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Tour de Scandinavie

Tankavaara

A 350 km au nord du cercle polaire arctique, au milieu de la Laponie finlandaise, des chercheurs d'or et des orpailleurs amateurs cherchent encore les fameuses pépites.

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Visité le 03/08/2011 - Mis à jour le 25/06/2020 partage facebook

Tankavaara est un village reconstitué de la ruée vers l'or. Situé à 350 km au nord du cercle polaire arctique, au milieu de la Laponie finlandaise, des chercheurs d'or en herbe creusent encore la terre à la découverte des fameuses pépites.

Le village reconstitué de Tankavaara

Tankavaara est un petit 'village' perdu au milieu des grandes forêts du Grand Nord.

L'histoire du site débute en 1936, lorsque Aslak Peltovuoma trouve de l'or pour la première fois. De nombreux chercheurs d'or prospectèrent alors la région, et le site devînt vite célèbre.

Depuis, tout y a été récréé pour offrir aux visiteurs l'atmosphère de la ruée vers l'or qui a eu lieu il y a 80 ans, lorsque la première pépite fut découverte sur le site. Baraques en bois, Saloon, vieille locomotive à vapeur... Finalement, on se croirait en plein décor de farwest !

Il est ouvert de 9h à 21h.

C'est ici que se déroule la fête annuelle des chercheurs d'or, ouverte aux amateurs, le premier week-end du mois d'août. Chaque année, depuis 1974, les championnats nationaux d'orpaillage permettent de perpétuer l'histoire et les traditions des orpailleurs. C'est le plus grand rassemblement de chercheurs d'or en Finlande.

De nombreuses autres rivières de la région sont aurifères, mais l'or de Tankavaara provient de la rivière Hopiahoja (le 'ruisseau d'argent').

Le musée de l'orpaillage (Kultamuseo)

Sur le site, on trouve aussi un musée, ouvert de 9h à 18h, qui présente une collection géologique, le matériel et l'orpaillage à travers le monde

L'exposition se découpe en deux parties. D'un côté, on parcourt l'histoire de la ruée vers l'or en Laponie et de ses exploitations minières. De l'autre, on découvre l'ensemble des recherches aurifères dans le monde, les différentes techniques et leur impact sur les populations.

En savoir plus sur la ruée vers l'or

L'épopée commence en 1868 quand Johan Conrad Lihr, un ingénieur des mines, trouve la première pépite sur les rives de la rivière Ivalo. Cette découverte déclencha à l'époque une ruée vers l'or, bien moindre cependant que celle vécue par les colons d'Amérique du Nord.

Au début du 20° siècle, de nombreuses compagnies minières furent crées pour se charger de la prospection de l'or dans la région et la mécanisation fut introduite. C'est à cette époque, en 1930, que fut découverte la plus grosse pépite de l'histoire finlandaise, dans le lit de la rivière Ivalojoki : elle pesait exactement 390,9 grammes. Plus récemment, sur le site de Tankavaara, un jeune garçon de 11 ans a trouvé une pépite de 39,6 g et on raconte qu'il en profita pour s'acheter une mobylette !

Ces entreprises fermèrent néanmoins leurs portes les unes après les autres après quelques années d'activité, car si on trouvait de l'or, ce n'était pas en quantité suffisante pourmener une activité minière moderne.

La prospection de l'or a malgrè tout continué jusqu'aux années 50, par quelques orpailleurs solitaires, dans la région du Lemenjoki, à l'extrême nord de la Laponie finlandaise.

Et dans les années 80, une nouvelle ruée vers l'or vit le jour. Des concessions furent à nouveau créées le long des rivières de la région. De petits lopins de terre loués au gouvernement pour trois fois rien, avec pour règle que, durant la durée de la location, le prospecteur devient propriétaire de tout ce qu'il trouve...

De nos jours, les filons se sont épuisés et peu de prospecteurs peuvent encore se vanter de vivre de leur gisement, mais c'est devenu un mode de vie, pour des ermites qui ont souhaité prendre leur distance avec le monde que l'on connait ou pour de simples vacanciers qui profitent de leur été pour vivre comme les premiers pionniers.

S'improviser orpailleur

Ce qui est probablement le plus sympa sur le site, c'est la possibilité de chercher soi-même de l'or. Il suffit de louer son équipement, de grandes bottes et une bâtée d'orpaillaire (l'assiette) et de se jeter à l'eau, sous les conseils d'un expert. Ouvert à tout âge, c'est vraiment une expérience dont on se souvient, même si on ne repart la plupart du temps qu'avec deux ou trois paillettes d'or et quelques grenats.

En profiter pour explorer la région

Ce qui est bien, c'est qu'à Tankavaara, il n'y a pas que l'or. C'est aussi la porte d'entrée (ouest) du parc national Urho Kekkonen, l'un des plus sauvages d'Europe. De quoi randonner de quelques heures à plusieurs jours...

Récit personnel et/ou Extrait du carnet de voyage

13h20, 4 Août 2011.

Aujourd'hui, on a visité le village des chercheurs d'or de Tankavaara. Un village reconstitué avec tous les types de maisons de chercheurs d'or du monde. Ca manque un peu de people et de folklore, du coup, ça fait plutôt village fantôme d'après la ruée vers l'or.

Le musée est assez intéressant, avec les différentes manières de chercher l'or selon les pays, une reproduction de la plus grosse pépite jamais trouvée (72kg, Australie. On a noté l'adresse car la zone n'a pas encore été entièrement fouillée), une sorte d'aspirateur pour plongeur-orpailleur, etc... Par contre, c'est plus dur à suivre pour les enfants (ou pour les adultes qui tiennent par la main un enfant de 22 mois qui adore les caillous et que ces caillous constituent l'élément principal des décors).

On a mangé au resto à l'entrée du village. Notre premier resto avec des spécialités culinaires lapones. Le classique 'viande de renne, purée et confiture d'airelles' (qu'on avait déjà mangé en lounas ailleurs), la waffle de renne (gauffre repliée et fourrée à la viande de renne) et boulette de renne pour les enfants. Et une très bonne soupe en entrée aussi. Le menu, présenté dans une assiette d'orpaillage nous est proposé en français. Karine respire : 'Ah, enfin, on peut commander quelquechose en sachant ce qu'on va manger !'. Depuis Rovaniemi, le français est de plus en plus présent. Ici, le musée était aussi traduit. C'est la première fois. Donc, restaurant à l'accueil sympa et nourriture très bonne. La déco n'est pas en reste : collection de canettes de bière aux murs, collection de casquettes au plafond, voire dans un coin, de sous-vêtements féminins. Nombreuses affiches humoristiques et quelques pochettes de vinyls de jazz. Même les WC ont leur déco adaptée, y compris chez les ladies où j'ai jeté un oeil mais rien compris. Humour de filles, j'imagine. On croyait avoir trouvé le resto oublié par le Routard, mais non, je viens de vérifier et ils ne l'ont pas raté, avec les mêmes commentaires que moi, tout va bien.

J'y ai bu ma première bière Lapin Kulta, qui est aussi représentée dans le pays que la Kro en France. En plus, l'endroit ne pouvait être plus approprié puisque cela signifie 'L'or Lapon'. Pour la petite histoire, apprise au musée, c'était à l'origine le nom d'une société qui avait conçu une machine très couteuse pour récupérer l'or, et qui n'avait glané qu'une dizaine de grammes. Grosse faillite, mais pas pour la brasserie qui, 40 ans plus tard, reprend le nom... Tiens, ça me fait penser à la maison construite en bouteille de bière, dans le village. Il parait que dans beaucoup de village d'orpailleurs à travers le monde, la bouteille de verre servait à la construction de divers habitats. En tout cas, c'est ce que Kyra a préféré.

Après le resto, on est retourné dans le village pour orpailler nous même. Je suis donc reparti avec deux paillettes d'or, Eliott une, la plus grosse, et Oriana deux petits grenats. En faisant chacun le contenu d'une assiette, les pieds dans l'eau.

J'ai vu dans le musée que la France n'était pas en reste en matière d'orpaillage (le championnat du monde s'y est déroulé plusieurs fois) et je crois bien qu'on va se faire une petite virée d'une journée dans un de ces lieux, car c'était vraiment agréable.

Et avant de quitter l'orpailleur, celui-ci a proposé aux enfants de mettre des miettes de biscuit sur la paume de leur main et d'attendre. De gros oiseaux, des geais imitateurs, sont alors venus les picorer.

Pour clore la journée, on est retourné prendre notre goùter au resto. Café lapon : café dans une tasse en bois, lait, sucre, fromage (à tremper) et sel. Pour le sel, il s'agit d'une blague lapone, on est pas sensé s'en servir.

Au moment de repartir, on jette un coup d'oeil sur le thermomètre extérieur : 12°. Soit deux fois moins qu'hier ! Le soleil est toujours là, mais on est 240 km plus au Nord... Donc, si on a eu froid toute la journée, c'est normal, il faisait vraiment froid. Ca promet pour la nuit, où la température chutte drôlement entre 4h et 8h du mat.

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Finlande - Tankavaara

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