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Jour 40 de notre escapade en Turquie

Tour des Amériques

Death Valley - Parc National

Deux nuits et deux jours dans la Vallée de la Mort. Au programme : Mosaïc Canyon, Mesquite Flat sand dunes, Salt Creek, Harmony Borax Works, Devil Golf Course, Badwater, Badlands Loop et Zabriskie Point

28/02/2012 - Mis à jour le 11/04/2019 partage facebook

Novembre 2015. Météo idéale pour profiter de la Vallée de la Mort. C'est l'occasion de découvrir ces terres autrement que pendant les chaleurs insupportables de l'été, où l'on ne fait en général que quitter le confort du bus ou de la voiture de location climatisés, jeter un oeil sur le paysage, prendre un selfie et retrouver le plus vite possible l'air frais du véhicule...

Mardi 10
Il est 17h30 losque nous arrivons à Stovepipe Wells, au coeur de Death Valley. Et déjà, il fait nuit noire ! A la lumière des phares, on distingue une pompe à essence, un magasin de souvenirs, une petite supérette, un grand motel avec piscine, et, un peu en retrait, un camping. Nous, pour notre bivouac, on tente le parking du General Store, à deux pas de l'entrée du camping. On verra bien si on se fait déloger durant la nuit ou au petit matin.


Mercredi 11
Nous consacrons notre matinée à une longue promenade dans Mosaïc Canyon, constitué de collines de marbre (dolomite) lissées par l'eau il y a des millions d'années.







Nous passons ensuite le début d'après-midi dans les 'Mesquite Flat sand dunes' près de Stovepipe. Un désert de sable au milieu d'un désert de cailloux. Nos deux enfants les plus âgés sont autorisés à rejoindre 'la dune au versant gris', mais au bout de 10 min, ils disparaissent de notre horizon.
Se sont-ils perdus comme l'on fait avant eux R2-D2 et C-3PO (Tournage Episode IV) ?
Il me faudra une demi-heure pour les rejoindre. Mon petit gars avait presque atteint son objectif, le haut de cette dune de 50m au jugé. Ma fille et moi-même devions renoncer à l'escalader, le sable étant trop chaud pour nos pieds nus et l'ascension vraiment trop rude, sauf à vouloir s'y lancer à quatre pattes... Impressionnant, cette difficulté à estimer les distances, dans ce micro-univers de sable.






L'après-midi se poursuit en passant par Salt Creek (le ruisseau salé). Un petit tour de 800m, accessible à tous, sur un ponton de bois qui longe le ruisseau. Sa particularité est d'avoir une eau extrèmement salée (suite à des inondations et évaporations lentes), où survivent 5 espèces de poissons endémiques, derniers survivant du Lac Mandy (lac proglaciaire aujourd'hui disparu), les 'Death Valley Pupfish', qui, par fortes chaleurs, s'enterrent dans la boue.



Un peu plus loin, nous faisons une courte halte pour voir les restes d'une mine de borax, à Harmony Borax Works. Pas grand chose à y voir, à part trois vieux wagons et une belle vue depuis le haut de la colline, mais intéressant si on se réfère à l'histoire de la vallée. En effet, si les premiers Européens qui la traversèrent furent des chercheurs d'or, en 1849, débarquent ensuite plusieurs vagues de pionniers qui commencèrent à y exploiter des minéraux (talc, sels, borax) et des minerais (cuivre, argent, or, plomb). Mais la seule exploitation qui se prolongea durablement est celle du borax (dont on fait du savon). A ce titre, c'est un Français, Isidore Daunet, qui fut le premier, en 1881. Il fonda la Eagle Borax Works qu'il vendit ensuite à William Tell Coleman qui fonda à son tour la Harmony Borax Works, une usine de transformation du borax qui fonctionna entre 1883 et 1888. Le borax était ensuite exporté par des chariots de 36 tonnes tirés par un équipage de 18 mules et deux chevaux (d'où son nom 'twenty mule team'). Mais ça, c'est Wikipédia qui me l'apprend, pas le fait d'être passé par là ! Et donc, sur place, on devine que les ouvriers devaient grandement souffrir de la chaleur, mais pas qu'il fallait dix jours à l'attelage pour parcourir 270 km dans ce désert brûlant et que de nombreux ouvriers chinois y avaient été amenés pour travailler.



Avant-dernier stop de la journée : Devil Golf Course. Pour les quiches en anglais, c'est 'le terrain de golf du Diable', nom donné en référence à l'édition de 1934 du guide du National Park Service qui écrivait au sujet de ce lieu 'Only the devil could play golf on such rough links'. Une zone de boue salée, désséchée la plupart du temps et qui a formée de multiples coupelles aux arêtes vives. Nous y avons pris plaisir à goûter les concrétions de sel qui recouvrent la terre. Mais ce n'était qu'un pâle avant-goùt de ce qui nous attendait quelques minutes plus tard, à Badwater.





Le soleil se couche à 16h45. On se gare sur le parking de Badwater, tandis que la plupart des touristes quittent le lieu. Nous avons le temps de marcher jusqu'au milieu du désert de sel, où trainent encore les quelques retardataires. La vraie visite de ce lieu vraiment impressionnant sera pour le lendemain. Nous nous installons sur le parking pour la nuit, auprès de deux autres véhicules. Vers le sud, la route est actuellement fermée, pour cause de flashfloods.

Jeudi 12

6h. Le jour se lève lentement et je n'attends pas, je pars en expédition dans ce désert de sel. Devant moi, deux photographes professionnels. Je dépasse le premier, au milieu de l'immensité de sel. Je continue en pataugeant de plus en plus dans les flaques d'eau, qui mettront la journée à s'évaporer, jusqu'à arriver à la limite du lac. L'autre photographe est encore loin devant, mais il a des bottes, lui...

La montagne en face est maintenant entièrement éclairée et se reflète dans le lac. Juste magnifique. Sans contexte le plus troublant des paysages qu'il m'ait jusqu'alors été donné de voir dans ma courte vie de voyageur (il y en a eu d'autres par la suite :-) ).

9h. Le reste de la famille est à son tour prêt à sauter entre les flaques de Badwater. La magie opère toujours, bien qu'un peu atténuée au fur et à mesure que le soleil s'élève dans le ciel.











En fin de matinée, nous nous rendons au Visitor Center de Furnace Creek, où le petit musée gratuit nous fait découvrir plus en détails la faune, la flore, les particularités géologiques de Death Valley et l'histoire de 49'ers, les premiers pionniers à tenter de traverser la vallée, lors de la ruée vers l'or de Californie.



Nous concluons notre courte aventure dans la vallée par la randonnée du Badlands Loop depuis Zabriskie Point. La vue sur les formations géologiques multicolores, depuis cet endroit, est magnifique, et la promenade dans ces défilés procure une sensation de liberté intense.





Voilà que la nuit tombe déjà, nous reprenons la route vers l'Est, et Vegas.

Pour conclure cet article sur la Vallée de la Mort, il faudrait aussi citer les lieux où nous ne sommes pas allés :
- Artist's Palette, sur la face des Montagnes Noires tournée vers la vallée, un versant aux couleurs multiples : rouge, rose, jaune, vert et violet
- Les fours à charbon de bois de Wildrose
- Dante's View, qui offre une vue panoramique sur le bassin sud de la vallée et d'où l'on peut voir à la fois Badwater et le pic Telescope
- Golden Canyon, avec au fond les falaises rouges de Red Cathedral
- Mesquite Springs, où l'on trouve des pétroglyphes âgés de 2 000 à 3 000 ans
- Racetrack Playa, 'la plage du circuit de course', où d'énormes rochers de plusieurs tonnes ont marqué leur déplacement en laissant de longues traces dans le sable.
- Rhyolite, ville fantôme à l'est de la vallée, qui émergea en 1904 avec la ruée vers l'or et fut abandonnée 4 ans plus tard, peu après la crise bancaire de 1907.
- Scotty's Castle, une magnifique hacienda, qui se visite, à l'extrème nord de la contrée. Son nom est un hommage à Walter Scott, un aventurier qui avait convaincu le riche financier et futur propriétaire qu'il y avait de l'or dans la région...
- Titus Canyon, où l'on retrouve des pétroglyphes et Leadfield, une autre ville fantôme
- Ubehebe, un cratère volcanique de 237m de profondeur et de 800m de diamètre

Et pour les fans de Starwars, sachez que Artist’s Palette, Desolation Canyon, Golden Canyon, Twenty-Mule Team Canyon, Dante’s View, Devil's Golf Course, Zabriskie Point et Mesquite Sand Dunes ont tous servis de tournage à des scènes des épisodes IV et VI. Une autre manière de traverser Death Valley !

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Etats-Unis
Langues officiellesAnglais américain (de facto)
Forme de l’étatRépublique fédérale à régime présidentiel
Superficie10 M km2
Population33 hab./km2
Monnaie$ (USD)
Fuseau horaireUTC -5 à -10
Indicatif tél.+1

Pour effectuer un voyage d'affaires ou touristique aux USA, il faut soit remplir toutes les conditions suivantes permettant d'entrer dans le Programme d'Exemption de Visa:

1. Présenter un passeport biométrique ou électronique en cours de validité (quelle que soit la date d’émission), OU un passeport individuel à lecture optique en cours de validité émis avant le 26 octobre 2005. A défaut, l'obtention d'un visa ou d’un nouveau passeport sera obligatoire. La validité du passeport 6 mois après la date de retour n’est pas demandée pour aller aux USA.

2. Avoir reçu une autorisation ESTA (Electronic System for Travel Authorization). Demande à faire ici : esta.cbp.dhs.gov (coût 14$, une demande par 'groupe')

3. Avoir un billet d'avion aller-retour ou un billet de croisière (prouvant votre sortie du territoire US, qu'importe le lieu d'entrée et de sortie).

Note : Par voie terrestre (Canada ou Mexique), il faut présenter un formulaire I-94W, délivré par les autorités d'immigration à l'arrivée, et acquitter un droit de 6 $ (paiement en $ uniquement).  Actuellement, l'ESTA n'est pas exigé lors d'une admission par voie terrestre, si toutes les autres conditions d'admission sur le territoire américain dans le cadre du Programme d'Exemption de Visa sont remplies. Il faut également présenter son passeport, son billet de retour pour la France et une preuve de solvabilité.

4. Projeter un séjour de 90 jours maximum (le séjour ne peut être prolongé sur place, le visiteur ne peut pas changer de statut, accepter un emploi ou étudier).

Attention : passer au Mexique ou au Canada et revenir ensuite aux USA ne prolonge par la durée des 90 jours initiaux : c'est à la date de la première entrée sur le territoire que le compteur commence à s'incrémenter ! Il est nécessaire de revenir dans son pays de résidence pour pouvoir bénéficier d'un 'nouveau crédit' de 90 jours

5. Présenter une preuve de solvabilité (carte de crédit, chèques de voyage, etc).

Soit obtenir le Visa B2 (Tourisme) ou B1 (Affaires) si on ne remplit pas une des conditions précédentes... ce qui peut être le cas pour de nombreux tourdumondistes qui risquent de dépasser la durée de 90 jours ou ne pas pouvoir présenter de billet de retour en France.

Dans la majeure partie des cas, cela ne peut se faire que sur rendez-vous auprès du Consulat des Etats-Unis à Paris (une partie peut-être faite en ligne)

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