7km au nord, à Sollentuna (camping Rösjödallen). Le camping est accueillant : minigolf (sport national) et lac, dont on ne profitera pas. Pas contre, il faut réserver son tour sur les machines à laver et c'est pas possible avant le lendemain, 12h. Du coup, on négocie l'heure de notre départ).

20h30 Eliott s'était endormi sur le court trajet. On attendait son réveil pour partir visiter la ville.

On prend le bus et malgré les explications de la réception du camp, on part dans le mauvais sens, mais apparemment, tous les chemins mènent à la capitale. On prend ensuite le train (un genre de RER), puis le métro (climatisé, comme au Danemark).

Nous voilà à Gamla Stan.  On parcoure les petites rues médiévales. Moi, ça me plait, mais Karine pense qu'on a les mêmes en mieux à Provins. C'est vrai que les villes comme le Mont St Michel ou St Jean Pied de Porc, ça le fait mieux. Sauf qu'ici, y'a vingt fois moins de monde.

Vu qu'il est maintenant passé 21h, pas la peine de chercher un resto qui nous serve, sauf le Va Piano, un italien. Merci Le Routard pour ce bon plan. En plus, c'est bon. Ils nous filent une carte magnétique à l'entrée, et on commande au comptoir ce qu'on veut. Ils préparent ensuite les assiettes de pâtes devant nous et c'est chouette à regarder. Pour les pizzas, ils filent un palet électronique qui bippe quand c'est prêt. (C'était aussi le cas à la fumerie de poisson de Käseberga. C'est typique du pays, ou on sort pas assez en France ???) Ensuite, on rend la carte en sortant et on paie ce qui a été compté dessus.

22h20 On quitte le resto. Riddar Holmen n'est pas loin mais il faudrait traverser tout le petit port pour observer le coucher de soleil. Or, même si le ciel est encore bien éclairé, pas dit que le soleil soit encore visible à l'horizon. On décide de rentrer.

Métro, puis bus... sauf que le dernier bus était à 23h49 et qu'il est 23h56.

23h57 On appelle un taxi. Le central en a justement un dans le coin. Parfait. C'est un peu cher (20€ pour 7 km), mais les enfants sont ravis, c'est la première fois qu'ils en prennent un !

A part le métro, et encore, les transports ici, c'est compliqué.

20 juillet

9h30 Petit déj dehors. Encore une journée de beau temps (soleil depuis l'entrée en Suède). On se prépare au départ : douche lessive...

14h Enfin prêts. On fait 6km jusqu'à un terminus de métro et on gare le cc. Un peu galère aussi pour trouver un parking qui ne soit pas limité à une ou deux heures. On entre même dans un sous-sol de galerie marchande qui s'avère être un local de poubelles... On finit par en trouver un limité à... 1 mois ! Ca devrait le faire. 10 sek (1€) = 30 min, 20 sek = 1h, 30 sek = jusqu'à demain 9h30. Jackpot !!!

On prend le métro de Mörby à T-Centrum (une station genre 'Les Halles'). On galère pour trouver le tramway : même les locaux semblent paumés. Ca y est. Direction Skansen.

A part le vélo et le bateau, on aura fait tous les moyens de transport publics de la ville.

17h Fidèles à notre habitude, on arrive à la fermeture des animations et des maisons à visiter. Mais on était prévenu (Le Routard toujours) et il reste quatre bâtiments principaux à voir : église en bois (on y sera pour l'office de 18h), manoir, ferme bourgeoise et autre ferme. Les enfants ont le temps de faire un tour de manège avant leur fermeture. On mange une glace et Karine perd son porte monnaie (mais pas l'argent, qu'elle m'avait rendu) qu'elle aimait beaucoup : c'était la première fois du séjour que je lui confiais de l'argent. Ah, les femmes...

On traverse les différentes reconstitutions d'habitats de Suède et on visite le zoo. L'avantage, c'est que quand arrive 19h30, il y a encore moins de monde que déjà très peu. Les animaux sont de sortie : ours, loups, renards, gloutons (je kiffe les 'wolverine'), élans (avec deux bébés jumeaux de 2 mois), rennes, cochons sauvages (sangliers un peu différents des notres) et bisons d'Europe. Et là, le soigneur vient leur donner à manger, dans l'étable. Je lui dis :

- je vois qu'il y a eu une naissance, récemment, le bébé est à l'intérieur ?

- oui, il mange.

- c'est possible que les enfants le voient ?

- oui, allez, venez !

Et là, on entre dans l'étable, pour la mère et son petit, mais surtout, on voit The Big One. Enorme. Stupéfaction. Admiration.

- Il est vraiment grand, dit Karine

- oui, mais très doux. On peut même le caresser.

Pas besoin de le répéter deux fois... sauf pour Kyra, qui se rétracte à 10 cm. Rèche à l'extérieur, doux en profondeur, laine vraiment très épaisse.

Ca, c'est le vrai avantage de nos horaires toujours décalés.

Sur la fin, on croise plusieurs fois de petits écureuils qui passent à côté de nous. Il y en a un qui goute ma chaussure, mais le temps que j'appuie sur le bouton de l'appareil photo, il est déjà loin. Sur une table, il y en a un qui attend qu'on lui donne des amandes.

22h10 Nous revoilà à T-Centrum. On hésite un peu pour le coucher de soleil mais les enfants sont HS. Kyra dort déjà. On achète des sandwichs à la seule superette d'ouverte, dans la galerie du métro. Même les Mc Do ferment à 22h. Dans une capitale, c'est rude.

Métro to the cc, coucher des enfants, préparation des sacs pour demain et il est 2h.

Demain, départ du ferry à 7h10. Embarquement, d'après le papier, au plus tard une heure avant. 15 min de trajet + 15 min pour se perdre (TomTom ne nous donnant pas l'adresse exacte, et le port des ferrys, c'est vaste). La chienne a promener avant. Bref, un lever prévu à 4h45.

21 juillet

4h30 Finalement, c'est l'horaire que choisi Kyra pour une petite tétée de 'rassure moi maman' qui marque les débuts des festivités matinales. 2h de sommeil, c'est peu. En même temps, il fait déjà plein jour.

5h30 On est dans la file de voiture qui attendent d'embarquer.

5h45 On réveille très difficilement les enfants.

5h50 Début des embarquements.

6h45 On est dans le ferry, imposant. Je branche le cc à une prise électrique, en débranchant celui d'un finlandais qui s'inquiète. Pas de panique mon gars, j'ai une grande rallonge multiprises et pas toi.

On descend d'un étage, au niveau 2, parce qu'on a une cabine pour chien ! Enfin, pour les accompagnateurs de chiens, il y a quand même 2 X 2 lits superposés de la largeur d'un lit classique, une douche et un WC. C'est bien plus spacieux que dans notre cc. Très bonne surprise donc. Par contre, en dessous (vu le bruit lors des changements de cap), ca ne peut-être que la salle des machines.

Au dessus, deux niveaux de véhicules, puis plusieurs niveaux de cabines, qui ont eux de la moquette dans les couloirs.

7h15 On est sur le 'sun deck', au 12ème et dernier étage. (en fait, il y en a un 13ème accessible par l'extérieur, pour faire le tour du bateau). Ce niveau porte mal son nom, car il se met à pleuvoir.

Le mastondonte s'éloigne. Il semble se déplacer lentement, mais lorsqu'on regarde les petits bateaux - genre des péniches -, tout en bas, on voit qu'il les double sans aucun effort.

Après avoir vu le départ à l'air libre, la piste d'hélicoptère, les saunas et le mini-minigolf, on va déjeuner au niveau 8. Cher, mais à volonté et variés, avec une grande baie vitrée.

D'incessants petits ilôts, avec une ou deux maisons. On se demande comment tous ces gens gèrent leurs courses...

10h On se couche. En ce qui me concerne, je ne trouve pas le sommeil, ce qui n'est pourtant pas dans mes habitudes. J'en profite pour mettre à jour ces notes, sur le papier.

12h30 Beaucoup de bruit. Probablement Mariehamn, la seule étape. Kyra tombe du lit au redémarrage (on ne ressent pas de mouvement, mais beaucoup de vibrations). Elle se rendort aussitôt.

18h10 +1h de décalage : 19h10. La traversée, de onze heures, aura passé très vite.

Kyra pleure à chaudes larmes, elle aimait vraiment bien le bateau. Pendant une bonne partie du trajet, elle aura réclamé à tremper ses mains dans l'eau, 20 ou 30 mètres plus bas.

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