Probablement quelque chose comme 219 dodos avant le prochain voyage...
Costa Rica : sa faune et ses volcans
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Carnet de voyage

Costa Rica : sa faune et ses volcans

Découverte d'une réserve naturelle isolée, Lomas Barbudal. Volcan Poas, visite de San-Josée et retrouvailles avec la famille au programme. Disposant de peu de temps et moins bien équipé qu'on l'aurait souhaité pour les routes du nord, on fait l'impasse sur la côte Caraïbes et sur les péninsules du Pacifique.

27/03/2016 - Mis à jour le 23/11/2019 partage facebook

Dimanche 6 mars (suite)

11h20 Free nous accompagne au Costa-Rica, nous annonce un sms sur le tel de Karine. C'est cool, parce qu'au Nicaragua, il avait du sentir l'embrouille, c'est le seul pays où on avait pas eu le droit à notre petit sms. Bon, c'est pas fini, le passage de frontière. Un gars nous montre le chemin à suivre. On veut un guide ? Non merci. 'Ok, bon voyage.' C'est un vrai guide lui ? Il a oublié d'insister comme un malade et nous a souhaité un bon voyage ?! Passage à la fumigation. Y'a personne, c'est automatique, même si ça marche pas super, on s'en fiche et c'est gratuit. Passage aux toilettes. C'est gratuit aussi, sauf si t'as envie de donner à une nana qui fait une quête pour les cubains (?). En plus il y a même du papier. Tamponnage de passeports. C'est gratuit. Allez, tant que j'y suis, je change mes cordobas en colones. Le change n'est pas terrible (19 contre 1), mais pas d'embrouille à la calculette. Tout est fait dans le calme et sans précipitation. Le permis d'importation est à demander juste en face. Le gars te file deux papiers à remplir sans piper un mot mais c'est gratuit. Ensuite, il faut aller le valider ailleurs. On arrive au contrôle de sortie. On a raté le ailleurs. Demi-tour. Des guides nous font signe. Par là, par là ! Non, c'est pas par là, on ne retourne pas au Nicaragua. On a pas besoin d'aide pour aller au Nicaragua ! Bon, on trouve le passage secret le long de la file de camion à l'arrêt et le batiment de controle de marchandise qui fait aussi office de délivrance du permis d'importation. Il faut d'abord prendre l'assurance, à quelques mètres de là, même batiment. Pas de bol, ils sont partis manger. On attend. Je fais connaissance avec Raphael, un side-biker (ça se dit ?) du Guatemala qui passe 50% de sa vie au Costa-Rica. Voilà pourquoi il avait l'air agréable, avec son T-shirt Starwars : il est du Guatemala. Lui, il vient parce qu'il avait laissé filer la date de l'assurance : valable 3 mois, il en a 2 de retard. Dès que la pause déjeuner est terminée, on paie la notre, une trentaine d'euros. Par contre, pour lui, c'est la grosse merde. Ils veulent saisir son side. On attend avec lui. Ca s'arrange pas. Rien à faire, c'est mort. A ce que j'ai compris, il y aurait une amende de 600$ à payer. Globalement la valeur estimée du side. La mort dans l'âme, il transvase tous ses sacs dans notre cc. On le ramène à Libéria, où il a des amis. Il obtient le droit de ramener son side à la fourrière de la douane lui-même. On le suit sur ces 3 kms. Il se fait un dernier plais'. Comment ça s'appelle, soulever le side pour ne rouler que sur les deux roues de la moto ? A la fourrière, on l'autorise à récupérer sa batterie, ses pneus de secours, son jerrican d'essence et diverses sangles. Plus tard, dans le cc, il s'apercevra que dans la confusion, ils ont oublié de récupérer ses clés. Sa grande peur était que les douaniers se barrent avec son side, que sa moto soit utilisée et s'évapore. Ca le rassure un peu. A la fourrière, c'est les boules internationnales : on trouve des véhicules de Colombie, Panama, Costa-Rica, Nicaragua, Guatemala, USA (Washington et Californie), Canada (Nouvelle Colombie), Italie et même la France (83). Et ça, rien qu'en première ligne, celle visible depuis le grillage extérieur.

On se quitte à Libéria, près d'un hallucinant bar à cowboys. Les cowboys restent sur leurs montures et peuvent commander des bières depuis la route. Les chevaux ont l'habitude, ils dansent au rythme de la musique du bar...

Petit tour au MaxiPali, le supermarché d'amérique centrale, puis au McDo pour se remonter le moral (pour nos déboires de carter et parce qu'on pense aussi au side-car). Un jeune fait office de surveillant et d'aide pour se garer. C'est le seul 'métier' où le pourboire est de coutume ici. Rien d'obligatoire, un merci franc ou une poignée de main peut aussi faire l'affaire. On file ensuite dormir sur le parking en face du commisariat. Ce soir, c'est la fiesta à Libéria, mais on est trop fatigué pour aller voir.

Lundi 7

Nouveau tour au McDo, toujours pour prendre des news pour notre RDV avec mes parents. Ca y est, c'est calé, autour de l'aniv d'Eliott. Oula hop, une bonne chose de faite.

Autre bonne nouvelle, on a pas 30 km à faire en arrière pour le parc national Rincon de la Vieja : les infos sont confirmées par internet, c'est fermé le lundi !

On poursuit donc à la réserve biologique Lomas Barbudal. Sur cette portion de la Panam, les deux voies de gauche (dans notre sens) sont utilisées pour les deux sens. J'imagine que c'est pour permettre aux deux voies de droite (dans notre sens) de se reposer. C'est assez troublant de rouler à contresens sur une vingtaine de km. On rate une première fois la sortie pour la réserve (il faudrait pouvoir lire les panneaux du côté des voies désafectées... euh, non, en fait, y'a pas de panneaux) et on fait donc demi-tour quand on arrive à la ville, 5 km plus loin. On demande ensuite régulièrement à des vendeurs de fruits de bord de route (oui, sur l'autoroute). A un moment, il faut rouler côté voies désaffectées, soit en théorie encore à contresens, sauf qu'il n'y a aucune voiture, pour pouvoir prendre à gauche un tout petit chemin de poussière et de pavasses. Encore 7 km que le cc n'aime pas. Encore un nouveau trou paumé du bout du monde à ajouter dans ma déjà longue liste (bientôt une chanson ?) Quand on arrive enfin à la réserve, les rangers nous souhaitent la bienvenue. De mémoire de ranger, il n'ont jamais vu de cc venir ici ! Eh eh, on est les first ! - spoiler.... Mais on le paiera cher...

On fait une petite promenade jusqu'à la rivière à travers un nouveau biotope, la forêt sèche, et, sur le retour, on regarde passer une quinzaine de singes à 10m au dessus de nos têtes. Des 'congos'. Demain matin, on pourrait aussi voir des singes à face blanche. A quelques mètres de notre cc, un coati curieux (un bon titre pour une BD de Bob et Bobette ça) mais peureux, se sauve à notre approche. Tout est parfait ici, hormis la chaleur. Je veux immédiatement tordre le coup aux idées reçus sur le Costa-Rica : non, il ne pleut pas tout le temps. Nous, on crève de chaud, on dégouline, on fond.

23h Il fait un peu meilleur.

Que nous réserve la réserve célèbre pour sa grande variété d'insectes ? Saurai-je différencier un courbaril d'un bibacier ? Pour l'instant, je les visualise plutôt en pokemon, ces deux là... On verra demain...

Mardi 8

Réveil à l'aube par les singes hurleurs. C'est toujours plus sympa que par les coqs.

Nous avons fait une petite promenade d'un km et demi, jusqu'à une petite cascade, mais on a pas vu d'autres animaux. Les animaux, c'est 6h du mat ou 18h le mieux. On n'a pas vu non plus la 'floraison spectaculaire' promise en février-mars dans le guide Voir. Juste quelques fleurs tombées au sol à quelques endroits. Allez, on reprend la route. Le guide n'annonçait pas non plus les 7 km de piste. Karine a du s'y reprendre à deux fois au démarrage pour monter une côte. La 1ère fois, pas assez de vitesse, on a patiné - spoiler : et on le paiera cher. Je l'ai déjà dit ?! -. Du coup, descente en marche arrière sur 50m, avant de recommencer plus rapidement.

On passe devant Canas, une ville de cowboys, mais on décide finalement de ne pas s'arrêter, car on les a déjà vu à Libéria. On continue et on quitte la Panam pour le Parc de Monteverde. On fait une quinzaine de km sur une route de montagne, bien sinueuse, qui grimpe rude, pas très large et tout à coup, c'est la piste. Encore. Pas cool, car il reste 27 km. On arrête une moto qui passe par là. Oui, à partir d'ici, c'est la piste... Cette fois, c'est trop pour nous, surtout que le joint du carter d'huile donne des signes de fuite... Le guide Voir, il est très agréable à lire. Eliott en a même fait son livre de chevet et apprend plein de trucs (genre que Courbaril et Bibacier ne sont définitivement pas des pokemons), mais par contre, rien sur les routes impraticables... Il y a un logo qui indique que les bus y mènent. C'est vrai, on en a vu passer. Ils devraient ajouter un logo camping-car barré... Dommage, car il semblait y avoir un paquet de trucs chouette dans le parc : forêt de nuage, orchidées, fromagerie de quakers, skywalk, poivriers... Allez, demi-tour. On redescend sur 3km et on s'arrête chez des particuliers référencés sur ioverlander. 'Very friendly, very nice view'. Ils ont un petit belvedère libre d'accès, avec un panneau indiquant que les tips sont bienvenus. La vue avec les montagnes et dans le lointain l'océan pacifique (la Péninsule de Nicoya) est effectivement superbe. Des oiseaux-mouches viennent butiner dans une 'mangeoire' à un mètre de nous. Et nous voyons nos premiers perroquets en liberté. Une formation de 6, qui se posent sur un arbre pas loin. Très chouette endroit que ce 'himming bird view' où on peut dormir pour 8$, faire le plein d'eau, avoir des WC à dispo... Et oui, nos hôtes sont très accueillant. Un couple d'allemand vient aussi pour admirer la vue. Ils sont scotchés comme on vient de l'être. On leur parle de colibris et ils décident de camper là jusqu'à ce qu'ils reviennent. De coup, je leur annonce qu'ils louent une chambre ici. C'est réglé, on aura des voisins allemands cette nuit ! (Soit dit en passant, ils viennent de passer 3 semaines dans le sud-sud-est-est du Nicaragua, là où normalement les locaux ne voient jamais un touriste, et ils ont beaucoup aimé. Comme quoi, quelques bonnes rencontres, un endroit plutôt qu'un autre et c'est une vision complètement différente d'un même pays.

20h Les leds du frigo sont au vert, mais il ne marche pas...

Mercredi 9

On repart dans l'autre sens, content malgré tout d'avoir vu ce charmant endroit, où on crève pas de chaud. On a même eu le droit à un café offert ce matin. Le proprio venait de placarder aujourd'hui même une affiche 'Café gratis', à côté de celle de 'Point of view'. A sa demande, j'ai donné les traductions françaises de tous ses panneaux, parce que seulement l'anglais, il trouvait ça 'discriminant'. Du coup, il y a fallu trouver quelque chose pour 'Hummingbird Zone'. Pas facile.

Un petit coup d'oeil sous le cc. Pas de doute, ça fuit. Ca c'est pas réparé par magie. Le frigo lui se remet à marcher plus ou moins sur le chemin.

A midi, on mange plutôt bien à un tarif de brasserie parisienne, dans un resto le long de l'autoroute en regardant Chelsea-PSG (quand on repart, le serveur nous crie : 'ils viennent d'en marquer un deuxième !') Mention spéciale aux nuggets de poisson du menu enfant de Kyra : beignet de poisson fait maison. Et tout les plats étaient super copieux.

On arrive vers 16h30 au Zoo des oiseaux à Garrita, mais on ne trouve nulle part où dormir, on se fait même jeter de l'hôtel d'à côté, qui avait pourtant un super grand  parking. Par contre on s'aperçoit lors d'un arrêt pour demander si on peut dormir, qu'on a un pneu complètement mort, avec d'énormes bouts de gomme arrachés. Est-ce les routes de pavés de ces deux derniers jours ? Un truc sur la route aujourd'hui ? Encore une nouvelle galère à gérer. N'en jetez plus, la coupe est pleine.

On finit par se garer le long de la nationale, devant l'entrée du zoo. Pour couronner le tout, le frigo est dans le rouge toutes les 5 minutes. Le congel marche, même si depuis ce midi, les glaçons n'ont pas pris, mais le frigo est KO. S'il faut trouver quelqu'un pour faire réparer le frigo, on est pas sorti. C'est un coup d'immobilisation longue durée ça... Ca change pas mal de choses.

Essayons de conclure la journée sur une touche de plaisir. On a acheté un nouveau fruit aujourd'hui, le guanaba. Pas de bol pour les autres, je suis le seul à aimer. Extrémement sucré, une fois retirée la peau verte à piquants, dedans, c'est une espèce de grappe très compacte, avec des trucs de la forme d'oeufs de requin, blancs, avec un pépin de la la taille d'une amande. La chair est très caoutchonctueuse, comme la partie proche du noyau dans les mangues. Un peu comme une grappe de litchi en beaucoup plus juteux et sucré. A défaut de dormir l'esprit léger, j'aurai au moins le ventre plein. Pour le reste, je vais penser au conte du loukoum à la pistache...

Jeudi 10

Face aux tarifs du zoo, on a failli ne pas y aller : 10€ pour les locaux, 20 pour les étrangers... Au final, Oriana passera dans les moins de 12 ans, 5€ et ça ira comme ça. Pas très grand mais quand même pas mal. Beaucoup d'oiseaux en liberté (incapable de voler), comme des aras, chouettes, toucans, parakeets (genre de mini-perroquet / perruche). Des singes à face blanche, des marmousets, des paresseux, un tapir qui est venu nous voir après qu'un soigneur l'ai appelé... C'était encore un zoo-refuge, donc à chaque fois que c'est possible, les animaux sont remis en liberté. L'aspect pédagogique était d'ailleurs par mal, avec d'un côté le 'c'est sauvage et ça ne peut pas vivre en captivité, n'achetez pas aux braconniers' et de l'autre 'c'est sauvage mais ça se plait en captivité. C'est beau, ça peut parler, c'est sociable' pour certaines espèces de 'perroquets / colombes / perruches'

Après le zoo, on roule en direction de San José, à la recherche d'un garage. Nous voilà à l'entrée d'Alajuela où SuperServicios peut nous avoir des pneus pour demain. Pour notre cascade d'huile du carter, ça devrait le faire demain aussi. Faute de mieux, on dort le long de la route, devant le garage.

Vendredi 11

7h30 Tout le monde est prêt. On laisse notre véhicule et on va prendre le petit déjeuner dans la cafét des employés. Ensuite, ça sera journée avec clim dans la salle d'attente.

15h Tout est quasi bon, mais tant qu'à faire, on demande à vérifier les freins. Du coup, on va manger, il y a un McDo pas loin. Eliott et Kyra font des activités manuelles à l'atelier Ronald.

17h On repart en direction du Volcan Poas, juste histoire de s'éloigner de la banlieue pour trouver un endroit où dormir, si possible pas trop chaud. A mi-chemin, il y a un camping, mais les prix ont grimpés en flèche. On se rabat dans le champs d'une petite épicerie où on est super bien.

Samedi 12

Bonne nouvelle du matin, les proprios sont d'accord pour qu'on dorme là 3 nuits de plus. Ca nous fait un point de chute en attendant l'arrivée de mes parents.

Côté frigo, c'est toujours la misère. Hier, il faisait sonner et vibrer l'ensemble de la centrale électrique de la cellule et toutes les leds clignotaient. Spectacle son et lumière à domicile. J'ai enlevé le fusible et on fait sans frigo pour l'instant.

Matinée repérage, on est allé au Best Western où mes parents ont réservé pour prendre aussi 2 nuits autour de l'anniv d'Eliott. Pour y dormir sur le parking dans le cc, c'est KO, mais il y a des petites rues calmes à côté, ça va le faire.

On repart vers Alajuela, où on se fait plaisir en restant des heures dans un vrai Walmart et Eliott trouve son bonheur pour décorer la chambre de l'hôtel et même des idées de cadeau. Puis, c'est McDo pour internet qui marche pas donc au final, de 20h à 21h, on s'est mis devant le garage dont on avait le code wifi... Ensuite, on repart dans notre montagne où on peut dormir tranquille.

Dimanche 13

Devoirs et devoirs. Ca faisait longtemps. On passe toute la journée dans la finca de la superette. En fin d'aprèm, les enfants regardent les derniers épisodes de Dragons (saison 3) et au repas, on se fait un petit délire de répliques d'anthologie du long métrage. Eliott est notre expert, il peut prendre alternativement la voix d'Harold, Stoïk ou Gueulefort sans hésitation. Puis, une fois Kyra couchée, on se fait l'épisode VI de SW. Et bien figurez-vous que j'en découvre encore : c'est la version originale de 83 qu'on a regardé. Et bien dans l'antre de Jabba, quand luke arrive, il y a un petit monstre qui rôte. Moi qui croyais que cette histoire débile de monstre qui rôte, c'était seulement un ajout de la nouvelle edition, à l'extérieur à l'entrée de la grotte. Et bien non, dans la 1ère version, il existe déjà et il est à l'intérieur...

Voilà, une 3ème nuit dans notre champ-jardin à mi-chemin entre Alajuela et le volcan Poas.

Lundi 14

Combien de temps met une vache / un veau pour arrêter d'appeler toute la nuit lors du sevrage ? Comme berçeuse, on a connu mieux.

Aujourd'hui, on redescend de notre montagne et on passe par Alajuela pour la xème fois. Soit dit en passant, c'est la 3ème ville du pays je crois. 48 000 habitants ! Nous on poursuit jusqu'à La Guacima, à une quinzaine de km, voir le rancho San Miguel. On venait aux renseignements, mais ils ne font pas de spectacle en ce moment. Ils donnent juste des cours d'équitation à 30$ de l'heure, mais ça, on s'en fout. Ils sont aussi très sympas. Liza, qui parle un peu français, nous laisse câliner les chevaux. Il y en a une cinquantaine, dont 5 mères avec leurs jeunes poulains. Un bon moment. Je pense qu'on aurait pu dormir là, mais on s'est habitué à la fraîcheur de notre montagne.

La promenade nous aura aussi permis de voir que le frigo remarche. Aujourd'hui, on devait aller voir un électricien, mais après une journée à l'arrêt, le frigo a marché tout hier, et aujourd'hui aussi, même en roulant. Peut-être qu'il avait juste besoin d'un peu de fraîcheur (comme nous) ? Toujours est-il qu'aller voir un réparateur avec un truc qui marche, ça le fait moyen. Du coup, on rentre en passant par un autre McDo d'Alajuela (avec le wifi qui marche mais sans prise). Un McDo pas mal, puisqu'il possède un tuyau extérieur, se qui nous permet de faire un refill pour le cc aussi. On aurait aussi pu aller dans un soda, maintenant qu'on sait qu'ici, c'est un endroit pour manger et non un endroit qui vend des boissons rafraichissantes. Comme quoi, on découvre encore de nouveaux trucs au Costa-Rica, qu'on avait jamais vu avant. Sinon, le Costa-Rica dénotte pas mal par rapport aux autres pays d'AmCentre. Les Ticos sont plus 'occudentalisés' (ou 'urbanisés' ?) et même si on perçoit clairement deux modes de vie (urbain versus rural), on est beaucoup moins dépaysé ici. Côté prix, on est aussi clairement du côté de l'Europe et des USA... Non, en fait, c'est pire, parce que pour tout ce qui est touristique, il y a un prix spécial touriste complètement délirant. Les parcs nationaux sont à 10-15$ par personne. Les Jardins de la Paz, qu'on a du coup renoncé à faire, sont à 40$ par personne. Quand on met ça en parallèle avec la carte annuel des parcs américains, à 90$ et valable pour tous les occupants d'un véhicule...

Les Ticos sont aussi globalement très serviables, en façade en tout cas, mais un peu trop respectueux du réglement à mon goût. Super rigides. J'ai encore en travers de la gorge la mégère qui voulait pas qu'on dorme sur son parking, alors qu'il n'y avait rien aux alentours et qu'on avait un pneu avec toute la gomme arrachée. Et c'est pas un cas isolé. On dirait qu'ils ont perdu le sens du vrai, qu'on avait redécouvert avec bonheur au Mexique et au Guatemala. Il y a quand même un truc qui change pas : le bordel en voiture. Là, ils sont même champions. Ne respectez jamais le feu rouge. Non, la règle, c'est d'avancer, quitte à bloquer le carrefour. Car si vous n'avancez pas, quelqu'un le fera à votre place et vous allez passer des heures à l'arrêt. C'est à se demander pourquoi aux carrefours, le feu vert passe au vert clignotant, puis à l'orange puis au rouge... Ah oui, il faut aussi penser à klaxonner, surtout pour les cas les plus ridicules. Ca, ça a plutôt l'air d'être un héritage des américains...

C'est tout pour aujourd'hui. 4ème et dernière nuit dans notre montagne.


Mardi 15

11h30 On est prêt à récupérer Papinou et Bonne-Maman, avec une demi-heure d'avance. Pour ceux qui nous connaissent bien, c'est le truc le plus fou qu'on a fait depuis bien longtemps. L'avion a beau être à l'heure, il se passe encore une heure avant qu'on ne les voit sortir. On avait oublié de faire une pancarte, mais tout va bien, on se reconnait mutuellement. Allez zou, tout le monde à l'hôtel, où on squatte leur chambre toute l'après-midi, après un repas au Subway. On avait une liste assez conséquente de petits trucs qui nous manquaient : des cartes routières d'AmSud (car pas de carte pour notre vieux Tomtom), un 2ème autocollant Bleu-Blanc-Rouge pour le cc (c'est mieux que d'être assimilé aux gringos...), des cartes postales de Paris à offrir, des photos de famille à montrer... Et avec un peu de retard pour mon anniversaire, 5 Travels Bug ! Oups, j'ai failli oublier : des petits cadeaux pour les enfants, mais surtout, pour Oriana, le tome 2 des filles de Nightingale ! Kyra est aussi rassurée, Papinou est venu avec son stock de blagues. C'est vraiment agréable de retrouver la famille. On est heureux de partager un peu notre quotidien. Oriana joue à merveille son rôle de guide-interprête et Eliott et Kyra sont tout fous.

Une fois le soir venu, on se quitte. Comme on n'a pas le droit de dormir sur le parking de l'hôtel, on fait 300m et on se gare dans un petite rue tranquille.

Mercredi 16

9h30 On est ready pour aller au Musée des enfants. Il a été construit dans une ancienne prison. J'aime bien le concept de réhabilitation ! 10h30-16h30, avec une courte pause picnic. Les enfants ont adoré et moi avec. Franchement, c'est pas du tout ludo-éducatif, on n'y apprend rien. C'est juste ludique. C'est très grand (40 salles). Il y a plein de trucs qui marchent pas, mais il y en a bien assez pour s'amuser et faire quelques expériences. Quelques jeux avec l'électricité, un truc pour faire une montagne de sable, avec un capteur de distance qui projette sur le sable des couleurs, selon le relief (franchement super ça), une maison penchée... Bref, quelques bonnes trouvailles. Et pour une fois au Costa-Rica, à un prix raisonnable !

Après un petit goûter dans le cc (Oriana remarquera que la présence des grands-parents nous permettra d'atteindre le chiffre record de 4 collations aujourd'hui), on est rentré à l'hôtel et on a pris tranquillement le chemin vers le Denny's, à 2 pas. Les enfants sont sur un nuage, à partager ces moments avec Papinou et Bonne-Maman... Le départ va être rude...

2ème nuit pas loin de l'hôtel.

Jeudi 17

Ce matin, on repart une nouvelle fois vers notre montagne, mais tous ensemble cette fois, pour aller jusqu'au sommet voir le volcan Poas. La route est de plus en plus fleurie. On a le droit à toutes sortes de fleurs qu'on aurait probablement dû voir à la réserve biologique Lomas Barbudal mais qui avaient déjà fleuri et fané. Pour l'entrée du parc, le gars est super sympa : il nous annonce que les nuages sont là et qu'on est pas sur de pouvoir voir le volcan. Du coup, je demande s'il y a pas une réduc. Non. Pour les seniors non plus ? Au final, il ne nous fait payer que deux adultes. Et c'est même pas prévu dans les tarifs, c'est juste parce qu'il est sympa. Comme quoi, il y a ticos et ticos. Le Costa-Rica est tout en dualité... Bref, nous voilà sur le parking du Poas. Le volcan est à 700 m. L'accès est des plus périlleux : un chemin goudronné, avec un sens pour y aller et un autre pour en revenir, séparés par un petit terreplein de buissons. J'ai l'impression d'aller à Disney. Le cratère est là. Caldeira de 300m de profondeur et 1,6 km de largeur... Les nuages aussi sont là, mais ils se dissipent très rapidement. Yes ! Il est tout beau le lago dans le volcan ! D'un bleu beaucoup plus clair que celui du Santa Ana, presque blanc. Bien sûr, quand on a pas escaladé pendant 2h pour y arriver, quand on est pas balayé par les vents une fois en haut, l'impact n'est pas le même. Mais c'est plutôt pas mal de pouvoir aussi profiter de la vue tranquillement, tout en grignotant des pringles. Pour le retour, on se lance sur le sentier annexe, de 5 km. Le chemin est bien stable, mais ça grimpe quand même pas mal. On n'aura à déplorer aucun abandon, même ceux (surtout celle !) qui n'ont pas notre entraînement s'en sont sorti avec panache ! Le chemin nous aura mené au lago Botos et la faune est au rendez-vous. On ne verra pas énormément d'espèces, mais que du neuf ! L'écureuil Poas, forcément neuf car endémique, pas du tout farouche, des colibris insigne, des gros oiseaux bleu-noir (1/3 paon, 1/3 dindon, 1/3 vautour) qui sautent au sol et montent très haut dans les arbres... Côté flore, plein de trucs aussi, mais je maitrise pas assez pour en parler (et je m'en fiche un peu aussi). Quand même, beaucoup de ces plantes très belles que j'appelais des parasites mais qui sont plutôt en symbiose avec les arbres : elles leur servent entre autre à capter l'humidité plus longtemps (et accessoirement, il paraît qu'elles servent aussi de piscines à de petites grenouilles) En redescendant, on est pris à deux reprises dans un nuage de souffre. Ambiance Stefen King dans la jungle...

On reprend la route et on rentre vers San José. Petit stop en passant pour notre goùter (encore un !) : on achète plein de fraises. Toute la région du Poas est consacrée à la culture de fraise. Puis on repart à nouvea et là, juste sous nos yeux - de Karine et moi, les autres sont à l'arrière du cc... - un Quetzal resplendissant, avec ses deux immenses plumes qui lui servent de queue, qui passe juste devant le cc. Karine ne se pose pas de question, elle stoppe le cc au milieu de la route. Je descends avec l'appareil photo et Oriana aussi. Là, dans l'arbre. Je zoome et je prends quelques photos du très bel oiseau que j'ai repéré assez rapidement. Je suis pris d'un doute, je sors mon oeil du viseur... et je vois le quetzal s'envoler d'un tout autre endroit de l'arbre. J'ai photographié un bel oiseau bleu... mais pas le quetzal resplendissant vert émeraude... Et nous voilà reparti...

Avant de rentrer à l'hôtel, on fait un petit détour par Wallmart. La 1ère impression de Papinou, c'est 'ah, c'est comme un Leroy Merlin'. Non papa, c'est là qu'on achète notre nourriture... C'est sur que les Wallmarts d'AmCentre ne sont pas ceux des states. Et encore, on est veinard, car on en avait pas vu depuis le Mexique, et celui-là à la clim. Bien mieux qu'un MaxiPali ! Quand on revient de nos courses, les enfants et Bonne-Maman, qui étaient restés au cc en ont une bien bonne à nous raconter : une vache ou un jeune taureau c'était échappé d'on ne sait pas où. Il baguenaudait sur le parking. Les vigiles l'ont fait fuir et il est parti sur l'autoroute. Coup de frein et coup de klaxon dans le lointain...

A peine arrivé à l'hôtel qu'on voit débarquer un flot de touristes. Un truc de dingue. Heureusement qu'on avait réservé notre chambre pour ce soir et demain, sinon c'était mort. C'est quoi ce bazar ? En plus, ils parlent tous français ! On se dépèche d'aller au resto, avant qu'il ne soit envahi. La queue se poursuit devant nous. Une vingtaine de mètre dans l'hôtel, une bonne trentaine dehors. Un avion pour la France via l'Espagne n'est pas parti. 250 personnes rappatriés dans l'hôtel. Ils ont dû commencer à faire la queue pour leur chambre vers 19-20h, les derniers ont eu leur clef à minuit...

Pour simplifier les choses, comme les chambres sont avec deux lits doubles et que je le sens moyen de trimballer un matelas de notre cc à travers tout le parking et l'hôtel, je dors avec mes parents dans leur chambre et Karine dans l'autre avec les enfants.

Vendredi 18

La journée commence par des skypes avec la famille, pour l'anniv d'Eliott. Puis un peu de jeux de société grands-parents / enfants, pendant que Karine et moi nous occupons des lessives et du repas d'anniv. Un peu de piscine et c'est déjà l'heure du repas du soir. Un classique repas d'anniversaire : pâtes carbonara ! Et en dessert, un gâteau aux pépites de chocolat. Côté cadeaux, Eliott est particulièrement gâté, puisque qu'il a aussi des cadeaux de reste de la famille, amenés dans les valises. Figurines SW, cartes pokemon en français, une montre, peluches... Et même des nouveaux J'aime Lire transmis par internet !

Samedi 19

Ce matin, c'est déjà le départ des grands-parents. C'est particulièrement dur pour Eliott et Kyra, mais on a passé quelques jours vraiment super. Pour que la transition soit moins rude, on avait décidé de rester une nuit de plus à l'hôtel. Du coup, encore un peu de piscine aujourd'hui et un peu d'internet (j'en profite pour activer les travel bugs de mon anniv. Il y en a 5, avec sur un porte clef l'avatar de chacun d'entre nous. Le premier rentré à Vaires aura gagné ! Enfin, faudra déjà trouver des caches pour les déposer !). Vers 18h30, on va au bar prendre notre pot de bienvenu : c'est le dernier soir et on avait pas encore utilisé notre bon !

Et pour dormir à 5, finalement pas de soucis, j'ai croisé un lit d'appoint qui traînait dans le couloir et la femme de ménage m'a autorisé à le prendre sans passer par la case payez 20.000 de la réception.

Dimanche 20

Après quelques diffilcultés à atteindre un Wallmart à l'est de San José qui était pas terrible (sans clim), on prend la ruta 2 vers Panama. Pas toujours facile à suivre sans GPS d'ailleurs... Jusqu'à ce qu'on arrive dans la Cerro de la Muerte. La montagne de la mort. A partir de là, c'est la seule route. Plutôt en bon état et ça grimpe (le sommet de la montagne est à 3500m) mais plutôt en douceur donc tout va bien. En fait, elle s'appelle comme ça en mémoire des paysans mort de froid en transportant leur récolte à San José, avant la Panaméricaine... Son vrai nom, c'était Cerro Buenavista ! Bon, quand même, il paraît que pour ceux qui la font dans l'autre sens, il y a vers San Isidro, 'une statue géante du Christ [qui] bénit les automobilistes qui se risquent sur cette route épouvantable. Cette portion de la Panaméricaine exige une extrème prudence et doit être évitée de nuit' (dixit le guide Voir) En tout cas, jusqu'ici tout va bien.

On s'arrête à mi-chemin, devant l'entrée du Parc Les Quetzales, un des parcs les plus jeunes du Costa-Rica, ayant pour mission la protection et la réintroduction de quetzals. Bonne pioche, on peut se garer devant l'entrée et en ce moment, il est gratuit (au lieu des 10$ annoncés dans les guides ?!)

Comme il nous reste du temps avant l'heure de manger (c'est pas ce que me dit mon ventre mais tant pis), les enfants ont la joie de pouvoir faire un peu de français avec Karine...

Lundi 21

2887m d'altitude selon le GPS. Les couettes n'étaient pas de trop cette nuit. Ce matin, c'est promenade en jean, pull et veste polaire. 5 km de marche sans voir un quetzal... Par contre, on a entendu plein de bruits d'oiseaux bizarre (ça avait un petit côté Hunger Games) dont certains ressemblaient à du métal qui grince... Un peu sabre laser aussi... On a aussi vu plusieurs colibris. Il y en avait un qui défendait férocement sa fleur. Les autres colibris pouvaient venir butiner n'importe ou autour, mais dès qu'ils s'approchaient de sa fleur, il sortait d'on ne sait où et leur fonçait dessus !

De retour au cc, 3h plus tard, on a décidé d'aller voir près d'un hôtel à une dizaine de kms, où des 'Quetzals tours' sont organisés, pour avoir une seconde chance d'en voir, demain. 1 km de piste à faire. A bout de 500m, je dis à Karine de replier : ça descend sec et on va galèrer à remonter. Mais la Karine est une espèce têtue. On fait 100m de plus. Un gros virage, une grosse pente. Je dis stop. Karine fait demi-tour en plusieurs fois mais sans trop de difficultés et tente de repartir dans l'autre sens. Ca patine une première fois. Petit recul pour prendre de l'élan, mais nouvelle échec. 3ème tentative : KO again. Là, Karine sort son joker : 'tu veux pas aller voir s'il y aurait quelqu'un avec un treuil dans les maisons là-haut ?' Un dernier essai avant de s'installer là pour la nuit. Ouf, cette fois c'est la bonne. On retrouve la vrai route et les pneux n'ont pas l'air d'avoir trop souffert. Finalement, on dormira au même endroit qu'hier, dans un brouillard d'enfer.

Mardi 22

La petite phrase du jour est pour Kyra, au réveil : 'j'ai toujours voulu aller dans les nuages, bin, là, j'ai carrément marché dedans'. On se prépare psychologiquement à quitter ce lieu bien frais et à redescendre de notre nuage.

San Isidro del General. On y fait une pause McDo et Karine ne retrouve plus ses clefs une fois au cc. 'Elles étaient sur un plateau... j'ai du les jeter...' Après une rapide inspection des poubelles du McDo, les clefs effectivement retrouvées...

On poursuit sur la Ruta 2, la Panam, puis sur la 237, dans les montagnes. Les paysages de vallées et de forêts luxuriantes sont vraiment magnifiques. Avec Karine, on est ok pour dire que c'est la plus belle route qu'on ait faite d'AmCentre. Régulièrement, des oiseaux passent juste devant le cc. Pas de nouveau quetzal, mais un superbe oiseau aux ailes noires et au corps rouge écarlate. Kyra voudrait aussi que j'écrive qu'ici les feuilles de bananiers sont blanches. C'est vrai que le dessous des feuilles est quasi blanc. Karine a vu un truc, qui s'est tapi sur le côté de la route. Genre un chat, mais plus élancé, fauve et noir. D'après nos souvenirs des zoos, c'était probablement un jaguarundi.

On dort sur une espèce de carrière...

Mercredi 23

Ca n'a pas changé, la 237 est toujours la plus belle route d'AmCentr, par contre, on conseille de la faire dans le même sens que nous, car sur la vingtaine de km qu'il reste à faire avant de rejoindre la 2, ça descend sévère. Et en montant, difficile d'admirer la vue sur la vallée... Sur le chemin, on passe devant un endroit où l'écorce des arbres, qui pèle, est multicolore : rouge, vert, orange... J'avais déjà vu ça quelque part, mais je ne sais plus où... Encore un bel oiseau qui passe devant nous, bleu ciel.

11h20, 106638 km, c'est l'heure de quitter le Costa Rica. Tout se fait en une heure, et ça inclut l'achat de pipas (genre de noix de coco avec la chair tendre) pour liquider les derniers colones. Le plus dur, c'est de pas rater le bâtiment : si on roule tout droit, on arrive à un grand batiment blanc avec le toit qui couvre la rue. Là c'est trop tard, c'est la douane du Panama (on est pas les seuls à s'être retrouvé là...). Celle du Costa Rica, c'est genre 100m avant, sur la gauche, juste avant le carwash/fumigation. Là, il faut faire la queue au guichet de 'sortie', récupérer les formulaires à remplir, les remplir et aller payer la taxe de sortie. C'est pas commun, la banque, c'est un minibus. On y laisse 7$, plus 1$ 'pour le service' par personne. Surpris, je rechigne, mais on me fait un reçu... Une des nanas du minibus est trop contente de voir qu'Oriana est rousse, comme elle. Du coup, elle demande à faire une photo avec elle. On y ajoute Eliott et Kyra pour compléter le tableau. On retourne ensuite au guichet 'sortie', on laisse nos formulaires et nos passeports sont tamponnés pour la sortie. Reste à résilier l'importation temporaire du véhicule, dans le même batiment, et c'est réglé. Et voilà, on reprend le cc pour faire 100m et nous glisser dans la file pour entrer au Panama. Au passage, on croise un couple de canadien (Alberta) qui voyagent en moto, avec un chat avec eux. Pas commun !

Et voilà, bye bye Costa Rica. Un petit regret de ne pas avoir pris le temps (et l'argent) pour s'aventurer sur la côte caraïbe, là où la population a ses racines en Jamaïque. Probablement que ça aurait été super, mais avec un 4X4... Le Costa Rica, côté face, c'est un pays super développé, qui vit à l'américaine et où money is money. Côté pile, c'est de nombreux parcs nationaux et réserves biologiques où les routes sont faites de terre et de gros caillous... En attendant, je lis un peu d'Histoire de la Flibuste', de Georges Blond. C'est toute la côte du Bélize au Panama qui défile ainsi...



Le reste du récit (avant / après) :

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(avant et après)
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