Probablement quelque chose comme 221 dodos avant le prochain voyage...

La Longue Route : un homme, Bernard Moitessier, et une philosophie qui se partage
Sémhur

La Longue Route : un homme, Bernard Moitessier, et une philosophie qui se partage

L'histoire d'un homme et d'un challenge maritime en son hommage. La Longue Route, un tour du monde en mer en solitaire et sans escale.

17/03/2019 partage facebook

Par cet article d'Ouest-France du 15/03/2019,  Ouest-France - La longue route. Premiers retours de l’extraordinaire tour du monde en hommage à Moitessier, qui relate l'arrivée, la semaine dernière d'un participant à La Longue Route 2018 à Ouistreham, je découvre une course qui n'en est pas une, un état d'esprit que j'adore et un personnage incroyable, Bernard Moitessier.

C'est Guy Bernardin, lui aussi navigateur, qui avait lancé l'idée de ce tour du monde en solitaire et sans escale, en hommage à Bernard Moitessier et à ses valeurs. Malheureusement, Guy Bernardin disparait en mer en 2017, alors qu'il venait d'acheter le bateau avec lequel il devait participer à cette épreuve.

Qu'à cela ne tienne, la course aura quand même lieu. Entre le 18 Juin et le 30 septembre 2018, 18 marins ont pris le départ avec le même objectif : rendre hommage à ces deux grands marins.

Comme il est dit sur la page officielle, et "conformément à l'esprit de Bernard Moitessier, ce tour du monde n'est pas une course : c'est un pélerinage, il n'y a pas de règlement, pas de contraintes, pas d'obligations, pas de prix non plus... Juste la récompense ultime d'avoir concrétisé un rêve et de s'être dépassé soi-même. C'est un retour vers les vraies valeurs, les responsabilités humaines personnelles de chaque homme et de chaque marin. La liberté, la sérénité d'être en mer, seul face à l'océan."

Car Bernard Moitessier, c'est ce marin que je ne connaissais pas jusqu'à aujourd'hui, mais qui, en 1968, participe à la première course autour du monde, en solitaire et sans escale, le Golden Globe Challenge. Parti le 22 août 1968 et pourtant annoncé vainqueur, il annonce le 18 mars 1969 qu'il quitte la course, préférant continuer 'sans escale vers les îles du Pacifique, parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme'. Au passage, après 303 jours de mer, il obtient tout de même le record de la plus longue traversée en solitaire sans escale : 69 367 kilomètres.

Peut-être avait-il croisé Jonathan Livingston le Goéland en chemin : 'Nous sommes libres d'aller où bon nous semble et d'être ce que nous sommes', avait dû lui chuchoter le volatile...

De cet homme, il reste cet hommage en mer avec un rassemblement des participants prévu au Bono, où il est enterré, entre les 16 et 24 juin 2018 (voir la page FB @longueroute2018 pour les dernières infos).

Et plusieurs livres, car Guy Bernardin était aussi auteur :

- 'Vagabond des mers du Sud' (1960)

- 'Cap Horn à la voile'

- 'La Longue Route : seul entre mers et ciels' (1971). Récit qui relate cette fameuse course qu'il n'a jamais terminée.

A noter que pour ce livre, Bernard Moitessier cédait tous ses droits, au pape Paul VI, pour 'aider à la reconstruction du monde', en précisant que si le Vatican ne voulait pas de cet argent, la somme irait à l'ONG 'Les Amis de la Terre'.

- 'Tamata et l'Alliance' (1993), son autobiographie.

- 'Voile, mers lointaines, îles et lagons' (1995). Un recueil d’expériences pour préparer ceux qui voudrait se lancer dans la grande aventure en mer

A propos des participants à l'épreuve 2018-2019, quelques sites les concernant :

- Manu autour tu monde : Emmanuel Munos à bord de son bateau Martin, raconté par Michèle, une amie institutrice et ses élèves.

- Batototo.org, consacré à David Arlot, à bord du Toto

- Les amis de Céleste, consacré à Manu Wattecamps à bord du Céleste

Bin voilà, c'est fou ce que peut parfois apporter un petit article sur lequel on tombe presque par hasard, dans son fil d'actualité google...


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