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La Paz

La Paz

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La capitale (de facto) la plus haute du monde. On n'en attendait pas grand chose et elle s'est révélée surprenante : les cholitas, le musée de la musique, celui de la coca, la Plaza Murillo et l'horloge inversée

Nous arrivons à La Paz par ses hauteurs, le bien-nommé quartier El Alto, après avoir traversé plusieurs kilomètres de route toute droite avec plein de maisons en briques rouges pas finies. Un air de déjà-vu propre aux grandes villes du Pérou, qui vaut apparemment aussi pour la Bolivie.

C'est dans ce quartier (un peu limite en soirée) que se trouve le stade où se joue les luchas de Cholitas, tous les dimanches. Il est possible, les jours de 'match', d'y faire la queue parmi les nombreux locaux, mais le plus simple, pour les étrangers/touristes/voyageurs, reste de passer par une des nombreuses agences de la ville. C'est en tout cas à voir : amusant comme le catch, le côté local en plus. L'action se passe surtout à l'extérieur du ring, voire par moment à l'extérieur de la salle. Les bouteilles d'eau sont régulièrement confisquées par les cholitas, le popcorn vole, ainsi que les pelures d'orange et même les morceaux de gâteau. Les gentilles sont applaudies et les méchantes huées. Normal quoi. Un bon moment, drôle et original.

D'El Alto, la vue sur la ville, qui s'étend sur l'ensemble des flancs des montagnes jusqu'en bas de la cuvette, est magnifique. A 360° sur les montagnes, des maisons à un ou deux étages. On dit merci à Mendoza, qui, en 1548, a renoncé à fonder La Paz à Laja, à quelques kms, sur l'altiplano, pour lui préférer ce lieu à la météo plus clémente.

Passées les meutes de chiens qui zonent dans les vastes zones de poubelles à ciel ouvert dans cette banlieue, on descend dans le coeur de la ville, en tentant de se faire une place entre les étals qui s'étalent sur les routes.

La ville en elle-meme, je n'aime pas. C'est bon pour les mollets, vu que tout est en descente et en montée, mais c'est moyen pour les yeux. Elle n'est pas moche, elle n'est pas belle non plus (ça me rappelle une chanson). Elle est quelconque, avec des rues pas très larges qui manquent de clarté, de couleurs. Comme certains quartiers tristes de Paris, à des années-lumière de Guanajuato au Mexique, elle aussi dans une cuvette. En même temps, pour cause d'enfants puis d'adultes malades, on a très peu bougé de notre quartier général. Une erreur ?

Il y a un endroit qui selon moi sort du lot, c'est la place Murillo, avec le Palais Présidentiel, le Congrès et la cathédrale. On y trouve l'horloge inversée, que Morales a fait installer pour montrer la contestation envers les pratiques imposées par le Nord.

Et on est aussi tombé presque par hasard sur deux musées à ne pas rater :

- le Musée de la musique (Museo de Instrumentos musicales), tenu par le maitre Ernesto Cavour. C'est de loin le meilleur musée de la musique que j'ai pu voir dans le monde (et je commence à en avoir vu quelques uns) et tout ça pour une bouchée de pain. Ernesto Cavour, c'est le spécialiste du charango et membre du groupe Los Jairas, qui a eu son heure de gloire en Bolivie. A l'origine, c'était un musée privé dans sa maison, puis, en reconnaissance à l'idole du pays, la mairie de La Paz a fini par lui laisser une maison coloniale pour exposer. Il y a une quinzaine de salles disposées sur deux étages autour d'un grand patio. Des instruments précolombiens (dont des flûtes érotiques préhistoriques), des tonnes de charangos, des percussions, d'immenses flûtes andines, une collection originale de crécelles et plein d'instruments sympas à disposition pour s'amuser. Et pour finir, une salle avec ses médailles, ses disques et ceux de ses potes... Et si ça suffit pas, il y a une salle de concert 'intimiste', qui tous les samedis soirs accueille le maitre et d'autres virtuoses. Le Musée se trouve dans la Calle Jean, très jolie elle-aussi (donc, il y a finalement quand même quelques jolies rues à La Paz)

- le musée de la Coca. Très petit, très peu cher, dans un quartier qui a son charme, il s'agit principalement de panneaux, avec des photos et beaucoup de lecture (en français aussi). Mais c'est très instructif. La coca, la cocaïne, le vin Mariani (d'origine corse, 1863), l'origine du Coca-Cola... N'oubliez pas en sortant d'empocher une petite boulette de cendres de pomme de terre + banane. Machée après les feuilles de coca, cela augmente leur effet stimulant.

A noter, dans le salon de thé du musée, parmi les quelques souvenirs en vente, une collection originale de CDs faits maisons de musique du pays : autochtone, folklorique, rock bolivien et même une compil collector de 78rpm d'il y a presque 100 ans.

Et pour quelques bolivianos de plus, on en a fait un 3ème :

- Museo nacional de Etnografia y Folklore. Les photos sont en supplément, mais même avec cette option, le prix du billet est dérisoire (par contre, ne fraudez pas sur l'option photo, un(e) vigile controle dans le musée). Il y a une salle sur le textile, une sur les masques (magnifiques) et une sur les céramiques (où c'est surtout les films qui sont intéressants). La 4ème salle, sur les costumes de plumes, était en réfection lors de notre visite. Au 2ème étage, il y a un parcours historique de la Bolivie très bien fait, de la préhistoire à nos jours. Et au sous-sol, une collection pour les numismates. Pourtant, bizarrement, on reste un peu sur notre faim quand on en sort. Peut-être parce qu'il est grand et qu'il y a beaucoup d'espace inexploité...

Dans la ville ou au départ de La Paz, il y a aussi de nombreuses sorties et excursions possibles (que l'on a pas faites) :

- La Paz en funiculaire. On ne l'a pas vu, mais ça devrait être bien

- le marché aux sorcières

- la visite de la prison de La Paz

- la Route de la Mort (La route des Yungas ou route Stremnaya) jusqu'à 80 kms en VTT. On s'est tâté un moment pour la faire en camping-car. Mais non.

- de magnifiques trecks : El Choro, Huayna Potosí et d'autres

- une excursion vers Rurrenabaque, porte d'accès à l'Amazonie

Par contre, juste avant quitter la ville, on est allé à la Valle de la Luna, à une douzaine de kms au sud-est, mais ça, c'est sur la page suivante.

Dernière petite info, pratique : on n'avait pas trouvé d'assurance pour le véhicule à la frontière avec le Pérou. Il y en a une à La Paz (coordonnées sur ioverlander) et qui permet, cerise sur le gâteau, d'être aussi assuré pour les pays limitrophes.

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Bolivie - La Paz - Musée E. Cavour


Le meilleur musée de la musique qu'on a visité dans le monde
 

 
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Bolivie - La Paz - Lucha libre de cholitas



 

 
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Bolivie - La Paz - Musée de la coca



 

 
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Bolivie - La Paz - Museo Nacional de Etnografieda y Folklore



 
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Bolivie
Langues officiellesAymara, Espagnol, Guarani, Quechua
Forme de l’étatRépublique présidentielle
Superficie1 098 581 km2
Population9,2 hab./km2
MonnaieBoliviano (BOB​)
Fuseau horaireUTC -4
Indicatif tél.+591

Le passeport doit être valable six mois après la date d’entrée en Bolivie.

Le visa n’est pas exigé pour un séjour touristique de 90 jours maximum par période de 12 mois calendaires.

Un cachet d’entrée valant autorisation de séjour de 30 jours est apposé sur le passeport à l’arrivée dans le pays et cela peut être pronlongé gratuitement à 90 jours par les services de l’immigration (à La Paz : avenida Camacho, 1433 - tél : 211.09.60). Les voyageurs doivent exiger ce cachet à l'entrée, même par voie terrestre (il faut donc éviter le franchissement des postes de frontière la nuit, où les agents de police ne sont pas systématiquement présents). En effet, dans le cas contraire, on ne peut quitter le pays qu'en régularisant sa situation en acquittant d’une amende de 20 bolivianos par jour de dépassement (sur la date présumée...).

L’entrée dans le pays et la sortie sont censées être gratuites, mais, dans les zones frontières isolées, il est souvent demandé entre 15 et 30 $B pour le tampon de sortie...

La saison humide apporte chaleur forte et étouffante dans les plaines et le bassin amazonien. La saison séche reste donc la meilleure période.
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