logo
Jour 8 de notre escapade en Turquie
Géocaching : des quêtes secondaires à la grande aventure du voyage

Géocaching : des quêtes secondaires à la grande aventure du voyage

ou comment ponctuer ses voyages par de petites étapes ludiques supplémentaire.

26/02/2019 - Mis à jour le 05/03/2019 partage facebook

Nous avons découvert le géocaching tardivement dans notre voyage à travers les Amériques, après avoir déjà traversé le Canada, les USA et une bonne partie du Mexique. Nous avions décidé de faire une pause de quelques jours en hôtel, à Valladolid, dans le Yucatan, et je profitais du wifi pour parcourir les commentaires de notre page FB.

Une amie nous demandait si on connaissait. La réponse était 'Non', mais on était intrigué. Après un petit coup d'oeil rapide sur le site geocaching.com, on repère rapidement une cache dans la ville...

L'aventure pouvait commencer...

En bref, le géocaching, c'est quoi ? Il existe des millions d'afficionados de part le monde, et de nombreux blogs spécialisés qui l'expliqueront bien mieux que moi, mais pour ceux qui aurait la flemme de chercher, voici un court résumé :

Toute personne inscrite sur le site peut créer une 'cache'. Bien souvent, des admins exigent quand même que la personne soit à même de l'entretenir, c'est à dire de s'assurer qu'elle n'est pas dégradée et toujours opérationnelle. Ses coordonnées sont référencées sur le site. Les autres membres peuvent donc voir ses coords et se rendre physiquement sur place pour découvrir les trésors qui peuvent s'y trouver (une bille, un ticket de métro...). Il existe des caches de toutes tailles, de la 'micro', de la taille d'un ongle, souvent magnétique et posée sur un panneau routier par exemple, au coffre géant.

Micro cache, sur la cordillère des Andes, Pérou

Une cache de taille moyenne. Ici à Panama City, avec le Pont des Amériques en fond.

Certaines sont facilement accessibles, d'autres sont très bien cachées et nécessitent parfois même du matériel d'escalade !! Voir encore plus fou, il y en a même une sur la Station Spatiale Internationale, placée par le riche développeur de jeux vidéos Richard Garriot. Moins inaccessibles, mais non moins fun, certaines ne peuvent être trouvées qu'après en avoir trouvées d'autres, et nous sommes alors menés de cache en cache dans d'infernaux jeux de piste.

Géochache sur l'ISS

Une fois la cache trouvée, on écrit son nom sur un petit carnet présent dans la cache, le fameux 'logbook' et on valide aussi son passage sur la page web de la cache, histoire de pouvoir dire à tout le monde 'I was here'. Parfois, il arrive qu'on ne trouve pas. Dans ce cas, on pleure sur le site et on gratifie la page d'un 'DNF', le malheureux Did Not Find.

Logbook

Côté matériel, la plupart du temps, on n'a besoin que d'un GPS. Il est possible de noter les coordonnées des caches proches de nous depuis le site web, pour s'y rendre tranquillement ensuite. Mais bien sur, il existe une appli dédiée, et même plusieurs. Il y a d'abord celle officielle, mais la plupart des géocacheurs en suggèrent une autre, c:geo. Plus conviviale, open-source et sans option payante. A nos débuts, nous n'avions pas de smartphone, du coup, nous l'avions installée sur notre tablette. Lorsque nous avions du wifi, nous enregistrions (c'est quoi ce temps de conjugaison ???) les coords et la description des caches potentiellement sur notre route, en particulier les grosses, puis on utilisait (ouf, c'est mieux) l'appli en mode offline pour les recherches.

Application geocaching.com

Application c:geo

Sans devenir de gros addicts - il existe au moins une quinzaine de personnes avec plus de 100 000 caches débusquées à leur actif, le record étant probablement détenu par Alamogul, avec 191 542 caches au compteur, à l'heure où j'écris cet article -, on a vite pris l'habitude de checker quelques caches, à chaque nouveau pays visité. Certaines sont basiques, comme une simple boite de pellicule photo et d'autres ont été carrément géniales.

En voici quelques unes sympas, parmis les 17 que nous avons faites en Amérique Latine.

Playa del Carmen, Quintana Roo, Mexique. Il fallait aussi éviter les pécaris qui batifolaient tout autour

Playa del Carmen encore, sur leparking d'un Walmart

Akumal (Quintana Roo, Mexique), créusée dans un livre, dans la bibliothèque

En bordure de route en Equateur. Regardez bien, cette micro est visible sur la photo

Dans le vent glacial du nord de l'Argentine, à 4200m, près de Jujuy

Mais ce n'est pas tout ! Un autre aspect du jeu, et qu'on aime au moins autant, est la possibilité de trouver ou créer des objets voyageurs.

Dans le milieu, on les appelle des Travel Bugs, ou juste TB. Là encore, le concept est très simple : tu peux déposer un objet dans une cache, d'autres géocacheurs peuvent le prendre et le déposer dans une autre cache. Pour assurer le suivi, chaque objet possède un code unique, inscrit sur sa carte d'identité, au format (pour les plus simples) d'une carte métallique militaire (les 'Dog tag'). Comme pour les caches, on loggue sur le site les trouvailles et déplacement des TB que l'on rencontre. Evidemment, ne peut créer un nouveau TB que celui qui possède un nouveau code. Et ce code ne s'obtient pas gratuitement, il s'achète auprès de geocaching.com ou d'un partenaire. C'est une des façons de rendre le jeu rentable et ce n'est bien évidemment une obligation pour personne d'en acheter. Nous, on a commencé par faire voyager les objets des autres, et suivre ensuite leurs déplacement sur le site.

Et puis nous sommes arrivés au Costa-Rica, après 6 mois sur les routes, et mes parents nous ont rejoints pour quelques jours. Ca tombait bien, c'était la semaine de mon anniversaire. Et mon frère resté en France avait pensé à nous avec ce cadeau :

Un pour chaque membre de la famille, avec notre logo et le lien QR code vers notre page FB.

J'ai été le premier à laisser mon travel bug dans une géocache. C'était en avril 2016, à Panama City, au pied du Pont des Amériques. Je trouvais le lieu symboliquement sympathique, comme point de connection entre les deux continents.

Quelques mois plus tard, en juillet, ce fut au tour d'Oriana, en plein coeur du Salar d'Uyuni, en Bolivie.


Dans la semaine qui suivi, ce fut au tour d'Eliott, en Argentine, dans la vallée au 7 couleurs.

Et pour finir, Karine laissait le sien le lendemain sur la Ruta 9, entre Salta et Jujuy.

Et là, ceux qui suivent se disent : hé, mais il a oublié Kyra !!! Pas du tout, elle n'a jamais pu se résoudre à laisser le sien prendre son envol. Du coup, on est rentré avec en France et on l'a toujours en notre possession !

Maintenant que nous sommes rentrés en France, il nous arrive occasionnellement de faire une expédition géocache :

Au bois de Vaires

Lavoir d'Herbeuville, Lorraine

Les plus marquantes de ces expéditions ont été celles qui nous ont permis de récupérer deux de nos Travel Bugs. Car à chaque TB, il est possible de lui adjoindre un objectif. Et le notre était que le TB atteigne notre ville, en France.

Le TB de Karine a été le premier à retrouver le chemin de notre maison. C'était en octobre 2017. Je me souviens être allé le chercher le soir même où je l'apprenais (on est notifié par mail des changements d'état de nos TB). Il faisait nuit, j'avais pris ma lampe de poche et j'étais allé à 500m de chez moi, le long des bords de Marne, scruter les branches de sapin, pour le retrouver, suspendu à une déco de Noël !

Ce Travel Bug a donc voyagé pendant un peu plus d'un an, parcouru 33 000 km, et visité 192 géocaches.

Notre deuxième TB, le mien, a été récupéré la semaine dernière (à l'heure où j'écris cet article). Il s'agissait d'un vrai jeu de piste, dans la réserve Natura 2000 de Vaires-sur-Marne, avec 4 caches qui révélaient chacune un des 4 chiffres du cadenas qui fermait le coffre d'une 5ème cache !

Mon TB aura voyagé pendant presque 3 ans, parcouru 30 000KM et visité 329 géocaches.

Quand à celui d'Oriana, toujours en vadrouille, il a déjà parcouru 39 000 km et se trouve actuellement dans sa 126ème géocache, en Suède.

En ce qui nous concerne, nous allons certainement encore faire quelques caches dans le coin, surtout depuis que mon frère, ma belle-soeur et mes neveux se sont eux aussi pris au jeu. Et pour l'été prochain, nous aurons peut-être l'occasion de déposer nos travels bugs en Turquie, pour au nouveau défi.

D'ailleurs, si vous avez un objectif à suggérer, n'hésitez pas !

[addon : suite à un riche échange sur la page FB des Familles autour du monde à propos de cet article, j'ai pu lire celui-ci, une chouette présentation du Géocaching par une autre famille, les Lutins Trotteurs ]

Nous contacter : | Qui sommes-nous ?